Interview de Mathieu Addonisio - Damned Soul Fest

Interview de Mathieu Addonisio - Damned Soul Fest

Metalleuses, Metalleux, je vous salue!

Aujourd’hui, je dépose mon matos photo (ouais, carrément!!), et c’est donc, avec le bonnet d’interviewer que je me présente à vous.
Et, pour cette première expérience en tant que tel, je suis allé à la rencontre du charismatique Mathieu Addonisio, organisateur du Damned Soul Fest, qui se tiendra pour sa seconde édition, le 19 janvier 2019 à la salle le Confluent à Bomal-Sur-Ourthe.

10 groupes, un « Sexy Metal Strip-Tease Show », voilà à quoi vous attendre pour l’un des 1er festival de cette année 2019.

Curieux(ses) d’en savoir plus?
Alors, je vous invite à ne pas perdre une seconde et je vous souhaite une bonne lecture.

Lau Pi

PS : Merci à mes collaboratrices Délia et Alice pour leurs conseils pour la réalisation de cette interview 🙂


En gros, qui est Mathieu Addonisio? Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je préfère laisser la liberté aux autres personnes me décrire…. Je ne saurais pas m’auto présenter, ce n’est pas mon trip


D’où te vient l’idée de créer le « Damned Soul Fest », et pourquoi l’avoir baptisé ainsi?

J’avais cette idée et l’envie surtout d’avoir mon festival. (J’ai toujours été curieux de connaitre l’envers du décor). Je pense que c’est un peu mon métier qui en est à la source (travailler afin que les autres s’amusent), lorsque j’ai organisé mon 30ème anniversaire « Metal ».
Cela m’a donné le coup de pied au cul (comme on dit…) et au vue l’enthousiasme de mes invités, de leurs soutiens, motivations, toutes leurs petites phrases et conseils précieux…, cela ne peut que donner envie de continuer.
Hé bien m’y voilà, à ma deuxième édition, et pour en revenir au début de la question, au plus je rencontre des gens, au plus je m’amuse et y trouve mon plaisir.
Pour le nom du festival, c’est le mélange de titres de films et musicals qui me tiennent à coeur.


Quel sont tes critères pour le choix des groupes que tu fais venir durant le DSF?

C’est assez simple, si je l’aime, j’essaie de le faire venir le groupe…
C’est assez égoïste je l’avoue.


 Quel public cherches-tu essentiellement à toucher lorsque tu choisis les groupes qui seront à l’affiche de ton festival?

Je n’ai pas de public cible particulier. Tout le monde est le bienvenu, l’essentiel étant (et je l’espère) que le public prenne son pied.


Pourquoi organiser ce festival dans la petite ville de Bomal, et ce, peu de temps après les fêtes, n’est-ce pas là un pari risqué?

Bomal car j’y habite depuis 2006, donc c’est ici que je fais ma vie, dès lors, le reste doit suivre dans la limite du possible.
Pour le choix de la période? Je retourne ça par une autre question… Quand sont la ou les mauvaises périodes? Pour moi il n’y en a pas, il y a toujours quelque chose, je ne regarde pas à ça.


On approche à grand pas de la seconde édition qui aura lieu le 19 janvier 2019 à Bomal.
– Quelle sont les choses que tu veux améliorer par rapport à la 1ère édition?
– Quelle sont les choses que tu penses garder inchangées pour le moment?

Tout d’abord, il y aura un tapis sur le sol afin d’éviter que le public ne glisse sur le carrelage et de risquer de se blesser (ce qui est arrivé pour le premier, mais rien de grave, je vous rassure!)
De plus, cela améliorera le son (qui était déjà au top pour le premier) il a fallu choisir un tapis, alors autant prendre un qui a plusieurs caractéristiques avantageuses.


Tu ne manques pas d’occasion pour faire la publicité de ton festival via les réseaux sociaux, et autres médias.
Selon toi, quelle est la méthode la plus efficace, et la moins efficace afin de faire la promo d’un événement à l’heure actuelle?

Pour la publicité, les retours sur réseaux sociaux sont terribles et très agréables à voir…Faire des affiches, des flyers, ect… pour moi, cela complète l’ensemble de mon organisation.
Pour vous dire ce qui marche le mieux, je ne fais que commencer, dès lors, c’est difficile à dire, bien que j’aie un penchant pour les réseaux sociaux. A confirmer plus tard.


Et donc, si le Damned Soul Fest 2 se passe bien, peut-on espérer une 3ème édition? Quels sont tes projets pour l’avenir de ce festival?

Le premier a été un véritable succès !
J’entends que de bons retours pour la deuxième édition qui va bientôt avoir lieu…. Donc est-ce que le 3 est en cours… ?
Pour la suite j’essaierai d’adapter fur et à mesure.


Si je te dis : -« Support your local scene », qu’est ce que cela t’évoque?
La scène locale est-elle trop délaissée au profit des gros événements? Quel est ton avis sur la question?

Le débat de l’année et de tous les jours…
Je n’ai aucune idée sur la question car je ne suis pas dans la tête des gens ni même devin. Pour moi chacun est libre de faire ce qu’il a envie de faire, d’écouter ou de voir.


Lors de sa 1ère édition, tu as offert à ton public, un show piercing en live réalisé par Yoshka Earthlings qui aura marqué les esprits. Pour ce second DSF, tu nous proposes un « Sexy Metal Strip-tease Show ».
Comment t’es venu l’idée d’apporter ce type de show à ton festival?

L’idée du show piercing de Yoshka était un cadeau amical de sa part ainsi que de Luca, Ils ont voulu me faire plaisir (c’était également pour eux une occasion de remonter sur scène, et ce, pour la première fois en Belgique!) Voilà un exemple de motivation pour continuer ce petit festival !
Donc l’idée de ce show m’a donné envie de trouver un autre thème… Et ce sera sous le thème strip-tease Metal pour le ll.


Je t’offre le(s) mot(s) de la fin, une dernière chose à partager avec nous?

Excellente année à toutes et tous et rdv le 19 janvier!

Plus d’info sur le Damned Soul Fest?


Deathtura - interview

Deathtura : De l'arrivée de Bastian au clip "Escape the time"

Bonjour Bastian,
Aujourd’hui nous nous rencontrons pour parler de ton groupe « Deathtura » et du nouvel album « Division » sorti le 26 octobre dernier.
Commençons avant tout, si tu veux bien, par parler un peu de toi.


Comment as tu rencontré le groupe et comment s’est passé ton intégration ?

Salut ! Alors, j’ai eu plusieurs projets avant ça, je ne suis pas un gars tombé comme ça dans la soupe. Le truc c’est qu’après du temps passé à chercher des zicos qui en valaient le coup musicalement et humainement, il s’est passé du temps.

Je suis guitariste et compositeur à la base et j’ai toujours chanté mais je devais bosser beaucoup sur ma voix encore. Puis une fois prêt à me « lancer », je ne trouvais pas vraiment l’environnement d’un groupe qui me convienne pour le faire. Deathtura a été cette occasion.

Ils étaient à la recherche d’un frontman, je me suis dit « pourquoi pas ». Je les ai rencontrés et le courant est passé de suite. Ce sont vraiment tous des gars bien et ça se fait rare.


Était-ce complexe de reprendre les chansons de l’ancien chanteur?
As tu eu l’occasion de les réinterpréter ou sont-elles restées similaires à ce qu’elles étaient?

Cela n’a pas été aussi facile qu’il peut y paraître. Il y avait des lignes de chant déjà enregistrées. Certaines émettaient de bonnes idées, d’autres manquaient de conviction. Mon défi personnel a été de me dire qu’il fallait que j’emmène les vocals à un niveau supérieur en y amenant mon âme.

Tout est réinterprété à ma sauce, je n’ai rien laissé tel quel pour ainsi dire. Tu ne peux pas te sentir bien à chanter quelque chose que tu ne ressens pas personnellement. Même si les grandes lignes étaient en place, j’ai passé au crible toutes les émotions qui devaient en ressortir et j’ai essayé de les pousser là où elles devaient aller.

C’est aussi pour cette raison que je suis retourné en studio pour mettre tout ça à plat avec le producteur et reprendre tout à zéro. C’était important pour moi, pour le groupe et pour ce qu’on voulait faire passer.


Deathtura - Division cover

Cet album, « Division », est composé de 11 titres et a été produit par WormHoleDeath et financé par un crowdfunding.


D’où vous en est venu l’idée du financement participatif ? Vu la difficulté de ceux-ci à réussir dans ce milieu, n’étiez vous pas trop stressés par un possible échec?

Alors, oui, l’album est produit par WormHoleDeath Records, au RealSound Studio. Là où la plupart des gens se trompent, c’est que nous n’avons pas financé notre album avec le crowdfunding mais bien notre promo et merchandising (qui, on est d’accord fait partie intégrante de cet album et de ce qui en découle par conséquent).

Il se trouve que quand tu dois te lancer et être crédible, il te faut le nécessaire pour le faire. Si tu te pointes avec un album, du son mais rien à vendre, alors on te rit au nez. C’est pourquoi on a voulu permettre aux gens qui participaient de recevoir une contrepartie matérielle.
Cela a été malgré tout assez stressant car nous avions des dates et rien à vendre.. Mais à notre grande surprise, la campagne s’est passée à merveille et nous en sommes sortis pleins d’émotion. La solidarité n’est pas morte. Les gens croient en nous et je pense que c’est le plus beau dans tout ça. Si ils pensent qu’on mérite d’aller plus loin, on doit aussi leur prouver qu’ils ont eu raison.


Comment se passe la composition et l’écriture des paroles ? Qui fait quoi ?

La composition chez Deathtura, est je pense, comme partout. Evidemment, chaque musicien a sa façon de faire mais tout le monde fonctionne avec le même cheminement.

La plupart du temps, l’idée vient de la gratte. Les guitares sortent un riff et on met une battterie dessus jusqu’à ce que ça sonne et tout le monde se greffe dessus petit à petit.

Jeff, l’un des fondateurs du groupes, est un mec inspiré… il peut te sortir une ambiance pendant 10 minutes en enchainer sur un riff qui te secoue la tête comme celui de « Sick Of Being You ». Il est terriblement précis dans ce qu’il veut faire et ne pas faire.

Jerem lui, a cette tendance à la perfection, il bosse sur des arpèges, du sweeping, tout le temps. Il arrive chaque fois en répète avec de nouvelles techniques et il est vraiment intuitif pour insérer des effets de jeu en plein morceau qui apportent quelque chose de « crade ». Cela nous convient à tous. Il est vraiment doué et ses solos sont vraiment impressionnants quand on se penche dessus.

Je dirais quand même que au final, tout le monde fat son taf et le fait très bien. Nico a une sacrée frappe derrière les fûts et il sait exactement comment amener ce qu’il veut pour enrichir une séquence. Ce n’est même pas la peine de souligner l’importance de la batterie dans ce genre de musique et d’ailleurs, dans tous types de musique. Je ne voudrais pas travailler avec un autre batteur.

La basse fait son taf de manière efficace, toujours ! Jack a cette tendance et c’est tout à son honneur, de vouloir toujours apporter quelque chose de différent dans la basse et il se cale sur la drum de façon assez remarquable.

Parfois, les idées peuvent venir d’autre part aussi. Il peut s’agir d’une idée générale qu’on a envie d’approfondir, un moment catchy qu’on a en tête et on habille autour pour faire une pièce unique.

L’inspiration est quelque chose d’éphémère mais il faut savoir capter le moment et avoir la présence d’esprit d’enregistrer par tous les moyens possibles ce que tu as en tête pour le retranscrire ensuite.

Pour ce qui est de l’écriture des paroles, je suis quelqu’un qui a la plume facile. Cela ne m’a jamais posé aucun problème de rédiger sur un sujet totalement aléatoire. J’écris juste des pensées, un moment, une envie, un ressenti. Il y a beaucoup de sujets que j’ai encore envie d’aborder.

Et pour conclure cette question et éviter de te noyer dans mes phrases interminables (Ne me donne pas un café, sinon on va y passer la nuit Ahahahhah).
Le plus impressionnant pour nous dans cette formation, c’est qu’on a l’impression qu’on a un line up « parfait ». On s’entend tous, on travaille à l’instinct et ça marche. On est tous faits pour faire ce groupe, c’est indéniable, on s’est trouvés.


Quels sont les thèmes abordés dans cet album ? Y faites vous passer un(des) message(s) ? Si oui, le(s)quel ?

Alors, cet album est très varié, tu as sans doutes pu le constater par toi-même. C’est voulu.
« Division » est le thème justement. C’est la division entre toi, toi et toi… oui oui, toujours toi.

Tu vois de quoi je parle quand je te dis que tu as une petit voix en tête qui te dis ce que tu dois faire ? Et bien c’est ça ! La division entre ce que tu devrais faire, ce que tu as envie de faire, ce que tu pourrais penser, ce que tu as envie de penser… on peut aller très loin.

Il y a de nombreux thèmes d’écriture aussi mais toujours autour de ce même ressenti. Ce sont à chaque fois deux visions qui s’expriment sur un sujet. On parle du futur, celui qu’on va laisser… On parle de phénomènes sociétaux, de mal-être, de la maladie humaine à vouloir tout contrôler, de viol, de médias… Mais surtout de la pression mentale quotidienne dont le monde souffre actuellement.

On le fait toujours de façon assez « contrôlée » car on sait que ce sont des sujets délicats et balancer ça dans la tronche des gens de but en blanc n’est parfois pas bénéfique pour tous.


Wormholedeath étant un label italien , l’enregistrement de l’album a eu lieu à Parme.
Comment cela s’est-il déroulé ? Y a-t-il des différences vis-à-vis des studios belges ?

Oui, tout s’est fait en Italie, à Parme oui.
L’enregistrement a été vraiment exceptionnel. Tout a été très simple au final, mais quand tu es entouré d’une bonne équipe qui connait son taf et que tous les zicos savent ce qu’ils ont à faire, alors ça ne peut que bien se passer.

Différence avec les studios belges ? bah… Je dirais que c’est une question de mentalité surtout, et humainement, j’ai trouvé que cela n’avait rien à voir… Attention, je n’ai pas dit qu’en Belgique on est des cons hein. Je dis juste que c’est différent. Leur manière de bosser est vraiment efficace et ils savent mettre le doigt sur des choses qui en valent la peine.


Avez-vous eu les conseils d’un directeur artistique ?

Non, au niveau artistique, on a fait le taf. Disons que c’est plutôt notre producteur qui parfois faisait ressortir quelque chose d’intéressant et il le faisait très bien. Certains morceaux ont vraiment pris un coup de pied au cul grâce à lui. Big Up !


Votre clip « Escape the time » est sorti le 24 septembre 2018.


Est-il autoproduit ? Avez-vous eu de l’aide extérieure ?

Oui, c’est de l’autoprod, mais nous avons fait appel à un réalisateur et très bon ami du groupe. « Simon Hardenne ». Il a déjà réalisé plusieurs films, docus etc… il est vraiment bon.


De qui est venue l’idée du scénario ? Si c’est de quelqu’un en particulier, avez-vous accroché dès l’idée originale ou avez-vous dû y apporter des modifications?

C’était une idée du groupe, venant principalement du bassiste et de sa femme. Qui reliait en fait sur les paroles. On a du faire 10 réunions de brainstorming à peu près pour savoir comment on allait procéder. Cela a été une très bonne expérience. 5 jours de tournage, on était tous crevés mais on a des moments épiques (non diffusés, pas encore ahahha)


Tino de Channel Zero est apparu dans votre clip. Comment cela s’est-il produit ?

Tino est une de mes vieilles connaissances, un gars vraiment bien, ouvert et sincère. Disons qu’il n’hésite pas à aider là où il peut le faire. Il y en a pas mal qui devraient prendre exemple. Personnellement, je l’apprécie énormément et j’ai passé de très bons moments avec lui. C’est quelqu’un d’altruiste et authentique.


Y aura-t-il un prochain clip pour cet album ? Si oui peut-on savoir sur quel morceau il portera ?

He bien ! Tu fais bien de demander ! « Fury » vient de sortir… C’est un clip live qu’on a tourné au Zik-Zak à Ittre. C’est « Nixare » qui s’est chargé de la réalisation.

Et aussi, il y a encore des choses qu’on a envie de faire mais on ne va pas tout dévoiler héhéhé.


Quel est l’avenir du groupe ? Une tournée est-elle prévue ? Par où passera-t-elle et quand débutera-t-elle ?

Nous sommes en plein programme de promo et booking actuellement. Nous pouvons déjà vous dire qu’on prépare une petite tournée avec deux groupes WormholeDeath, on va aller un peu partout en Belgique et si ça fonctionne bien alors, on sortira du pays.

Sinon, oui, à côté de ça, nous auront pas mal de dates à venir, nous sommes dessus

Comme nous sommes également doucement sur un deuxième album… Les idées sont là.


Vous voulez en savoir plus sur Deathtura ?


Interview de Grégoire Quartier batteur de Cortez

Interview de Grégoire Quartier batteur de Cortez

Les suisses de Cortez sont de retour pour faire du bruit avec un nouvel album « No More Conqueror » . Grégoire Quartier batteur et membre fondateur du groupe nous l’évoque : 


1) Pour commencer, je vous laisse présenter le groupe 

Hello. On est Cortez, groupe suisse né en 2001, on a fait 3 albums, 2 splits, et on a tourné un peu partout en Europe, et en Russie. On fait du math hardcore noise. 


2) Le fait d’être suisse est-il un atout ou au contraire un obstacle pour partager votre musique ? 

C’est singulier. La Suisse n’a pas de statut d’intermittent, alors c’est ennuyeux pour un groupe qui ne génère pas beaucoup d’argent. Par contre, on a des institutions qui nous aident pour tourner à l’international, ce qui est très bien. On est dans un petit pays à trois langues et trois cultures, donc on doit se bouger hors de Suisse rapidement et c’est très bien, je trouve. Ça nous confronte dans le fait que la Suisse est comme une île, et qu’elle est très loin de la réalité des autres pays. Comme pour Phoebus, notre nouveau disque était sur le net avant que je l’aie dans mes propres mains, donc j’imagine que le partage est facile pour qui sait où le chercher. 


3) Votre dernier album « No More Conqueror » est sorti au début du mois de Novembre. Quels retours avez-vous eu ? 

Très bons pour l’instant. Tout se passe pour le mieux, on est très satisfaits. 


4) Il s’est passé 5 ans entre le dernier et le nouvel album comment expliquez-vous ceci ? 

Nous ne sommes pas professionnels, on ne compte pas vraiment le devenir. Par contre, on a les compétences et la discipline des pros. Donc on prend notre temps, et on veut faire la meilleure musique possible. Là pour ce disque, on l’a composé en 2015, et on a changé de line up pour le live. Donc le temps de trouver de nouvelles personnes, et de terminer le disque, ça nous a fait perdre un peu de temps. Mais du temps on en a…alors c’est pas grave.


5) Le changement de line up est-il une des conséquences de ce laps de temps ou répond-t-il uniquement à de nouvelles envies ? 

Oui c’est une des conséquences. Sinon le disque aurait pu sortir un ou deux ans avant, je pense.


6) Vous pouvez nous en dire plus sur la pochette de « No More Conqueror » ? Qui l’a réalisé et ce qu’elle représente ? 

On a choisi de travailler avec un artiste, Henrij Preiss, un leton qui vit à Londres. Je l’ai découvert dans une expo, et j’ai vraiment accroché son style. On l’a contacté, et il nous a dit qu’on pouvait utiliser ce qu’on voulait pour le disque. Je pense qu’il a compris la démarche qu’on a, et qu’il la soutient. Au niveau de la représentation, je pense que ce qui est cool au départ, c’est que c’est un artiste indépendant de notre scène musical, mais dont certaines œuvres conviennent parfaitement à ce qu’on fait. C’est un mélange de formes, une construction architecturale et géométrique, avec un aspect symétrique. Il y a un coté « post hardcore », qui est notre scène d’origine, mais avec quelque chose en plus. C’est frais, et c’est aussi en couleur, ce qui change de nos sombres pochettes noires d’avant. Le tout est très classe, puissant, impactant, ciselé, travaillé. Ça nous correspond.


7) La nouveauté sur cet album est l’intégration de ligne de basse, comment vous est venue l’idée?

Cortez, depuis longtemps, c’est « ce groupe qui chie mais qui a pas de bassiste ». C’est notre marque de fabrique. Et là on s’est dit que ça serait cool d’intégrer de la basse dans le disque, pour avoir un vrai son, un vrai grain, et de l’impact. Et aussi Loic Grobéty a apporté sa vision de bassiste sur une musique déjà composée, ce qui est un plus. Par contre en live, on sera toujours trois, guitare, batterie, voix.


8) Votre musique est un Hardcore assez particulier, comment décrivez-vous ceci? 

C’est un mélange de hardcore, de mathcore, de noise, d’indie rock, de black metal, il y a des concepts qui viennent de la musique contemporaine, et aussi de la musique électronique. Le tout sous la bannière hardcore au final. C’est un mélange de styles et d’attitudes, c’est la digestion de nos influences, qui sont très éclectiques. Par contre c’est très important pour nous que ça soit fait de manière cohérente, et cette cohérence se trouve dans un style hardcore metal. 


9 Quels sont les artistes qui vous inspirent dans vos compositions ? 

Plein ! Ça dépend ce qui nous inspire. Des artistes sont impressionnants, d’autres puissants, d’autres mystérieux, d’autres brutaux, voluptueux, sensibles…etc. Si je devais citer quelques groupes, je dirais Botch, Meshuggah, Converge, Gorguts, Ken Mode, Arab on Radar, Daughters, Dillinger et Escape Plan.


10 ) Quels sont les projets qui vont suivre la sortie de l’album ?

On va tourner en Suisse, France, Russie, Chine, Canada pour commencer. Ça c’est a peu près sûr. Et d’ici un an, on verra ce qui se présente à nous, et comment on peut/veut le faire.


11) Cortez a tourné quelques dates en France et en Belgique il y a peu. Comment le groupe est-il reçu dans ces pays ? 

En France on a un très bon contact. Les gens aiment ce qu’on fait. On a depuis toujours eu au moins un label français, et on soigne la promo sur ce territoire. J’aime beaucoup la France, personnellement. Je m’y sens bien et les gens sont cools. En Belgique on n’a joué qu’à Bruxelles pour l’instant. On va y retourner en mars, et peut être aussi à Liège. C’est en préparation, on verra. On a un label belge sur ce disque, et on verra si ça peut nous apporter quelque chose ou non. Dans tous les cas c’est un petit label très bien que j’aime beaucoup, et je suis fier de bosser avec.


Pour plus d’informations :


Crédit photo : Stéphane Schmutz


Interview - Rotting Christ

Interview de Sakis Tolis, chanteur de Rotting Christ

Vous êtes qualifiés de groupe de Black Metal Hellénique. Êtes-vous d’accord avec cela ?


Bon, disons que oui! Mais je pense que Rotting Christ n’est pas seulement un groupe Hellénique, c’est un groupe mondial parce que nous sommes en tournée sur tout le globe. Nous venons de Grèce mais notre nom est connu partout dans le monde. Donc je confirme, je peux être d’accord avec cette étiquette.

Selon vous, qu’est-ce qui fait que le Black Metal Hellénique est un genre à part entière ?


C’est une approche différente du Black Metal. C’est plus mélodique, plus atmosphérique et peut-être parfois plus épique. Cela nous différencie un peu du nord mais en tant que tel, on joue pratiquement la même chose.

Vous avez une longue carrière derrière vous, vous êtes actifs depuis 1987. Je voulais connaître votre ressenti vis-à-vis du parcours que vous avez suivi depuis les débuts de Rotting Christ.


Vous savez, si quelque chose n’évolue pas, s’il n’y pas d’évolution, il meurt. Ce qui veut dire que nous avons évolué en tant que groupe, notamment dans notre son. Cependant, nous gardons les même idées et l’atmosphère qui est sombre.

Il y a aussi eu une évolution matérielle. Nous avons commencé 30 ans auparavant, donc vous pouvez vous imaginez qu’on avait aucun accès digital à quoi que ce soit. Nous n’avions même pas de téléphones portables ! Donc, nous avions une manière différente de faire les choses.

Toujours est-il que l’esprit reste le même et nous sommes là après 30 ans, toujours NON SERVIAM.

Était-ce mieux de jouer du Black Metal dans les années 90 qu’en 2018 ?


Quand quelque chose naît, c’est mieux. Bien entendu il y existe des choses qui nous permettent de rendre le son meilleur, blablabla… Mais en attend, je pense que parfois l’ère primitive est meilleure parce qu’elle était plus humaniste et pour moi, c’est important.

Si vous pouviez changer une seule chose au monde de la musique, laquelle serait-ce ?


Je dirais, l’égoïsme, c’est tout. Les gens devraient penser le metal en tant que communauté à la place de penser à leur groupe et eux-mêmes. Comme quand nous avons commencé. Maintenant il y a les conflits entre groupes, l’argent, les chiffres et ce n’est pas ainsi que je conçois les choses.

Pensez-vous donc que les métalleux représente une seule communauté ou pensez-vous que c’est une communauté qui se compose elle-même de plusieurs petites communautés ?


C’est une communauté en générale qui est divisée en Black, Death, etc… Mais vous savez ça reste du Metal et peu importe ce que les gars jouent, ils ont vu exactement les mêmes gens, les mêmes endroits, le même dresscode ce qui veut dire que nous sommes une sorte de communauté.

Vous avez souffert de discrimination, entre autres, à cause du nom du groupe « Rotting Christ ». Les groupes de Black Metal ont tendance à être critiqués, que pensez-vous de ça ?


Parfois, ça nous ennuie, c’est un problème. D’un autre côté, c’est le chemin que nous avons choisi. Nous ne pouvons plus reculer. Le Black Metal est né pour être une plaie. Nous sommes en 2018, mais nous rencontrons beaucoup de gens étroits d’esprit dans le monde, mais nous sommes toujours là pour jouer notre musique parce que l’art doit rester aussi libre que possible.

Que pensez-vous des festivals qui annulent des groupes comme le vôtre peu importe leurs raisons de le faire ?


Eh bien, même si nous sommes abandonnés par certains, nous sommes ici aujourd’hui en première ligne du champ de bataille. Nous jouons notre musique devant les gens. Ça a son importance d’être annulé ainsi mais on s’en fiche. Ça compte parce que c’est une bonne chose pour le groupe de jouer dans des festivals, c’est une sorte de publicité.

Que pensez-vous des groupes qui commercialisent leur image via d’autres choses que le merchandising classique ?


En ce qui me concerne, je ne veux pas faire ça. On nous a proposé de vendre des strings pour femmes mais nous avons dit non.

Bien entendu, chacun a le droit de faire ce qui lui plaît. L’histoire verra s’ils ont bien fait ou pas.

Personnellement j’essaie de faire garder au groupe les pieds sur terre même si je rencontre parfois des problèmes. Nous vivons dans une société commercialisée, que puis-je faire contre cela ? Vous savez quand vous jouez dans un groupe, vous n’êtes jamais très riches mais au moins notre but est de pouvoir payer nos factures en continuant de faire ce qu’on aime. Peut-être que c’est aussi ce que les autres groupes essaient de faire en se commercialisant.

Ne pensez-vous pas que ça aille à l’encontre de l’esprit du Black Metal ?


Oui bien sûr que ça va à l’encontre de cette esprit.

Quel est votre plus beau souvenir de scène ?


Il y en a trop pour choisir. J’ai joué dans le monde entier et devant des gens différents. Pour moi c’est une expérience particulière chaque jour. Jouer en Amérique du Sud est toujours plus intense pour moi.

Quel est votre pire souvenir de scène ?


Je me souviens d’une fois où nous jouions au Brésil, en Amazonie mais il faisait trop chaud. C’était une des pires expériences pour nous en tant que groupe parce qu’il faisait vraiment trop chaud, il n’y avait pas d’air conditionné et nous avions l’impression que nous pouvions tomber à tout moment.

Et vous avez fait tout le show ?


Oui bien entendu. Nous nous sommes également fait arrêter en Géorgie deux mois plus tôt. On nous a arrêté à l’aéroport et nous ne savons pas pourquoi. Nous avons passé une journée complète en prison et c’était une expérience assez mauvaise.

Est-ce qu’un groupe de Black Metal a des anecdotes comiques à raconter ?


Tellement, surtout sur la route. Nous sommes en tournée avec quoi, 23 personnes. Vous devez bien vous imaginer que chaque soir est une sorte de fête. Et si vous pouvez vous le payer, c’est génial mais si vous ne pouvez pas, vous montez vous reposer à l’étage.

« Rituals » est sorti en 2016. Quelle est la suite du programme pour Rotting Christ ?


D’ici trois mois, nous aurons un nouvel album à présenter.

Que pouvez-vous nous en dire ?


Ça s’appellera “The Heretics” avec de toutes nouvelles chansons.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Jusqu’à la fin, NON SERVIAM.

Vous voulez en savoir plus sur Rotting Christ ?


Kataklysm - interview

Interview avec Jean-François Dagenais de Kataklysm

Donc vous êtes en tournée pour défendre votre album « Meditations« , pourriez-vous nous en parler un peu plus en détails ?


Oui, Meditations c’est le 13ème album du groupe. On existe depuis 25 ans, ce qui fait de nous des vieux messieurs du Metal mais quand même pas si vieux parce qu’on a commencé quand on était très jeunes.

Meditations est un album qui veut dire beaucoup pour nous parce que c’est un album qu’on a écrit ensemble dans la même pièce. On n’avait pas fait ça depuis plusieurs années.
Nous Kataklysm, on habite tous des villes différentes : j’habite Dallas au Texas, le chanteur habite Chicago et les deux autres sont canadiens.

Donc, ça cause parfois des conflits quand vient le temps d’écrire ou de pratiquer mais là pour le dernier album, on s’est dit « on se prend une pièce puis on écrit ensemble dans la même pièce ».

On n’avait pas fait ça depuis plusieurs albums et puis ça a créé une espèce de magie, alchimie qui transparaît bien sur l’album et puis je suis très fier de ça.

L’enregistrement, la production, tout s’est bien passé. Le résultat est bon, je suis fier du résultat alors ça va bien.

Et le vivre-ensemble pendant l’enregistrement de l’album, c’était comment ?


Nous, on se connaît comme des frères dans le groupe, on se chicane comme des frères aussi. Ça va dans les deux sens. Non ça va, on a vécu un super moment de création à l’enregistrement et la production. Tout le monde avait des bonnes idées, on a mis ça sur la table et on a fait un gros melting-pot, on a brassé ça et le résultat est cool. Je suis content de la réaction des fans qui nous ont dit qu’ils aimaient bien.

Ça anticipe un peu ma question suivante mais comment sont les retours de cet album ?


En général, plus de positif que de négatif parce qu’on sort souvent des albums et en tant que groupe qui a une longue histoire, beaucoup de gens vont dire « on préfère tel album » ou « c’était mieux avant ». Avec celui-ci, les gens ont directement accepté les choix artistiques qu’on a fait.

Est-ce que vous pourriez nous définir Kataklysm en tant que groupe. Quand on entend votre nom, on ne pense pas vraiment aux licornes et aux arcs-en-ciel. Qu’est-ce qu’il y a derrière ce nom ?


On a une chanson sur le nouvel album qui s’appelle « Outsider » et qui parle un peu de ce qu’on fait. On a toujours senti que malgré qu’on fasse du Metal, la manière dont on fait les choses nous mets un peu à part de certaines catégories. On a toujours suivi notre chemin sans trop se préoccuper de ce qu’il se passait autour de nous et ça a fait qu’on a notre truc unique qui marche.

J’ai l’impression que nos fans, ce sont les meilleurs au monde. Ils nous soutiennent toujours et trouvent le groupe vraiment unique.

On a commencé à l’école secondaire comme des jeunes adolescents. On a décidé de faire un groupe, on était tous très frustrés de la société et de la vie. On s’est dit qu’on allait être les plus chaotiques possible. On a commencé ainsi et ça a attiré l’attention des médias.

Avec l’âge, on s’est calmé un peu et puis on est devenu de meilleurs musiciens et paroliers. L’idée du chaos est encore un peu dans nos cœurs.

On promeut la liberté d’expression, la liberté d’être. On aime quand les gens font ce qu’ils veulent dans la salle tout en respectant les autres bien entendu.

Est qu’il y a une réelle scène Metal au Québec ?


La scène Metal au Québec est très forte. Ce qui fait que quand on a commencé à sortir de notre pays, on s’est rendu compte que ce n’était pas pareil à l’extérieur. La scène est tellement forte dans notre coin qu’on a vu que dans d’autres pays ce n’était vraiment pas le cas. Mais c’est cool je trouve que le fan Metal en général, au travers de la planète, c’est la même personne. Il faut juste se défouler un peu, écouter de la musique qui le fait vibrer. Dans certains pays il y en a plus que d’autres mais en général c’est un truc qui reste global quand même !

Vous avez sorti votre premier EP dans les années 90, quel est le plus gros changement que vous avez pu constater sur la scène Metal ? Et qu’est-ce que vous pensez de la scène actuelle en comparaison avec celle dans laquelle vous avez démarré ?


On a commencé comme un peu avant l’électricité dans un sens *rires*. Si on se replace en 93, 94 dans les débuts, les systèmes GPS n’existaient pas pour aller en tournée. Il n’y avait pas d’ordinateurs, pas d’internet on s’envoyait des cassettes par la poste. Pour l’enregistrement on ne possédait pas toute la technologie digitale qu’il y a aujourd’hui. C’était des vieilles bandes. C’était vraiment un monde différent pour la promotion, pour l’enregistrement pour vivre aussi en tournée. Les technologies étaient arriérées mais ça avait un côté chaleureux. Il y a des trucs qui se sont perdus avec les années, mais il y a beaucoup de positif dans le fait de pouvoir jouer de la musique en 2018 selon moi.

Je trouve que c’est plus simple pour les artistes. À part ça je trouve qu’il y avait quelque chose de cool dans le fait d’aller chez le disquaire et d’acheter un vinyle ou une cassette. Maintenant les gens téléchargent rapidement en ligne, c’est cool aussi dans le sens où la musique se promeut beaucoup plus facilement et puis pour nous, il y a de plus en plus de gens aux concerts. Le public connaît tous les morceaux parce qu’ils y ont facilement accès. Je ne me plains, je trouve juste que la partie spirituelle de l’expérience d’un album s’est un peu perdue.

En tant que musicien je ne changerai pas la modernité. On doit continuer avec et suivre.

Si vous pouviez changer une seule chose dans l’industrie musicale, laquelle serait-ce ?


Le seul truc ça serait ce qu’on entend dans un peu toutes les conversations. En tant qu’artiste tu essaies de gagner ta vie et les moyens de faire des sous deviennent de plus en plus difficiles parce qu’avant on vendait des disques et on recevait notre paie. Ici c’est vraiment le live. Si tu es artiste et que tu veux vivre de ta musique, il faut que tu ailles sur la route pour faire plein de spectacles. Ce n’est pas un problème pour moi mais si on trouvait un moyen de rémunérer mieux les artistes que ce qui est place maintenant ça serait chouette.

Est-ce qu’aujourd’hui en 2018, Kataklysm parvient à vivre de sa musique ?


Nous on est chanceux, le groupe va bien. On n’a pas besoin d’un autre emploi, on ne vit que de ça. On n’est pas riche non plus, je n’ai pas une maison à un million avec 3 Ferrari dans le garage. On vit modestement mais heureux parce qu’on fait ce qu’on aime dans la vie et puis ça paie bien le loyer et tout ça.

Si on réussissait à trouver des trucs pour rémunérer les artistes d’un point de vue albums, ca serait un gros plus. Aussi pour les groupes qui tournent moins ou qui n’ont pas la chance d’avoir un public comme le nôtre qui nous soutient et qui est là à chaque fois. Pour un groupe qui n’a pas cette chance là mais qui a des albums marchent quand même avoir un peu de rémunération de ce côté-là ça encouragerait plus d’artistes à faire de la bonne musique et puis ça aiderait les gens en général.

Quelle serait l’anecdote la plus drôle que vous pourriez nous raconter en autant d’années de carrière ?


C’est dur, il y a tellement eu de choses. Je dirais que nous on a vécu un peu tous les clichés de ce qui peut arriver à un musicien. On dirait que quand tu pars en voyage pour des vacances, tout va bien. Quand tu es musicien qui part en tournée c’est sûr que tout va aller mal !

Le trailer va exploser, les pneus vont crever, l’avion va t’envoyer dans un autre pays… Oublier des gars à la station-service lors d’une pause… J’ai tellement d’anecdotes de fêtes aussi. La dernière par exemple : je me lève le matin et puis les gens viennent me voir « qu’est-ce qu’il s’est passé hier ? Il y a quelqu’un qui a pris les extincteurs et qui a détruit tout l’hôtel ». C’était un hôtel super chic en Allemagne. Et puis moi je suis là « Je ne sais pas, ce n’est pas nous. On n’est pas comme ça ». Puis ensuite, je parle avec les mecs, tout ça. Puis je vois Stéphane qui se lève, il est couvert de blanc et il nous dit « les extincteurs hier, je crois que c’était moi ». Je lui dis « Qu’est-ce que tu as foutu ? » *rire* Il me répond  » J’ai bu un peu trop, j’ai perdu la tête. Je ne me souviens plus de rien. J’ai juste des flashs. » Mais ce sont des trucs impossibles. Il a dit que c’était lui et il a payé l’amende. *rires* J’ai tellement d’histoire comme ça mais c’est dur d’en choisir une.

Quelle serait, si vous deviez en nommer une, votre pire expérience scénique ?


Moi j’ai aucun problème à jouer dans des petites salles avec peu de gens. Moi je suis plus un gars qui aime quand la technique fonctionne. Pour moi, un show qui vire au cauchemar c’est quand il y a plein de problèmes techniques. Mes amplis de guitare qui ne marchent plus par exemple. Tu perds l’énergie de la soirée quand ça arrive. Ça pour moi c’est un cauchemar que je fais encore, je me réveille  » NOOOOOOOOOOON ! ».

Qu’est-ce que vous pensez des groupes avec qui vous tournez donc Hypocrisy et The Spirit ? C’est vous qui les avez choisis ?


Hypocrisy ce sont des amis de longue-date, on avait des tournées avec eux il y a 15 ou 20 ans. On a fait plusieurs tournées ensembles, on a partagé des autobus. On a fait plein de trucs crazy avec eux dans ces années-là. Et puis, ça faisait 5 ans qu’ils étaient comme en retraite et ils nous ont dit « On revient et on veut faire une tournée ». On a toute suite décidé de le faire ensemble. Là ça se passe super bien, les gars sont gentils, on est tous plus vieux maintenant, c’est plus relax. Et puis on s’entend super bien. The Spirit c’est un groupe qui a été proposé par la compagnie de disques parce qu’on voulait donner la chance à un groupe de jeunes inconnus d’avoir une belle tournée pour jouer leur musique devant un grand public. On s’est toujours dit qu’on aurait aimé avoir cette chance-là donc c’est cool de pouvoir l’offrir à des jeunes.

Et la cohabitation jeunes et moins-jeunes ça se passe comment ?


Ça va, ça se passe bien. Ils sont très gentils les mecs. Quelquefois ça arrive que les jeunes se prennent pour d’autres. Du coup on est là, les vieux « Calme-toi le jeune ». Mais non ça se passe bien, c’est cool.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Un gros gros gros merci à tout le monde parce que sans le soutien de nos fans, on ne serait probablement plus là. C’est ça qui fait vivre notre monde. Puis vraiment un grand merci au public belge qui a toujours été là depuis le début. Quand on fait des trucs comme le Graspop ou même des plus petites salles comme ici c’est super cool. Ça fait 25 ans qu’on vient et ça fait 25 ans que c’est une fête à chaque fois !

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Emmanuelle Zoldan évoque le dernier album de Sirenia

Emmanuelle Zoldan évoque le dernier album de Sirenia

Durant cet entretien avec Emmanuelle Zoldan , chanteuse de Sirenia , elle revient sur les détails de leur dernier album « Arcane Astral Aeons » mais également sur son intégration dans le groupe !


1) Pour commencer, comment tu te sens à la sortie du dernier album de Sirenia « Arcane Astral Aeons » ?

Très très bien et on est déjà très enthousiastes : la date de sortie de l’album était le 26 Octobre et on a déjà de très bons retours autant de la part des fans et des journalistes. Donc c’est très positif.


2) C’est ton second album avec Sirenia , on peut affirmer pour celui-ci que tu as pu participer pleinement au processus de création ?

Oui tout à fait, alors pleinement c’est un grand mot mais en tout cas sur cet album-là, personnellement j’ai pu participer à l’écriture des paroles sur deux chansons. Notamment une partie des paroles en français sur la chanson « Desire » et sur l’intégralité du texte de la chanson qui s’appelle « Nos Heures Sombres » qui est intégralement en français. Et j’ai pu aussi proposer mes lignes mélodiques donc c’est une très bonne chose et je suis assez contente. Et les garçons ont pu de leur côté participer également au processus créatif en proposant des solos de guitares sur certaines chansons aussi.


3) D’où est venue l’idée d’intégrer du chant et même un titre entièrement en français ?

Pour être honnête l’idée ne venait pas de moi mais de Morten qui a une affection particulière pour cette langue. Morten aime beaucoup la France et le français. Donc c’était l’occasion justement, étant donné que le line up d’aujourd’hui intègre deux membres français c’est important, je pense, de montrer une facette un peu « frenchie » sur cet album. L’idée est venue de Mortem initialement.


4) Cet album semble être très diversifié entre le chant en français ou encore quelques passages avec des sonorités plus électro et punchy, on sent qu’il y a vraiment quelque chose en plus ?

C’est un album assez varié, il y a beaucoup de chansons qui sont dans le même esprit et dans la même couleur, il y en a pour tous les goûts. Ça va du morceau vraiment heavy, d’ailleurs je pense que cet album est plus heavy que le précédent « Dim Days of Dolor » en règle générale. Ça va de chansons très heavy à des chansons qu’on peut considérer comme plus Pop Metal , qui vont être en tout cas plus plus accrocheuses , plus avec des mélodies plus pop. Mais en tout cas c’est très varié et il y en a vraiment pour tous les goûts dans cet album.


5) On peut dire que cela permet un peu de se régénérer, parce dans le Metal Symphonique c’est compliqué de trouver de nouvelles choses :

Exactement, notamment pour un groupe comme ça qui a une longévité aussi importante. Sirenia existe depuis longtemps et a su se renouveler au fur et à mesure des albums. Je pense que c’est aussi la force de Morten de savoir justement toujours se renouveler dans ses compositions.


6) Pour celui-ci vous avez collaborer avec le producteur Jacob Hansen, comment s’est passé cette collaboration ?

On avait déjà travaillé avec Jacob Hansen sur « Dim Days of Dolor », c’était quelqu’un avec qui on avait envie de travailler à nouveau parce qu’on était déjà très contents du mix sur le précédent album. On appréciait beaucoup son travail, c’est quelqu’un qui a une oreille assez phénoménale. Je n’ai pas pris personnellement part à cette étape-là du travail parce que Morten s’est rendu seul au Danemark pour le mixage. Il nous tenait au courant au fur et à mesure des morceaux. On avait déjà parlé en amont de ce qu’on voulait les uns et autres. Enfin c’est lui qui s’est déplacé seul au Danemark.


7) Pour financer l’album vous avez fait une campagne Pledge , peux-tu nous expliquer cette initiative ?

L’industrie du disque étant ce qu’elle est aujourd’hui, vivre uniquement de la vente des disques est extrêmement compliqué pour tous les groupes quelque que soit leur notoriété. Donc aujourd’hui malheureusement financièrement cela devient extrêmement compliqué de financer un album. Justement parce que les ventes sont plus difficiles avec le téléchargement et tout ce qui a autour. Donc pour la première fois sur cet album on a fait appel à la participation de nos fans, pour pouvoir justement se permettre de travailler avec Jacob Hansen. C’est vraiment notre priorité et c’est un des investissements les plus lourds pour cet album. On est extrêmement reconnaissants parce que les fans ont joué le jeu et ont été plus que généreux. Cela nous a permis on va dire d’accéder à la réalisation de cet album comme on en avait envie au départ.


8) Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ? Tu as été de nombreuses années aux choeurs avant de devenir la chanteuse principale du groupe?

C’est une histoire assez marrante, on travaille ensemble avec Morten depuis 2003. Donc on s’est rencontrés à Marseille puisqu’il venait régulièrement enregistrer des albums ici. Quand il a eu besoin de voix lyriques, il a demandé au directeur du studio de faire appel à des chanteurs du conservatoire, des gens qui sont allés en classe de chant classique parce qu’ils avaient vraiment besoin de voix lyriques. Ils sont venus faire leur marché au conservatoire et c’est comme ça qu’on a collaboré pour la première fois. Morten d’une part,  m’a rappelée régulièrement pour tous les albums qu’il a enregistré là-bas ensuite. Mais le directeur du studio a fait appel à moi assez régulièrement, donc j’enregistrais pour différents groupes de Metal aussi. C’est devenu une petite habitude annuelle d’enregistrer là-bas. J’ai enregistré de 2003 jusqu’à 2018 avec Morten sur tous les albums et on est restés en contact. Moi j’ai suivi l’évolution du groupe un petit peu de loin. Et après l’enregistrement des choeurs sur « Dim Days of Dolor », Morten m’a demandé : « j’ai un truc à te demander mais voilà, on a une date de concert qu’on ne peut pas annuler, et la chanteuse ne peut pas assurer ce concert-là. Est-ce que éventuellement tu pourrais assurer le remplacement de la chanteuse en tant que lead vocale ». J’ai accepté avec pas mal d’enthousiasme et les choses se sont enchaînées aussi vite. Et à la suite de ça ils m’ont demandé de rejoindre le groupe de manière définitive et c’est vrai que je n’ai pas hésité très longtemps parce que je me sentais déjà très investie dans le groupe depuis de nombreuses années donc pour moi c’était quelque chose d’assez logique en fait.


9) Et donc ton intégration dans le groupe s’est très bien passé au niveau des fans,  comment tu as été acceptée ? Parce que quand une nouvelle chanteuse arrive dans un groupe on peut voir que certains fans sont un peu réticents :

Clairement mon arrivée a été très rocambolesque, mais on s’y attendait ,on le savait déjà. Les garçons m’avaient prévenue que ce n’était pas aussi simple que d’arriver au devant de la scène avec son propre groupe, ses propres compositions. On arrive, on remplace quelqu’un qui était là déjà, depuis huit ans dans le cas de Ailyn, elle avait déjà remplacé quelqu’un qui était en place avant elle. C’est un groupe qui est connu pour avoir changé de chanteuse assez souvent. Donc tout ça j’en avais conscience dés le départ, je savais que j’allais me heurter à la réticence de certains et c’était le cas. Autant la plupart des gens m’ont accueillie à bras ouverts et d’autres ont été hyper réticents même hyper violents dans leur façon de m’accueillir, j’ai eu des messages d’insultes. Mais j’ai pris ça avec une certaine philosophie. Et puis je peux comprendre dans un sens, je pense que c’est compliqué, les gens ont besoin d’une certaine stabilité et s’attachent à une image. Je pense que moi-même en tant que fan de certains groupes j’aurai peut-être mal vécu le changement d’un chanteur principal, c’est normal comme réaction. Mais il a fallu du temps pour que les gens acceptent, pour que j’arrive à gagner ma place déjà au sein du groupe et pour trouver mes marques scéniquement parlant. Car même chose il faut trouver la complicité avec les autres sur scène et dans le cœur des gens aussi. Donc cela a pris du temps mais les gens ont compris que j’avais des choses à dire. Il y aura toujours ceux qui accepteront, ceux qui auront plus de mal mais voilà aujourd’hui je me sens à 300% à ma place et je reçois tous les jours des messages très très positifs. C’est le meilleur cadeau. 


10) Pour finir, parlons tournée , Sirenia a l’opportunité de tourner beaucoup y-a-t-il un lieu , une date qui t’a marqué particulièrement ?

Je crois qu’on est tous d’accord assez unanimement sur le fait que le pays qui a été le plus incroyable pour nous c’est l’Amérique du Sud en général : le Chili, le Pérou, la Bolivie … L’accueil là-bas est extraordinaire il y a quelque chose qui se produit. Il y a déjà l’attachement au Metal Symphonique qui est assez important et ils sont investis. Quand ils aiment une musique et des musiciens et ils ne le font pas à moitié et on s’est sentis vraiment accueillis d’une manière assez incroyable. Je pense que dans la foule les trois quarts des gens connaissaient toutes les chansons par cœur sans exception peut-être mieux que moi sur certains passages parce-que je venais juste de rejoindre le groupe et je savais que si j’avais un trou de mémoire je pouvais me rattraper en lisant sur lèvres du public. C’était assez incroyable et c’est très porteur, forcément on ressent toute cette énergie et tout cet amour. Donc oui l’Amérique du Sud c’était un moment assez extraordinaire pour tourner.


Pour plus d’informations :


Crédit photo : Béranger Bazin


Kobra And The Lotus - Interview

Kobra Paige nous parle de Kobra and the Lotus

C’est la dernière date de la tournée Female Metal Voices 2018. Comment vous sentez-vous par rapport à ça ?


Ça a vraiment été génial. La tournée est composée de talents divers et de gens géniaux. Tout s’est super bien passé, tout a coulé de source. J’ai passé de bons moments et le temps a passé très vite. J’ai découvert de nouveaux groupes pour ma part. Je pense que toute personne qui vient aux shows peut découvrir quelque chose qu’il appréciera. C’est vraiment dommage qu’il n’y ait plus de dates sinon, je vous aurais dit de venir mais vous ne pouvez plus parce que la tournée touche à sa fin… En tous cas, ça a été super et j’espère vraiment que cet événement pourra se reproduire dans un autre endroit parce que c’était vraiment un truc spécial !

Avez-vous une date préférée concernant cette tournée ?


Oui, il y a eu tellement de dates géniales ! Je veux dire que je ne veux pas en choisir une en particulier. C’est juste super d’être en tournée et de rencontrer des fans de différents pays, mais, ils ont tous la même passion et le même enthousiasme pour la musique en live, ce qui est une bénédiction pour nous, surtout de nous jours !

Comment sont les retours que vous avez eus au sujet de votre double album « Prevail I » et « Prevail II » ?


Je trouve qu’en général, cela a été très positif et ça nous rend très heureux parce que c’était aussi un album transitoire pour nous. Nous voulions proposer des sons uniques, aussi bien modernes que metal. C’était très important pour nous car nous voulions écrire cet album de cette manière pour rendre notre musique encore plus identifiable en tant que Kobra and the Lotus.

Ces albums nous ont aidés à aller un peu plus loin dans notre démarche identitaire, et, oui, les retours sont très positifs. C’est aussi l’album qui nous a fait connaître à plus grande échelle donc c’est encore plus chouette. On attend ce moment où on sent enfin que le monde nous reconnaît un peu plus.

Comment vous est venue cette idée de double album ?


Nous l’avons fait parce que ce n’est pas très courant à l’époque actuelle. L’idée vient de mon père. Il écoutait un podcast avec Bruce Dickinson dans lequel Bruce parlait de la manière dont les jeunes groupes faisaient leurs albums. Mon père m’a proposé l’idée et je me disais « hors de question » et après une semaine, je trouvais ça super cool *rires*. Je me suis dit qu’on pouvait le faire et nous l’avons fait. Je suis si heureuse qu’on ait décidé de se jeter à l’eau !

Pensez-vous qu’il est mieux de réaliser un album ensemble ou chacun de son côté ?


Je ne peux parler que pour moi. J’ai adoré l’écriture organique avec tout le monde où on a l’occasion d’être avec les gens à la place de faire passer des idées sur une drop box.

Cependant, c’est aussi difficile parce que les membres de notre groupe n’habitent pas tous au même endroit. Pour ce dernier album nous avons choisi l’écriture organique pour laquelle nous nous sommes rassemblés pour vivre dans un même endroit le temps de l’écriture et de la réalisation de l’album. Le prochain album sera fait de manière similaire parce que nous avons aimé ce procédé. Pour les albums précédents, nous avions fait beaucoup d’écriture chacun de notre côté pour ensuite mettre les idées ensemble via internet mais nous préférons l’écriture organique et nous la choisissons pour le prochain album, c’est comme ça que ça se passera. Bien entendu, nous collecterons les idées que nous avons déjà chacun de notre côté, nous les amènerons sur la table et nous commencerons probablement par-là !

N’était-ce pas un peu compliqué de vivre ensemble ?


Absolument, je dirais que c’était en majeure partie géniale, mais, c’était parfois difficile car certains d’entre nous vivaient des choses assez traumatiques dans leurs vies et c’était compliqué de se séparer de ça dans la résidence.

Une partie de cette atmosphère s’est retrouvée sur l’album et c’est que ça devait se passer de la sorte. Du coup, je ne reprendrais rien du tout de tout ça car j’ai vraiment un groupe de gars géniaux. Je suis chanceuse, ce sont de très belles personnes.

Donc oui, je dirais que c’était principalement génial mais difficile. Quand on est les uns avec les autres pendant autant de temps, il est difficile de ne pas s’affecter mutuellement quand quelque chose de sérieux arrive à l’un d’entre nous.

Vous avez travaillé avec Jacob Hansen (producteur) pour cet album, comment s’est passée cette collaboration ?

Vous avez travaillé avec Jacob Hansen (producteur) pour cet album, comment s’est passée cette collaboration ?


C’était génial! C’est un producteur assez libre, dans le sens où il ne se mêlent pas de l’écriture et c’était super parce que ça nous a poussé plus loin ! Il nous suggérait quand même certaines choses qui nous ont vraiment aidés à trouver cette évolution sonique que nous voulions parce que nous avions beaucoup d’éléments traditionnels dans nos albums précédents et c’est chouette mais ça a déjà été fait, c’est déjà présent.

Nous ne nous voulons pas être considérés comme un élément du passé, donc Jacob nous a aidé à définir cela. Il avait un coproducteur avec lui, nous avons fait sa connaissance quand nous sommes arrivés pour l’enregistrement. C’était intéressant parce que nous sommes arrivés et il y avait cet autre gars, un compositeur danois, un mec génial et je pense qu’il nous a vraiment aidés à trouver des parties signatures dans notre musique.

La seule chose comique était qu’ils parlaient danois ensemble et que nous n’avions aucune idée de ce qu’ils se disaient. C’était une expérience géniale!

Sur l’album Prevail II, on retrouve la chanson « Let Me Love You » en deux versions : une anglaise et une japonaise. Comment vous est venue cette idée ?


En fait, il y a trois versions dont une acoustique, qui à la base était la démo. J’y étais tellement attachée que je voulais qu’elle soit sur l’album comme bonus. La version “hard rock” est venue par la suite. Nous voulions faire quelque chose de spécial pour l’édition japonaise et donc je me suis dit « Chantons en japonais ! » et c’est comme ça que nous avons fait cette version !

Comment était cette expérience ?


C’était génial, vraiment cool !

Est-ce que vous allez continuer de chanter en japonais ou pas ? Allez-vous peut-être chanter dans d’autres langues à l’avenir ?


On le fera sur chaque album. Je ne sais pas pour les autres langues mais le Japon a toujours droit à une chanson bonus. Ça fait partie du deal de tous les artistes mais je ne sais pas pourquoi c’est ainsi.

Le groupe va fêter ses 10 ans, avez-vous un souvenir spécial dans votre carrière ?


Quand j’ai commencé à écrire avec des gens, 13 ans auparavant pour le premier album que nous avons enregistré en 2010, c’était très important parce que c’était la première chose que nous sortions et c’était la première tournée que nous faisions et nous en avons beaucoup appris sur nous-mêmes. J’ai commencé à savoir ce que je voulais représenter et quand on écoute cet album, ça sonne comme ci c’était une chanteuse différente, c’est fou. Ce n’est pas ma voix naturelle parce que je la transformais donc c’est un tournant important du groupe parce que les choses sérieuses ont commencé après la sortie de cet album.

Avez-vous prévu quelque chose de spécial pour les 10 ans ?


Non, nous n’avons pas vraiment d’endroit pour faire quelque chose en un seul lieu. Nous n’avons jamais fait de release party pour un album. Nous ne sommes pas assez grand, ce n’est pas encore le moment.

Comment voyez-vous le futur du groupe ? Quels sont vos espoirs ?


J’espère juste que nous pourrons atteindre un niveau durable. C’est la première chose qui compte parce que la durabilité est vraiment difficile à obtenir. Ça demande beaucoup d’investissement, émotionnel et financier et ça ne peut pas continuer à stagner longtemps. Donc il faut que le groupe grandisse, un peu plus vite, mais, nous ne contrôlons pas ça parce qu’on ne peut pas choisir ce que le monde va aimer ou pas.

Vous ne pouvez pas choisir quelle exposition vous allez avoir et c’est devenu de plus en plus dur vu la manière dont les choses sont maintenant commercialisées. J’aimerais qu’on puisse revenir aux jours des “street teams” où les gens mettaient des posters partout dans la ville. Ce serait génial. Maintenant c’est difficile, même nos fans ne voient pas nos post sur Facebook. Si vous ne payez pas Facebook, vos propres fans ne voient pas vos publications. C’est absurde et c’est vraiment devenu compliqué à gérer. J’espère juste que tout ira pour le mieux et que le nouvel album nous apportera une nouvelle vague de fans.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Je voulais juste remercier tous ceux qui soutiennent la musique live, peu importe le genre, c’est très important. Les gens ont besoin de musique, le monde a besoin de musique et d’art. Donc, je suis reconnaissante envers toute personne qui nous a soutenu et je vous encourage à aller voir des concerts et à acheter un cd. Parce que c’est quelque chose que les gens ne font plus. La plupart des groupes ou projets mettent beaucoup d’efforts dans leur CDs. Il y a beaucoup de bel art et c’est une marque d’appréciation quand vous aimez quelque chose. Nous n’existons pas sans l’amour ou le soutien de notre musique. Donc, c’est vraiment ce réseau circulaire qui est important et complètement nécessaire pour que tout arrive.

Donc, merci, merci beaucoup. Nous espérons vous voir à un show !

Questions par Alice

Interview par Délia

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Von Frost Records Logo

Interview avec Von Frost Records

Von Frost Records est un label et une distro UG canadienne (Hamilton / Ontario). Traitant majoritairement de musique extrême allant du Black Death, Death Metal, Black Metal au Thrash.
[J’ajouterai tout de suite une précision sur les mots «musique extrême». Cela n’a rien à voir avec la politique. Si vous ne savez pas vraiment ce qu’est est la scène musicale underground extrême dans le metal, je vous encourage à vous documenter à ce sujet]
John, propriétaire du label est un énorme passionné et collectionneur. Il fait partie de la scène HxC, punk et metal depuis les années 80.
Écoutons ce « tough guy »!

John

Salut John. J’espère que tu vas bien. Nous nous connaissons depuis plus de 6 ans et j’ai pu te voir construire Von Frost Records brique après brique.

Comment as-tu décidé de monter ton propre label et magasin par le passé?


Salut Kris, Je vais bien et je vais bien.

Pour être honnête, c’est mon amour pour GOATHOLOCAUST ainsi que le contact que j’ai eu grâce à toi avec Adrien aka Lord Genocide.

Une fois qu’Adrien et moi avons commencé à parler, une amitié est née. Je pense avoir mentionné au cours d’une conversation que j’aimerais vraiment créer un label. Il m’a tout de suite proposé le matériel «Satan Jugend», destiné à être diffusé sur pro tape.

Adrien m’a donné ce coup de pouce et a en quelques sortes allumé la flamme de VONFROST. Ça a été une lutte mais j’adore ça! TOTAL WAR !

Bien plus qu’un label, VFR, c’est toi, John Von Frost! Tu es un connaisseur, une vraie personnalité.

Comment es-tu entré dans tout cela? Quel est ton vécu, ton histoire?


Et bien, je ne pense pas être un connaisseur, je sais simplement ce que j’aime et ce n’est pas seulement dans le domaine du Black Death. VFR reflète cela en quelques sortes.

De plus, je n’ai vraiment pas une forte personnalité. Je suis solitaire, je suis calme, maladroit, timide, etc. Ce gars étrange à côté duquel les gens passent et ça ne me dérange pas du tout.

Une enfance de merde, la dépression et la guerre constante dans ma tête m’ont amené ici à l’heure d’aujourd’hui.

La musique a été mon seul véritable ami. Les gens vont et viennent dans la vie et tu ne peux pas compter sur l’espèce humaine.
Mais la musique a toujours été là pour moi, la musique m’a gardé en vie dans mon adolescence.

STOP à la drogue et à l’alcool. Donnez-moi des cassettes et des disques \ m /.

VFR est intimement lié à VOCFERIAN et à tous les groupes de LORD GENOCIDE.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans sa musique et quels sont vos points communs?


VFR et moi-même entretenons des liens étroits avec Lord Genocide et ses groupes.

Ce qui m’a attiré dans des groupes tels que VOCIFERIAN, LUGER, GOATHOLOCAUST, AD, MACABRA, EBAUCHE NOIRE, c’est la véritable émotion suscitée par ces projets.

VOCIFERIAN ramène ces sentiments que j’ai eu lorsque j’ai entendu BURZUM, DARKTHRONE («Panzerfaust») et d’autres anciens groupes de Black Metal.

C’est très difficile de trouver ça dans la scène Black Metal d’aujourd’hui, je veux dire du véritable Black Metal. À présent, il y a beaucoup trop de formations hybrides Black / Death, Black Doom, etc. C’est pourquoi je souhaite sortir ces groupes faire se tourner les gens vers du Black Metal et de la crasse.

GOATHOLOCAUST et LUGER sont décadents. EBAUCHE NOIRE délivre un Black Metal doté d’émotions intenses. VOCIFERIAN est tout cela à la fois. Mais chacun de ces groupes m’a autant touché et fasciné.

Quelle expérience retiens-tu, humainement parlant avec VFR?


Et bien, de mon expérience en tant que label, je suis surpris de voir que des idiots gèrent certains des «plus grands» labels comme des plus petits. Je veux dire que certains labels essaient de t’entuber avec leurs trades!? Ou seulement de trader leurs anciennes parutions, etc.

Mais j’ai rencontré beaucoup de gens incroyables aussi. Qui sont là par passion comme moi. Certains sont ici pour la gloire et essaient de gagner de l’argent. Ces fuckers pourriront, ce sont des poseurs.

Il y aussi, les gens qui attendent tous ces extras avec un disque. C’est la raison pour laquelle VF ne publiera plus que des vinyles noirs « NECRO IS THE LAW VINYL EDITION », sous forme de jaquette simple, pas de vinyle couleur, pas de goodies.

Que penses-tu de la scène Metal UG actuelle par rapport à ton expérience au début des années 80?


Rien ne vaut les années 80. Mais là encore, tout était neuf, rien ne sonnait pareil.

BLACK SABBATH, MOTORHEAD, ce fut les origines du metal pour moi. Mais putain, quand VENOM a commencé le métal extrême, ils ont ouvert les portes de l’enfer.
J’ai acheté les albums de VENOM « welcome to hell » et BLACK FLAG « Damaged » le même jour en 1981 …
Putain je suis devenu dingue. J’ai fait écouter le « DAMAGED » de BLACK FLAG à un de mes amis à l’époque et il m’a demandé s’il s’agissait de VENOM. Allez-y et écoutez ce titre, c’est sacrément méchant, on peut trouver certains des meilleurs chants jamais réalisés par Rollins sur cet album.

Passer du collectionneur maniaque comme toi au responsable de label comporte certainement des différences.

Qu’est-ce qui a changé dans ton point de vue?


Pour être honnête, je suis d’abord un fan de musique, je ne suis pas vraiment un homme d’affaires ou un gestionnaire. J’ai de la chance, je n’ai que moi à gérer.

Je ne produis pas quelque chose en me disant que c’est bankable. Je publie des albums parce que je les veux dans ma propre collection.

La plus grosse différence est que maintenant je n’ai plus d’argent pour collectionner. VFR me coûte chaque centime que j’ai.

Je ne pense pas que les gens réalisent à quel point il est difficile et coûteux de gérer un label / une distro. Même un petit label comme VFR. Cela prend du dévouement et de la passion pour le faire, ne vous méprenez pas, il y a eu quelques fois où j’aurais pu tout envoyer se faire foutre. Mais VFR est devenu moi-même et j’espère pouvoir perdurer pendant très longtemps… Alors, vous, ne cliquez pas seulement sur le bouton « J’aime » de Facebook. Suivez le lien et supportez les groupes et les labels \ m /

Quelles sont tes relations avec les grands labels qui dirigent l’UG?

Comment ont-ils reçu VFR au début? Et comment sont vos relations aujourd’hui?


J’ai des sentiments mitigés sur certains des «plus grands» labels underground. Même envers certains des petits labels qui sont dirigés par des connards. Je traite et négocie avec des personnes ayant les mêmes idées que moi. Certains labels veulent seulement vous vendre de la merde en gros.
Tradez, c’est le véritable esprit de l’underground!

Parlons de tes propres productions. D’abord, VFR était un label dédié à l’analogique.

Pourrais-tu nous expliquer? Pourquoi as-tu commencé à publier des vinyles et des CDS?


Oui, au début de VFR, je voulais être un label réservé aux cassettes pros que je vénère. Cependant, je suis aussi un fan de vinyle et les groupes de Lord Genocide devaient être sortis en vinyle.

Les gens devraient vraiment se pencher sur les premiers vinyles de VFR comme le VFR02 – CONJÜRATÖR «Erosplattered» deluxe 10 « w / gatefold Sleeve avec incroyable impression dorée, un superbe vinyle doré jonché d’éclaboussures noires et bien sûr comportant le plus sombre des enregistrements.

Le LP de LUGER « Kill Worship Die ».

En ce qui concerne les CD, je les déteste toujours.

Vous trouverez le logo VFR sur l’impressionnant CD Death Metal de MACABRA «To the Bone» que Morbid Vision (Mark Riddick) a publié.

Un autre CD est en préparation, ainsi que la cassette pro du split RUIN / MACABRA.

Quels sorties importantes sont planifiées chez VFR?


Je suis très enthousiaste pour le futur de VFR.

Je viens de signer SHAMBLES, impressionnant DEATH/DOOM Thaï, et PRIMITIVE DEATH TRANCE en pro tape de Grèce.

CHILI WARGOAT / BLACK CEREMONIAL KULT, split tape d’intense, dark black Death.
En décembre nous avons un album de Death Metal avec RUIN « Human Annihilation » sur pro tape avec NERO ONE RECORDS.

En 2019, les 3 albums sur pro tape de OFFAL (Brazil) « mandatory Death Metal ».

Une édition très spéciale -OPF- et super limitée de VOCIFERIAN avec « Glorificia Bestialis » en tape.

RITUAL WARFARE demo tape, Canada,
WARGRINDER « tank tread doctrine » Tape.

RUIN / MACABRA split cd / tape. Holy fuck ça fait une tonne de Death Metal.

TRENCH WARFARE « Hated Prayer ».
CONFRONTATION nouvel album en tape « mechanized » Death Doom. CONFRONTATION siège chez VFR depuis les débuts et ils assurent.
CAULDRON BURIAL « Amanti d’oltertomba » (2ème album) en NECRO IS THE LAW VINYL EDITION. Du vritable Black Metal avec des vocaux féminins incroyables.

À ne pas manquer, LUGER « Lugersnacht Faktion Tyranei » LP NECRO IS THE LAW VINYL EDITION pure violence.OPERATION WINTER MIST « winter warfare » pro tape de Blitzkrieg Canadian Black War Metal (un de mes favoris de toujours).

Je pense qu’on a tout.

Comment la population canadienne reçoit-elle le metal (concerts, boutiques, bars, festivals)?


Le Canada est énorme, alors je ne sais vraiment pas comment les autres villes sont en ce qui concerne le metal. Mais je trouve que Toronto et Hamilton ne sont pas si mal que ça, nous avons une tonne d’excellents groupes qui jouent ici et les fans semblent être géniaux. Halifax, en Nouvelle-Écosse, où je vivais, a une petite scène de maniaques mais dévouée.

Tu as tout mon respect. Ton label évolue de plus en plus et de mieux en mieux. Tu fais un excellent travail tout en restant humble et vrai. Merci beaucoup pour ton temps, ton intérêt et pour l’interview.

Je te laisse terminer avec tes mots.


Merci Kris pour tes mots sympathiques et ton soutien depuis le début de VFR.

Je ne fais pas vraiment attention à la croissance de VFR ou quoi que ce soit. Je fais juste ce que je fais et c’est l’amour de la musique qui fait de VFR ma passion et mon passe-temps.

SUPPORT AND BUY STUFF YA FUCKERS!


Skarlett Riot - interview

Interview avec Chloe et Luke de Skarlett Riot

C’est la dernière date de la tournée « Femal Metal Voice » 2018, quelles sont vos impressions à ce propos ?


Chloe : Ca a été tellement génial, aussi bien les retours que nous avons eu que d’être en tournée avec des métalleuses aussi géniales. Je pense que c’est la meilleure tournée que nous avons faite jusqu’à présent.

C’était tellement chouette de visiter de nouveaux endroit à travers l’Europe et ça nous a finalement permis de rencontrer des fans qu’on n’avait encore jamais eu l’occasion de voir. Ils interagissaient sur Facebook ou nos autres média sociaux pour nous dire « Venez en Espagne » ou « Venez en Italie » ou tout autre endroit que nous n’avions encore jamais visité. Cette tournée nous a laissé l’opportunité de rencontrer nos fans européens face à face.

Donc, c’était fabuleux, tout le monde était si accueillant et chaleureux. Nous avons même reçus des cadeaux de nos fans. Ils nous amené des choses, fabriqué des choses, amené du chocolat et hier quelqu’un m’a même offert un Simba du dessin animé le Roi Lion fait main parce que je suis totalement fan de ce Disney. Les retours étaient si géniaux et nous avons apprécié chaque minute de cette tournée !

Quel a été votre endroit favori pendant cette tournée ?


Chloe ; Je pense que ça doit être différent pour chacun d’entre nous mais Vienne et Barcelona étaient selon moi, les meilleurs. C’est vrai que le show d’Arnhem (Pays-Bas) était sold out et c’était fantastique mais le plus animé était certainement Barcelone.

J’adore quand je commence à chanter et que les fans chantent en retour. Comme je porte des bouchons d’oreilles pendant le show, tout est plus calme sur scène pour moi, peu importe, à Vienne et Barcelone, ils étaient tellement bruyant que je n’ai même pas eu besoin de retirer mes bouchons pour les entendre rugir ! C’était vraiment la petite perle de cette tournée pour moi.

Luke : Selon moi, Vienne était juste fabuleux. J’ai adoré l’entièreté de la tournée et le public chaque soir a été génial. Il y avait quelque chose de spécial à Vienne. La salle était vraiment bizarre : il faut descendre une cinquantaine de marches pour arriver à la scène,  amener le matériel a été assez compliqué. C’était un endroit bizarre mais la foule était tellement bruyante ! Vienne c’est aussi une superbe ville que nous avons eu la chance de voir un peu. À Arnhem, la foule était fantastique, quand vous allez au concert et qu’il est sold out, c’est juste exceptionnel.

Vous avez dit que Vienne était une belle ville. Je me demandais si vous aviez réellement l’occasion de visiter les villes dans lesquelles vous êtes en tournée ?


Chloe : Eh bien, nous avons eu une journée à Barcelone donc nous avons fait en sorte de pouvoir faire une journée de visite. C’était vraiment chouette. Nous avons été assez chanceux parce que nous étions un groupe de soutien sur cette tournée et nous avions donc plus de temps pour explorer un peu les lieux. Nous étions dans le bus des têtes d’affiche du coup, nous arrivions tôt et les aidions à charger et décharger le matériel. Pendant qu’ils faisaient les sound checks, nous pouvions nous promener et visiter.

Luke : Nous avions à peu près une heure par jour pour explorer donc si nous pouvions rapidement attraper un taxi ou marcher vite, nous avions l’occasion de voir quelques choses. Clairement, nous sommes là pour une raison et visiter est simplement une expérience en plus de ce pour quoi nous sommes là. Quand on peut voir des villes comme Barcelone c’est fabuleux ! Nous sommes monté au sommet d’une église de laquelle nous pouvions voir l’entièreté de la ville, l’océan et les montagnes. Ce sont des jours vraiment spéciaux.

Votre dernier album “Regenerate” est sorti il y a environ un an. Comment sont les retours que vous recevez à propos de cet album ?


Chloe : Ils sont tous très positifs. Tout le monde aime les sons plus lourds que nous avons intégrés. Comparé aux anciens albums, « Regenerate » est plus poli, plus mature, un peu plus lourd et tout le monde en aime le son.

Les critiques que nous avons reçues jusqu’à présent sont bonnes. Je pense que le son plus lourd nous aidé à mieux nous intégrer avec des groupes comme « Butcher Babies » ou « Kobra and the Lotus ».

Nous n’avons rien reçu de réellement négatif. Je pense que le seul retour « négatif » que nous ayons eu est qu’il aurait fallu une chanson un peu plus lente au milieu de l’album pour le couper. Cela aurait été bien parce que c’est assez dur et lourd tout au long de l’album. Peut-être que nous mettrons quelque chose de plus doux sur le prochain album.

Pourriez-vous nous parler un peu plus en détail du titre de votre album « Regenerate », qu’est-ce que cela signifie pour vous ?


Chloe : C’est assez personnel mais c’est aussi un message pour nos fans : n’abandonnez jamais ! Pour nous c’est un nouveau départ, nous avons régénérés notre son et notre image.

Nous avons vécu quelques années où les choses n’allaient pas comme on le voulait. Les choses ne bougeaient pas aussi vite qu’on l’aurait voulu. Nous savons qu’il faut du temps pour construire quelque chose mais ce n’était pas comme ça que nous l’avions visualisé. Donc nous nous sommes demandé ce que nous pourrions faire pour que ça change. Nous avons commencé à écrire de la nouvelle musique, des nouveaux sons et nous sommes allés dans de nouveaux endroits pour reconquérir une nouvelle image. Nous avons signé l’album chez Despotz Records en Suède.

Ils ont fait connaître l’album mondialement et nous avons eu de la presse aux USA, en Allemagne ou encore en Espagne, ce qui nous a beaucoup aidé avec des tournées comme celle-ci parce que plus de gens avaient entendu parler de nous. Ça vraiment été génial et la tournée autour de cet album s’est vraiment bien déroulée.

A propos de Despotz Records, êtes vous contents de ce partenariat ?


Chloe: Oui, une bonne chose avec le label est qu’ils nous donne carte blanche en matière de créativité. Ils n’interrompent pas l’écriture des morceaux, ils nous laissent écrire ce qu’on veut et ils aiment notre écriture. Ils sont passionnés par ce qu’on fait donc ils nous laissent le faire.

Ils ne font que nous aider et nous soutenir . Ils nous ont rendus plus connus dans d’autres pays. C’était vraiment génial de pouvoir sortir du Royaume-Uni qui est fantastique aussi mais c’est bien de s’étendre à d’autres pays et d’avoir des fans dans le monde entier. Nous avons mêmes quelques fans américains maintenant !

Luke: environ 25% du téléchargement et des ventes du dernier album venais des USA. Il semblerait que ça soit notre prochaine aventure.

Vous êtes parfois comparés à une version plus métal de « Paramore ». Comment vous sentez-vous vis-à-vis de cela ?


Chloe: Eh bien , ça m’ennuyait. Je pensais « Oh, mon Dieu ». C’est un manière de penser paresseuse. Pour être honnête, Paramore a du succès et les gens aiment ce groupe donc si nous sommes vus comme quelque chose ayant du succès dans ce cas, ça me convient.

Luke: Ce qui m’ennuie le plus c’est le typique « vous êtes un groupe avec une chanteuse », comme ils ne connaissent qu’un groupe de ce type, les gens vont dire que nous somme « comme Paramore »… Je rejoins Chloe dans le sens où si les gens pensent que nous auront autant de succès que Paramore, c’est bien pour nous.

Pouvons-nous dire que votre musique comporte des messages importants aux contextes sombres ?


Chloe: Les albums ont tous des thèmes différent mais le message général est celui de la « santé mentale » un thème profond et qui a beaucoup de sens. Les titres comme « Warrior » parlent du harcèlement scolaire et de ce que ça fait de se sentir seul et isolé dans ces moments-là.

J’aime écrire mes chansons pour aider les gens. Quand ils ressentent peut-être ce que j’ai ressenti, ils peuvent écouter notre musique et se sentir un peu plus puissants et entourés. Nous avons eu beaucoup de retours de fans nous disant « votre musique m’a aidée pendant des périodes difficiles », « je traversait une mauvaise relation et votre musique m’ai aidé à me sentir plus heureux ». Faire ça me rend heureuse parce que je suis capable d’aider les gens avec mes paroles.

A propos de la chanson « Warrior », pourriez-vous nous en parler un peu plus ?


Chloe: Celle-ci parle du harcèlement scolaire et elle dit aux harceleurs « peu importe ce que vous avez dit, ça n’a pas d’importance parce que les mots ne blessent pas et à la fin de la journée, tout ce que vous avez fait m’a rendue plus forte aujourd’hui » Cette chanson tourne le négatif en positif. Elle a été écrite pour les gens qui vivent quelque chose de similaire à l’école mais aussi au travail parce qu’ils sont différents ou qu’ils écoutent de la musique différente. Cette chanson a aussi été écrite pour leur permettre de l’écouter quand ils traversent une période difficile, pour qu’ils puissent se sentir plus puissants.

Enfin, quels sont vos projets pour le futur ?


Chloe: Nous allons revenir de la tournée et ensuite, nous recommencerons à écrire pendant quelques mois. Nous choisirons un date pour retourner en studio pour enregistrer le prochain album. Donc prochaine étape, un nouvel album.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Chloe: Merci d’avoir lu cette interview. Allez voir Skarlett Riot. Si vous aimez ce qu’on fait, suivez-nous sur Facebook et Instagram. Nous sommes toujours là pour interagir avec nos fans. Donc si il y a des questions qui n’ont pas été posées dans cette interview n’hésitez pas à nous les poser sur nos pages!

Vous voulez en savoir plus sur Skarlett Riot ?

Interview de Délia

Questions d’interview par Alice


Overkill - Interview

Overkill: interview avec Bobby Blitz

Pourriez-vous nous décrire Overkill en quelques mots ?


Je pense que le mot définissant le mieux Overkill est « pureté ». Dans le sens où nous aimons ce que nous faisons. Si le motif est pur, je pense que les résultats deviennent honnêtes et des résultats honnêtes peuvent devenir un succès. Je pense que ça a toujours été le modèle suivi par Overkill : le faire parce que nous aimons ça, la pureté.

Pourriez-vous nous parler un peu plus en détail de votre dernier album The Grinding Wheel ?


The Grinding wheel est notre 18ième album et c’est je pense quelque chose d’exceptionnel si on prend la quantité en considération. Nous avons commencé cette aventure dans les années 80 tout en gardant le même principe: faire de la musique parce que nous aimons ça.

Il y a aussi du progrès dans cet album ou au moins une sorte d’évolution. Je pense que tout le monde dans ce groupe veut repousser ses limites toujours un peu plus loin. Pour ma part en tant que chanteur, je veux toujours mieux chanter. Si je chante mieux sur le 18ième album que sur le 17ième, je trouve que c’est un succès. Concernant l’écriture, je pense que ce dans quoi nous avons évolué, c’est incorporer plein d’éléments différents. Nous avons commencé comme un mélange entre la New Wave Of British Heavy Metal et le Punk Rock. Même sur The Grinding Wheel, on retrouve toujours ces éléments en ajoutant un peu de Groove et de Hardcore. Donc je pense qu’Overkill aujourd’hui s’étend à plus large spectre qu’à l’origine. The Grinding Wheel est probablement un grand exemple de la diversité qui représente l’amour que nous avons pour différents styles musicaux qui sont pourtant tous « heavy ».

J’ai vu qu’on vous qualifiait souvent de « Motörhead » du Thrash Metal, comment vous sentez-vous par rapport à ça ?


Eh bien, le nom du groupe est Overkill *rires*. Du coup, certainement nous sommes flattés par ça. Vous savez, nous étions un groupe de covers quand nous avons commencé et Motörhead était dans notre set. Une des plus grandes raisons pour lesquelles nous avons choisi ce nom est parce que nous avons été reconnu via la chanson Overkill que nous avions jouée. Je trouve que c’est un grand compliment. De là à être à la hauteur de cela, je ne sais pas mais si même un petit pourcentage des gens pensent ça de nous, je pense que c’est le compliment ultime.

Vous avez une longue carrière, vous avez commencé dans les années 80, est-ce qu’il y a encore quelque chose que vous rêvez d’accomplir ?


Je pense que la longévité fait partie de l’accomplissement. Ce n’est plus une carrière, c’est juste une vie. Quand vous durez depuis 3 décennies ou plus, vous ne pensez plus « oh c’est ce que je fais comme carrière », non, c’est plutôt « c’est ce que je fais ». Donc je le vis plutôt que d’y penser comme un business ou un hobby. C’est une combinaison de plusieurs choses : j’ai rencontré ma femme grâce à ça, j’ai démarré un business,… Donc c’est vraiment le coeur de tout.

Il y a encore quelques endroits où j’aimerais me rendre. Je ne suis jamais allé en Islande ou en Afrique. Je ne sais pas si ça sera vraiment prolifique en Afrique *rires* mais peut-être en Islande ou dans des pays du Pacifique comme la Malaisie, les Philippines ou la Thaïlande. Je veux dire, ils ont tous une scène métal et j’aimerais voir ces endroits.

Que pensez-vous de la scène Metal actuelle ?


Je trouve qu’elle est diversifiée mais tout vient des mêmes gênes. Nous avons tous ces mêmes gênes en nous. Peu importe que cela soit un mec qui vient du Death Metal, du Black Metal, du Metal Progressif, du Metal Symphonique ou du Thrash Metal. Nous tous des mecs “heavy”, nous venons de la même souche garçons ou fille. Et je pense que c’est cette similarité qui rend des dates comme le Dynamo à Eindhoven spéciales, cela devient un mélange où on peut apprécier différents sous-genres.

Je pense que ces sous-genres sont justement une des clés qui rendent la scène Metal saine. La jeunesse revient aussi à cette scène, c’est devenu un jeu de jeunes mais l’expérience de groupes comme nous en dit long aussi ! Je pense que la jeunesse et la diversité sont ce qui garde la scène Metal.

Quels sont vos plans pour le futur d’Overkill ?


Vous savez, on ne regarde pas vraiment loin dans le futur. Je veux dire par là que nous sommes heureux de travailler ou de ne pas travailler. Il s’agit de continuer de tourner, d’écrire de manière constante. Nous avons déjà enregistré les guitares et la batterie pour le prochain album, 90% des voix sont complètes. J’y retoucherai un peu quand je serai de retour à la maison, et je commencerai à les enregistrer dans l’ordre afin de les envoyer dans le courant d’octobre pour une sortie prévue en février 2019 accompagnée d’une tournée. Nous travaillons plutôt au rythme de l’horloge, on ne se dit pas « tiens, qu’allons-nous faire dans 10 ans ? ». ça serait ridicule parce que ce qui a marché pour le groupe jusqu’à présent c’est de travailler dans l’instant, travailler sur UN projet, mettre tout dans CE projet. C’est mieux de faire son meilleur truc sur le moment et mon plan c’est continuer à procéder de la sorte.

Quel est votre pire souvenir concernant votre carrière scénique ?


Mon pire souvenir de scène… J’ai vu un mec à Tijuana au Mexique sauter d’un balcon. Il voulait plonger dans la foule mais il a manqué sa cible et sa tête s’est cognée contre la scène et son corps s’est retourné pour tomber au sol et j’étais là, au-dessus me disant « Oh ! » *rires*. Donc c’était un souvenir assez mauvais.

Quel votre meilleur souvenir de scène ?


C’est difficile à dire parce qu’il y en a tellement ! Je pense que je me souviens d’un des trucs les plus émotionnels. Nous avons été remerciés par un de nos fanclubs de rester nous-même par rapport à ce qu’on aime faire. Ils ont fait ça au milieu d’un show au Rock Hard en Allemagne, il y a environ 10 ans. Ils ont amené une grande bannière et notre logo était fait d’un morceau de métal et ils ont fait ça en plein milieu du concert. J’étais entrain d’annoncer le morceau suivant et ils sont arrivés avec une journaliste du Rock Hard et ils nous ont montré ça. C’est un moment très touchant où s’est dit : « hey peut-être qu’on fait la bonne chose ! »

Un dernier message pour nos lecteurs ?


Je veux leur dire « cornes en l’air ! », continuez. Quelqu’un doit le faire dans le future et je pense que certaines de ces personnes sont vos lecteurs. Super boulot, continuez ainsi. C’était Bobby “Blitz” d’Overkill.

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