Brujeria

Brujeria, LE groupe contre la stupidité politique

J’ai rencontré Juan Brujo, chanteur et leader du groupe Brujeria lorsqu’ils sont venus jouer à Liège à La Zone. Que sont-ils ? Un mélange authentique et intéressant entre grind (et d’autres plaisirs musicaux extrêmes) et des paroles engagées. Brujeria est contre toute forme de stupidité et de haine venant du monde politique.

Vous voulez ravir vos oreilles avec quelque chose d’extrême mais cohérent et vous avez un amour secret pour l’espagnol? Alors allez-y!

Commençons par une brève présentation. Qui êtes-vous et qu’y a-t-il derrière le nom Brujeria?

Je suis Juan Brujo, chanteur. « Bruja » signifie quelque chose comme sorcellerie, magie. Ce thème a commencé à être utilisé pour couvrir les gens qui voulaient faire passer de la drogue à travers la frontière du Mexique aux Etats-Unis. C’est une histoire qui remonte à la fin des années 80.

Comment définiriez-vous Brujeria musicalement parlant?

Eh bien, concernant la musique, c’est comme du grind, un peu de punk et un peu de métal. C’est une sorte de mélange, mais au niveau des paroles, c’est un peu extrême à cause de ce que ça dit. Le message que nous essayons de faire passer est un peu plus extrême. Il n’y a pas de case, je pense, dans laquelle vous pourriez nous mettre mais la musique pourrait ressembler à du grind, du hardcore, du punk: un peu de tout.

Quels sont les messages que vous souhaitez transmettre à travers votre musique?

Sur le plan politique, lorsque nous découvrons qu’un candidat qui se présente aux États-Unis est un raciste, ou que ce n’est pas bien pour les personnes latines qui sont très présentes aux États-Unis, nous en discutons et le chantons.

Il y avait un gouverneur de la Californie, Pete Wilson, que j’ai rencontré face à face lors d’une soirée Grammy. La soirée Grammy était en mode smoking, cravates, etc… Je portais juste une veste en cuir. Peu importe, alors que nous marchons dans la foule, nous arrivons face à lui et je me dis « Oh, le gouverneur! » et je récupère mes amis et je les repousse pour le laisser passer. Là, il me regarde, il se retourne et couvre sa femme comme si j’allais l’attaquer. Je me suis dit: « Qu’est-ce qui vient de se passer? » Et ils m’ont juste escorté. Parce que le gouverneur n’était pas habitué à voir un mexicain. J’étais le seul Mexicain de l’assemblée. Deux mois plus tard, il présente ses lois totalement anti-mexicaines. Une des lois condamnant les Mexicains qui traversent la frontière à être déportés avec leurs enfants.

Et quand j’ai entendu dire qu’il essayait de faire adopter ces lois, nous avons composé une chanson intitulée Pete Wilson dans laquelle Jello Biafra a parlé comme lui, puis nous l’avons tué (Pete Wilson) à la fin de l’intro. Donc, on devient extrême à ce point parce que les gens ont des comportement racistes injustifiés. Les lois qu’il a adoptées ont été annulées par la Cour suprême. Et la Cour suprême est arrivée et a dit non, ces lois ne sont pas bonnes et c’est dire si elles étaient mauvaises.

On a commencé avec lui et maintenant c’est Donald Trump, c’est la même chose mais en plus gros. Nous ne pouvons donc pas rester assis sans laisser les gens savoir ce que nous ressentons.

Et espérez-vous que votre musique encouragera peut-être la population à se battre contre ces gens?

Oui, parce que vous savez que beaucoup d’entre eux ne sauraient pas qui ces gens sont ni ce qu’ils font jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Je veux juste leur dire que ces gars-là ne sont pas les bons, mais les méchants. Vous savez, si je n’avais pas rencontré le gouverneur et vu ce qu’il m’a fait, je n’aurais jamais su à quel point il était raciste.

Vous venez tous de groupes variés. Comment gérez-vous le fait de faire partie de groupes qui sont tous célèbres mais pas au même niveau?

En fait, c’est comme si tout le monde dans le groupe avait commencé avec Brujeria et était ensuite devenu grand et célèbre dans un autre groupe. Vous savez, il n’y avait pas de Fear Factory au début de Brujeria. Et même un membre de Faith No More était dans le groupe et il disait « je vais quitter Faith No More juste parce que ça ne marche pas ». C’était il y a très longtemps. Quelques mois plus tard, ils ont été nominés pour un Grammy et tout le reste.

Tous ceux qui rejoignent Brujeria deviennent riches et célèbres après cela. Je suis le seul gars qui n’est pas dans plusieurs projets. Brujeria est mon seul groupe.

Comment se passe la tournée jusqu’à présent?

Eh bien ça se passe bien. Nous jouons dans beaucoup d’endroits où nous n’avions jamais joué auparavant. Lorsque vous jouez les lundis et les mardis, pas le week-end, vous arrivez dans de petites villes et c’est très intéressant. Et ils ne parlent même pas l’espagnol. C’est amusant.

Parler espagnol est différent. Personne ne te comprend. Il est difficile d’amener les gens où on veut les emmener. Cependant, beaucoup de gens chantent les chansons alors qu’ils ne connaissent pas l’espagnol. C’est intéressant de leur parler dans une langue qu’ils ne connaissent pas du tout.

Alors, estimez-vous que les Européens sont réceptifs à votre musique?

Ouais. Pendant les spectacles, ça bouge plus que jamais. C’est un peu comme s’ils comprenaient de quoi parle la chanson. Ils ne savent pas ce que ça dit, mais ils comprennent de quoi il s’agit.

Nous faisons notre travail sur scène en jouant, en dansant et en leur donnant tous les signes pour qu’ils en aient la sensation, l’essence du morceau. Nous allons vous apprendre l’espagnol. Nous utilisons des mots comme marijuana (que tout le monde connait).

Comment vous sentez-vous à propos de l’endroit d’aujourd’hui?

Je ne l’ai pas encore vu. J’ai entendu dire que c’est une petite boîte mais cela ne me dérange pas du tout. Nous avons joué dans des cours de maisons. Donc, cela n’a pas vraiment d’importance. Nous allons toujours faire nos spectacles que ça soit dans des endroits comme celui-ci ou ailleurs.

Que peux-tu me dire sur « Amaricon Czar »?

Trump est associé avec les Russes. Il est ami avec Poutine et il crée des scandales notamment avec des prostituées, c’est juste ridicule ce qu’il fait. C’est le pire président de tous les temps. Et il est mêlé à ces gars-là et il les soutient et il agit en communiste puis en raciste, riche et blanc. Chaque jour, il tweete quelque chose de stupide et en tant que président, il n’a rien fait: ni signature, ni construction, ni loin, RIEN. Tout ce qu’il fait, c’est reprendre tout ce que Obama a fait avant lui. Tout ce qu’il a fait est de supprimer ce qui avait été fait auparavant, ce qui a pris beaucoup de temps à être mis en place. Il est à la présidence depuis trois ans et les réélections ont lieu l’année prochaine, il n’a rien fait pendant tout ce temps. Si les gens sont vraiment stupides, il est réélu, alors l’Amérique serait la pire des choses. Elle sera plus bas que jamais.

Le single, le russe, ils l’ont banni des ventes sur Internet. Ils nous l’ont fait enlever parce qu’il ne marche pas. Vous ne pouvez pas montrer Trump comme un communiste.

Quelle est la suite pour 2019 et 2020 ?

Oh, nous faisons un nouvel album. C’est presque fini. Nous sommes en train de terminer l’approvisionnement en enregistrement. Il sera peut-être sorti d’ici la fin de l’année ou au début de l’année prochaine.

Je vous laisse le dernier mot de cette interview.

Nous avons peut-être l’air de n’être que beaucoup de haine et de colère, mais si vous assistez à nos spectacles, vous verrez que c’est un bon moment. Tout le monde part heureux, de bonne humeur. Nous n’essayons pas de rendre les gens contrariés ou fous. Nous essayons de les rendre heureux et de faire en sorte qu’ils passent un bon moment, fassent la fête et partent heureux. Ils se souviendront de nous quand ils nous auront vu une fois dans leur vie.


Photo deBrujeria


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Sercati

Sercati, à la découverte de tout un univers

Dans le cadre du festival Oug’Rock 2019, j’ai eu l’occasion de rencontrer le groupe Sercati et d’assister à leur performance qui ouvrait la deuxième journée du festival. Sercati, ce n’est pas juste un groupe de Black Metal, c’est un véritable univers qui se diffuse de plusieurs manières: la musique, l’écrit et le visuel. Je vous propose une interview de ce très intéressant groupe local. N’hésitez pas à aller les écouter et à les suivre sur les différents réseaux sociaux.

Pour commencer, quel est le concept caché derrière le nom « Sercati » ? Quelle est la signification de « Sercati » ?

Steve : Le concept du groupe tourne autour de l’histoire du Nightstalker. Un ange descendu du ciel afin d’aider l’humanité qui a été abandonnée à son propre sort contre Lucifer. Nous tentons de nous « étaler » sur différents médias afin de propager au maximum l’histoire que nous narrons.

Sercati, ce n’est pas seulement un groupe mais aussi des livres, des comics, des films … Comment fait-on au quotidien pour gérer un tel projet ?

Yan : Steve a arrêté de dormir il y a déjà plusieurs années…

Steve : Bon, soyons sérieux. L’envie de découvrir de nouveaux médias ou de nouvelles façons d’illustrer l’histoire est forte en chacun de nous.

Le livre était la première étape afin de retranscrire le contenu des paroles en un texte plus complet. Une vraie histoire beaucoup plus suivie, me permettant de combler les trous. Ensuite, les courts-métrages et les clips vidéos ont suivi au début comme matériel promotionnel et finalement, je me suis bien plu derrière la caméra et l’envie d’essayer et d’aller encore plus loin m’a amené à lancer cette idée de long métrage.

Le comic, c’est un rêve d’enfant afin de revenir à ma première inspiration qui est Batman.

L’essentiel reste pour moi de garder à l’esprit où je vais afin de ne pas me perdre. C’est dans cette optique que nous avons créé les groupes de musique annexes :

– The Nightstalker (dark metal)
– Hezaliel (dark ambiant)

Quelles sont vos sources d’inspirations (pas seulement musicales) pour alimenter un univers aussi étendu que celui qui tourne autour de Sercati ?

Steve : L’univers qui gravite autour de Batman et le cinéma se rapportant à lui. Musicalement, je reste un grand admirateur de Satanic Warmaster et Sinister Frost.

Parlons de votre prestation à l’Oug’Rock, vous ouvriez la deuxième journée du festival, comment cela s’est-il passé pour vous ?

Impeccablement bien, le son était très agréable et nous nous entendions très bien. Le contexte était très chouette et l’ambiance au beau-fixe.

Lors de votre prestations, vous faites appel à des « acteurs » pour incarner les rôles de deux de vos personnages principaux « l’anesthésiste » et « le Nightstalker ». Sur le long terme, souhaitez-vous intégrer d’autres éléments visuels à vos prestations live ? Si oui, lesquels ?

Yan : Évidemment, nous avons un tas d’idées mais il est toujours compliqué de pouvoir tout mettre en place. Nous aimerions avoir de plus en plus d’acteurs avec nous et un décor « urbain » sur scène contextualisant la ville dans laquelle se passent les événements. Nous voudrions également pouvoir projeter les dessins ainsi que certains passages de nos vidéos pour accompagner le show.

Steve : Trouver en effet le moyen d’aller encore plus loin dans la narration de l’histoire afin d’arriver à quelque chose de plus complet.

Selon vous, quelles sont les conditions de live idéales pour Sercati ?

Simon : Un public réceptif et des bons techniciens à notre écoute.

Yan : De la place sur scène et surtout bien s’entendre sur scène.

Steve : Garder à l’esprit de passer un bon moment avec le public et de bons techniciens à notre écoute.

Avez-vous un rêve ultime concernant le groupe ? LA chose que vous rêveriez de faire avec le groupe ?

Simon : En temps que Belge, fouler la scène du Graspop.

Yan : Pouvoir prévoir une tournée à l’étranger.

Steve : Trouver le moyen d’allier la musique et l’histoire de la meilleure façon qui soit.

Qu’avez-vous prévu pour l’année à venir ?

Steve : Nous avons beaucoup de choses qui se mettent en place. Nous avons en tête un deuxième métrage et commencer à jouer de nouveaux morceaux et prévoir un nouvel album.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Que le Nightstalker veille sur vous et n’hésitez pas à nous retrouver sur nos réseaux sociaux…


Je vous propose un petit extrait musical pour vous faire découvrir le groupe:


Photo: tous droits réservés à Sercati

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Hyrgal

Le black metal comme récipient culturel avec Hyrgal

Au Hellfest 2019, j’ai eu l’occasion de rencontrer la tête pensante du groupe de black metal français Hyrgal : Clément Flandrois. Nous avons pu échanger quelques mots au sujet de son groupe. Une interview où j’ai pu ressentir tout l’investissement et toute la passion de Clément. En plus d’être le compositeur d’un projet extrêmement abouti, il parvient à donner une dimension profonde et riche au black metal qu’il vous propose.

Commençons d’abord par une brève présentation.

Alors, moi je suis Clément. Je suis guitariste chanteur compositeur, créateur du groupe, instigateur de tout ce qu’il y a derrière Hyrgal, la tête pensante.

Qu’est-ce que signifie « Hyrgal » et comment définiriez-vous le groupe en quelques mots ?

Alors c’est l’assemblage de deux runes. Parce qu’à l’époque où j’ai créé le groupe j’avais envie d’une sonorité ancestrale avec des choses très primitives et à l’époque j’étais vraiment axé sur l’utilisation des runes et sur toute la mythologie nordique. Moins aujourd’hui même si j’ai encore beaucoup de connections et ces runes veulent beaucoup dire j’ai utilisé l’assemblage de deux runes qui sont « Tyr », rune du dieu Thor et « Hagal », la rune principale. Selon moi ça faisait un bon mix j’ai fait une sorte de « Boggel » là-dedans et je trouvais que c’était très primitif, que ça sonnait très brutal et ça m’a plu.

Et après j’avais arrêté le groupe pendant pas mal d’années mais j’ai décidé de garder le même nom parce que quand j’ai remonté le groupe, ça me parlait encore, je trouvais ça très juste.

Musicalement parlant, on fait du black metal, le plus simple possible, le plus honnête possible, curieux et primitif.

Quelles sont vos sources d’inspiration en dehors des runes et de la mythologie nordique ?

Pour cet album-là, la chose principale, c’est mon pays, ma culture française, ma région d’origine, la Savoie, la nature, les montagnes tout ça. C’est aussi un héritage familial, parce que ce sont des gens qui sont là-haut et j’ai fait un mix de tout ça.

Quand j’ai fait Serpentine, il n’y a rien à voir avec la mythologie nordique. Il y a uniquement le nom parce que ces runes me parlent et sont importantes pour moi donc je les ai gardés mais il n’y a rien, je dirais, de viking derrière tout ça. On pourrait peut-être plus faire des rapports avec la culture celtique, puisque c’est aussi la culture de mon pays. C’est une culture française. Les Celtes ont été aussi présents dans les Alpes, il y a eu un gros héritage à ce niveau-là. Donc on va dire celtes et français, ce sont les principales choses qui m’ont amené à composer ça. Et un sentiment d’urgence et de furie.

Quelles sont vos inspirations musicales ?

Pour composer de la musique je ne fais pas forcément appel à mes influences directes. Je m’en fous, je prends une guitare et je compose des riffs que j’ai envie de faire, que j’ai envie d’écouter et surtout qui me semblent en adéquation avec ce que j’ai envie de dire à ce moment-là.

Après oui, j’écoute beaucoup de musiques différentes. Enormément de black metal, c’est évident. C’est un style qui m’a possédé depuis mon adolescence donc ça, ça ne changera jamais.

J’écoute beaucoup de musique baroque, beaucoup d’ambiant, beaucoup de dark ambiant. Le travail de Pauline Oliveros, notamment, qui a été une des pionnières de la musique ambiant à San Francisco avec notamment un album qui s’appelle « Deep Listening » qui me plaît beaucoup. Des accordéons atonals, des sons très spéciaux.

J’écoute beaucoup de folk aussi dans le sens guitare chant, pas biniou et cornemuse, ce n’est pas quelque chose qui me parle beaucoup. Beaucoup de musiques traditionnelles aussi de différents pays: musique traditionnelle mongole, musiques traditionnelles Viking, les musiques traditionnelles de tous les pays me plaisent beaucoup justement dans cette approche honnête et primitive ça.

J’essaye d’avoir un panel étendu. En tant que amoureux de la musique et amateur de musique, on se doit d’avoir un panel divers et varié. Et puis surtout beaucoup de choses me plaisent donc je ne me limite pas, je n’ai pas envie de me limiter, ça m’emmerde les limites.

Après deux ans, quels sont les retours que vous avez reçu vis-à-vis de votre album « Serpentine » ? Etes-vous satisfait de la manière dont l’album a été reçu ?

Le retour , il est ce qu’il est. Ça ce n’est pas forcément quelque chose qui me parle beaucoup. Je suis très content que les gens partagent la même vision. Je pense qu’il a été bien reçu. Des chroniques que j’en ai lu, les gens ont réussi à capter un peu l’essence de ce que j’ai voulu dire. Donc ça m’a beaucoup touché parce que c’est quand même pour ça que j’ai fait cet album-là. Donc oui, les retours sont bons et je suis très content. Après je ne regarde pas trop ce genre de truc.

Comment s’est déroulée votre prestation d’aujourd’hui au Hellfest ?

Ça s’est bien passé, un peu chaud, un peu dur parce que ce sont des prestations qui sont très intenses. On arrive, on est un peu largué dans tout ça avec une technique qui va très vite: il faut faire un soundcheck très rapidement, c’est très rapide pour nous et c’est parfois compliqué de se mettre dedans. Par contre, on a surtout essayé d’y prendre un maximum de plaisir et de rendre hommage aux choses qu’on a à l’intérieur de nos ventres et de nos tripes. Et je pense que ça a été fait, notamment pour ma part. Il y a beaucoup de choses qui se passent quand je fais un show d’Hyrgal. Ce n’est pas juste faire de la musique en face des autres, il y a aussi une sorte de catharsis derrière tout ça qui est importante et qui est, pour moi, vitale. Cette catharsis a été faite et les hommages que j’ai dû rendre au fond de mes tripes ont été faits aussi donc je suis très content. Et c’est le principal.

Qu’avez-vous prévu pour la suite de l’année 2019-2020?

Il y a le nouvel album. Il n’y a pas encore de date de sortie, il n’y a pas encore de choses de prévues. Je le finis dans mon coin. Et il y a encore moins de gens dessus qu’avant. Donc, on est que deux cette fois-ci avec Nico, que vous avez vu à la batterie aujourd’hui qui m’a vu en détresse que je n’aie plus batteur etc. Donc qui s’est intégré à la chose et il me donne un sérieux coup de main. Je ne saurais comment le remercier. On va faire cet album à deux et on va vous mettre une colère comme ce n’est pas permis là-dedans.

Donc on va espérer le sortir peut-être au deuxième trimestre 2020. On verra, pour l’instant, rien n’est défini, rien n’est fixe. Pour l’instant l’album se termine, j’arrive au bout et il n’y aura plus qu’après à travailler avec les Acteurs de l’ombre pour pouvoir le sortir de la meilleure manière possible.

Je vous laisse le dernier mot de l’interview.

Je n’aurai pas la prétention de pousser des coups de gueule parce que, qui suis-je pour le faire ? Chacun voit midi à sa porte. On peut s’y retrouver, on peut ne pas s’y retrouver. Surtout une chose, que ceux qui aiment cette musique faite par les tripes ne se perdent pas, qu’ils restent fidèles à ce qu’ils aiment, à ce qu’ils croient et qu’ils continuent à aimer cette musique là au plus profond d’eux-mêmes, parce que c’est comme ça que cette scène elle vit. Elle vit dans le cœur des gens et pas sur des planches.

Photos par Stephan Birlouez pour www.amongtheliving.fr

 

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Coilguns HF

Rencontre avec Coilguns au Hellfest

Au Hellfest 2019, j’ai eu l’occasion de rencontrer Louis et Jona de Coilguns. Je partage avec vous ce petit moment d’échange bien agréable que j’ai eu avec eux. Je vous recommande vraiment d’aller écouter ce « rock fâché » qui nous vient tout droit de Suisse. Ils ont des choses vachement intéressantes à vous dire.

Tout d’abord, commençons par les présentations. Qui êtes-vous et quel est votre job dans Coilguns ?

Jona : Je suis Jona Nido et je fais de la guitare.

Louis : Je m’appelle Louis Jucker et je suis le chanteur.

Comment définiriez-vous Coilguns musicalement parlant ?

Jona : Moi je dis systématiquement qu’on fait du rock vénère parce qu’on mélange quand même pas mal de trucs. Je ne dis pas ça pour dire qu’on fait spécialement quelque chose en mélangeant les influences de chacun mais c’est un fait qu’on va chercher un peu à tous les râteliers.

On n’aime pas trop se poser de limites. Du coup, on peut avoir des éléments autant grind que punk, que hardcore, que noise mais quand même avec une base très rock énervé j’ai l’impression.

Au niveau des chansons, avez-vous des thèmes de prédilection ou thèmes récurrents ?

Louis : Le dernier album qu’on a sorti, il s’appelle « Millennials ». C’est un nom que les gens auraient donné à la génération qui nous concerne. Je trouve ça assez fort de donner un nom à une génération qui est « en cours » surtout qu’elle n’a pas vraiment de lien entre elle à part tout ce qui nous entoure. C’est un peu la génération Internet. C’est un peu ça qui nous relie.

Evidemment qu’avec un titre d’album comme ça, toutes les chansons vont vraiment questionner ce qui nous relie, qu’est-ce qui fait qu’on ait quelque chose ensemble avec tous les problèmes que ça suppose puis la lâcheté qu’on peut avoir par rapport à ça.

Puis, après, sans du tout vouloir faire du conspirationnisme ou quoi que ce soit; cet album sert aussi à pouvoir exorciser aussi cette impression d’être une espèce de mini fourmi dans une fourmilière mais sans piger dans quel sens il faut marcher dans cette fourmilière. C’est aussi pour exorciser ça, crier ces questions qui tournent dans la tête. Ça parle du marché de l’emploi, de nos libertés individuelles, notre rapport à l’amour, au désir, nos sources de peur… C’est une musique hyper violente, désagréable, bruitiste mais elle permet de porter.

Pour ma part, je vous ai découvert dans une petite salle. Lors de la prestation tu (Louis) avais un contact assez rapproché avec ton public, il y avait vraiment beaucoup d’interaction physique avec les spectateurs. Je me demandais comment vous alliez gérer ça demain, sur une scène si éloignée du public.

Louis : Moi ce que je travaille, c’est un truc assez proche de l’instant présent. Je ne cherche pas forcément à choquer les gens, à les brusquer ou à les forcer à écouter. Je cherche vraiment à trouver justement une manière d’être au même moment à un endroit et passe souvent par des gestes mais qui sont improvisés au fil des concerts parce qu’ils ne seront peut-être pas les mêmes à Liège qu’ailleurs.

Ici, au Hellfest ça va encore être différent parce que c’est public qui va être bizarre: c’est une grosse assemblée avec plein de gens qui nous connaissent, d’autres qui ne connaissent pas et qui viennent tous d’horizons différents. Moi je pense que ça va être difficile de créer de l’instant présent. Surtout que je pense que les gens qui sont ici, attendent qu’il y ait quelque chose qui se passe. Je ne suis pas sûr qu’il y aura besoin de descendre dans le public, de toucher les gens puisque de toute façon, tous les toucher ça va prendre beaucoup de temps. On verra, de toute façon, ce n’est pas quelque chose que je peux trop préparer vu que ça doit rester naturel et dans l’instant présent.

Est-ce que vous attendez quelque chose en particulier de cette prestation au Hellfest ? Toucher un nouveau public, avoir une meilleure visibilité. C’est peut-être aussi un rêve pour vous de jouer sur une scène comme celle-ci ?

Jona : Là où on en est, je ne dirais pas que c’est un rêve. C’est plutôt la continuité de ce qu’on a entamé comme travail depuis qu’on a monté le groupe. C’est-à-dire qu’avec le dernier album, c’est vraiment quelque chose qu’on s’était fixé comme objectif. Parce que c’est clair que c’est une vie peu compliquée de tourner au niveau où on tourne. On ne joue pas devant des centaines de personnes tous les soirs et pourtant c’est ça qu’on fait à temps plein. Et puis du coup, quelque part des festivals comme le Hellfest ça crédibilise, ça valide un peu le travail.

Quand on a sorti le dernier disque « Millenials », on s’est dit que si on était programmés au Hellfest, ça nous donnerait un peu de jus. Evidemment, il y a plein d’autres choses qui nous donnent de l’énergie et qui nous donnent envie de continuer. Mais là, c’est vrai que ça faisait quelques années déjà qu’on essayait d’y jouer et qu’il n’y avait peut-être pas des arguments pour le faire. Et là, je ne sais pas comment la décision s’est faite mais ce qui est sûr c’est qu’on a sorti ce nouvel album. Nous on a l’impression qu’il y a une évolution, qu’il y a eu du développement. Et puis comme par hasard on est booké au Hellfest donc, c’est pas du tout pour paraître prétentieux, mais moi, ça me paraît naturel dans la continuité de ce qu’on a mis en place d’y arriver.

Après c’est assez intéressant de voir qu’on joue à 10 heures et demie du matin. Ce qui moi me faisait rire, mais en causant avec des gens, je me rends compte que c’est quand même une position qui met en lumière le groupe parce que du coup c’est le groupe qui joue à 10 heures et demie du mat. J’ai pas l’impression qu’il y aura un public de gens qui ne connaissent pas du tout, mais, par effet boule de neige, on va sans doute bien sûr être exposés à beaucoup de gens qui ne connaissent pas ou qui n’ont jamais eu l’opportunité de nous voir mais qui nous connaissent. Et après ce que cela ouvre, j’ai l’impression que c’est plus du côté « pro »: ça va peut-être impressionner un ou deux ou deux mecs qui viennent à des concerts si on leur dit qu’on a joué au Hellfest mais je me rends compte pour avoir vu d’autres groupes dont c’était le cas que l’on peut jouer à des gros festivals mais continuer de jouer devant 150 personnes dans des clubs en tournées.

Louis : Il y a tout qui est hors de proportion. Moi je trouve ça assez cool qu’on soit placé à un endroit chelou du programme, ça nous correspond assez bien. Et puis j’ai regardé, il y avait un gars qui avait un t-shirt avec la programmation et on est tout en bas on est en bas au centre. Moi je trouve que c’est exactement ce qu’on est et puis on n’a pas du tout de rêves de grandeur ou de trucs comme ça. J’espère juste qu’on va pouvoir prouver un petit truc qui faire que ça ouvre bien la journée.

Qu’est-ce que vous préférez: un festival ou une petite salle ? Qu’est ce qui, selon vous, met le mieux Coilguns en valeur ?

Louis : Justement, on avait été programmé alors qu’on était en pause. On avait été programmé au Paléo Festival qui est un des plus gros festivals de musique tout public en Suisse. Ils nous avaient programmé pour clôturer une des soirées. Moi c’était plutôt un truc que j’appréhendais. Je me demandais si c’était vraiment une si bonne idée que ça. Surtout qu’en plus là c’est un public qui ne connaît pas cette musique-là, donc on ne sait pas comment il va réagir. Je n’avais pas du tout envie de faire la bête de foire ou l’animal en cage ou le freak show ou un produit exotique. Je pense que ce n’était pas du tout l’intention des programmateurs. Ce qu’on fait c’est spectaculaire: parce qu’on joue très fort, on bouge beaucoup, on crie très fort. Il y a quelque chose de spectaculaire mais ce n’est pas du tout un spectacle qui se veut être une source de fascination. On veut partager de l’énergie. Je n’avais pas trouvé le résultat si concluant que ça. Après, c’est une période où on tournait peu.

Plus tard, il y a un autre festival, un peu plus petit mais de même genre qui nous avait programmé. Et là, on avait longuement causé avec le programmateur et on était aussi à un autre moment de confiance de notre jeu scénique. Et ça s’est super bien passé.

Moi j’ai l’impression que maintenant, on peut jouer n’importe où. Qu’on joue devant cinq personnes ou dans un club vide, embarrassant tellement il est vide ou dans un club hyper plein ou dans un festival: ce ne sont que des matières différentes avec lesquelles on peut jouer donc j’ai l’impression qu’on peut passer un peu partout. Notre musique marche de mieux en mieux dans des grands haut-parleurs. Au début, il y avait tellement de cymbales et puis juste de la guitare avec des riffs que personne ne peut piger. Je pense que maintenant on va dans des directions qui sont souvent plus proches de chansons et je crois que ça, ça peut aussi rendre le truc plus intéressant à jouer.

Je ne crois pas qu’on ait la volonté de faire de la musique de niche. Enfin pour nous ça ne devrait pas être de la niche ce qu’on fait mais à voir ce que c’est la musique qui n’est pas de la niche, alors on veut bien faire de la niche.

Je vous laisse le dernier mot de cette interview.

Louis : ça me donne la même impression que si tu me demandais d’enregistrer un truc pour le mettre dans un satellite puis de l’envoyer très loin. Moi je me demande qui lit encore ces magazines, qui s’intéresse à ça. Puis, vu qu’ils nous lisent, bah je le félicite de nous manifester de l’intérêt, de se documenter et d’avoir cette curiosité parce que je trouve ça magnifique. Donc, juste merci de s’intéresser à ça.

 

Photo de Tigroo Photo pour All Rock


Diamond Head

Diamond Head: un groupe de la nouvelle vague de heavy metal britannique

Diamond Head: toujours un groupe que vous ne connaissez peut-être pas même s’ils existent probablement depuis plus longtemps que vous … Brian Tatler et Rasmus Bom Andersen répondent à nos questions sur leur carrière, l’intégration de Rasmus dans le groupe ainsi que sur leur nouvel album. : the Coffin Train!

Salut comment allez-vous? Comment te sens-tu de jouer ici, au Hellfest?

– Brian Tatler
Oui, merci. Je n’ai jamais joué au Hellfest auparavant. Je suis ici depuis quelques heures et je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder autour de moi. Nous n’avons pas encore atteint le stade où nous allons jouer. Cela ressemble à un site fantastique. Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous voulions jouer ici depuis plusieurs années et l’occasion vient tout juste de se présenter. Vous devez donc en tirer le meilleur parti. Nous avons 50 minutes et nous allons jouer trois nouvelles chansons du nouvel album. Je pense que ça va être génial.

Vous faites partie de la nouvelle vague de British Heavy Metal, pouvez-vous nous en dire plus?

– Brian Tatler
Eh bien, ça a commencé vers 1979. Je pense qu’il y a beaucoup de groupes partout au Royaume-Uni qui essayaient de jouer du rock comme les groupes classiques des années 70. Tant de grands groupes sortent dans les années soixante-dix, comme vous le savez. C’est toujours ma décennie préférée de musique. Nous faisions donc partie des groupes, nous étions originaires des Midlands et nous voulions simplement jouer un genre de musique similaire. Nous avions vu ces groupes comme Black Sabbath, Judas Priest, … Nous voulions juste faire quelque chose dans ce sens mais être original. Nous avons adopté un peu de punk rock dans notre style parce que ça avait été énorme au Royaume-Uni deux ans plus tôt et que ça me plaisait. Je n’étais pas au courant de tous ces autres groupes au Royaume-Uni. Je ne connaissais que les Midlands, et quand cela est passé dans le magazine Science, ils ont appelé cela une nouvelle vague de British Heavy Metal. Soudain, on m’a présenté Saxon, Iron Maiden et Samson, et comme tout le monde avait droit à une couverture, je me suis dit: « Waouh, c’est l’occasion parfaite pour nous d’obtenir un contrat d’enregistrement et de nous faire remarquer ». J’espèrais juste que c’est ce qui allait se passer.

Y a-t-il quelque chose de drôle ou d’impressionnant qui vous est arrivé ou quel est l’événement le plus impressionnant ou le plus drôle?

– Brian Tatler
Eh bien, je me souviens de certains festivals que nous avons organisés: nous avons joué à Reading, Sonisphere, Wacken et quelques fois Sweden Rock. Certains de ces concerts sont si grands et monumentaux qu’ils vous en tiennent à l’esprit. J’ai toujours aimé cette sensation de terminer un album et vous obtenez un produit fini entre vos mains. Essayer d’écrire une chanson pour la mettre dans un cd est un long chemin. C’est un grand sentiment de satisfaction pour moi de savoir que c’est fait, que les gens peuvent l’écouter et que je n’ai pas à m’en inquiéter ni à le tripoter plus longtemps. Ce sont des bébés chanceux: vous y consacrez beaucoup de temps et espérez qu’ils vont sortir, faire le tour du monde et que les gens vont les aimer.

Depuis votre album éponyme, vous travaillez avec un chanteur indépendant, Rasmus Bom Andersen, comment l’avez-vous choisi?

– Brian Tatler
Simplement tout simplement, un ami d’un ami d’un ami l’a recommandé en quelque sorte. Il vivait à Londres, on ne se connaissait pas, je l’ai appelé, il est venu dans les Midlands et a auditionné pour Diamond Head. Nous avons parcouru de vieilles chansons. Je pense que vous pouvez obtenir les paroles sur le site Web ou quelque chose comme … Deux chansons sont arrivées et il était fantastique. Après environ une demi-heure, je me suis dit: « Ouais, ça va aller ». Je n’avais pas vraiment pensé à écrire avec lui ou à faire de nouveaux disques à ce stade de 2014. Au départ, c’était juste pour jouer en live: nous avions des concerts à venir. Ensuite, nous avons vu si nous pouvions écrire des chansons ensemble et en 2016, nous avons sorti un album éponyme suivi du Coffin Train. Donc, il a fait deux albums avec nous et c’est un chanteur fantastique et très talentueux. Il est également le producteur de cet album et il l’a mixé. Donc, c’est un talent incroyable.

Vous avez décidé de faire du 7ème album un album éponyme, comment avez-vous choisi le moment propice pour réaliser cet album? Est-ce parce que vous pensez être à votre meilleur?

– Brian Tatler
Pas vraiment. Je ne me suis pas soucié de faire un autre album. Nous en avons fait deux avec Nick, puis Nick a émigré à Brisbane en 2009. Cela rend donc très difficile de voler en arrière pour les concerts. Je pensais qu’il ne valait pas la peine d’essayer de faire un album si le chanteur vit en Australie. Donc après un moment, nous avons dit, essayons de trouver un chanteur qui vit au Royaume-Uni. Voici comment nous avons trouvé Rasmus. Puis, à un moment où nous étions en tournée, il a commencé à suggérer que nous pourrions écrire des chansons et que nous devrions essayer. Je me suis dit: « OK, essayons! Si ça ne marche pas, ça marche pas, on s’en va et on se dit » bon, on a essayé! « Mais ça a marché et dans environ une semaine, j’ai réalisé que ça allait être vraiment bon. Nous avons plein de bons matériaux avec de très bonnes idées venant de tout le monde. Nous nous sommes mis en route pour faire un album. Nous avons trouvé comment nous pourrions le faire et où nous pourrions l’enregistrer: les détails techniques Cela a été très bien et nous avons eu un label appelé « Dissonance Productions » pour le sortir. C’était génial, la presse et la réaction ont été fantastiques.

En ce qui concerne « The Coffin Train », qu’est-ce qui vous a inspiré cet album et pourquoi avoir choisi ce nom?

– Brian Tatler
Ouais. Le titre vient d’un des rêves de Ross. Il avait dit qu’il rêvait qu’un train se dirigeait vers lui. Toutes les voitures ressemblaient à des cercueils. Nous espérons simplement que c’est un âge de jeu vraiment fort et que nous avons eu quelques titres. Mais nous avons pensé, de tous les titres, que Coffin Train semble avoir le plus de pouvoir et la meilleure image car nous pouvions imaginer un train sur la couverture. Nous avons commencé à créer des idées et des images concernant les trains et ce genre de choses. Cela a très bien fonctionné. Rasmus vient de nous rejoindre ici. Il vient de nous demander ce qui a inspiré the Coffin Train. J’ai en quelque sorte expliqué le titre et tout ça. Donc, si tu veux continuer …

– Rasmus Bom Andersen
Oui. Donc, ça venait d’un rêve alors que nous étions en tournée et j’ai vu ce genre de train arriver avec le crâne, ces gros cercueils pour les calèches et les parties du corps qui s’envolaient. C’était en quelque sorte fuir ce champignon géant, puis cette poussière orange partout. Ce spectacle vient d’inspirer cette image et d’indiquer le genre du thème principal de la chanson. Nous apportons cela autour de notre propre fin. C’est à peu près ce que nous allons sur une piste de cercueils si nous ne nous arrêtons pas. Essentiellement ça.

Diamond Head - The Coffin Train

Quelle a été votre approche pour la création de cet album par rapport aux précédents? Avez-vous changé votre façon de travailler?

– Both
Rien qu’un peu!

– Brian Tatler
Tout commence toujours par des riffs. J’essaie de créer un riff de guitare et de créer une démo. Mais ce que nous avons fait cette fois-ci, comme le suggérait Rasmus, c’est: j’ai craqué et essayé de travailler ensemble sur des idées de chansons. Nous réécrivions des choses, ajoutions des choses, faisions de nouvelles démos et de nouveaux riffs, puis nous pouvions éventuellement aller dans la salle de répétition et commencer à essayer des choses avec le groupe: ajuster le ton, le tempo, etc. Rasmus est également le producteur de cet album et il l’a mixé. Donc, c’est différent du dernier mais ça sonne tellement mieux pour lui.

– Rasmus Bom Andersen
Je suis sûr que je t’ai rendu fou Brian: combien de temps ai-je dépensé mais je pense que nous sommes contents de ce que ce sera de toute façon.

– Brian Tatler
Je savais que tu pouvais faire du bon travail et je savais que tu essayais de le rendre aussi bon que possible, alors … je me le disais tout seul. Je ne peux pas discuter avec cela et vous essayez seulement de le rendre aussi bon que possible. Je dois juste être patient. Je sais que ça va être génial. Je suis plus impatient que Rasmus. Je serais un peu frustré. chaque fois qu’il disait BMX, je savais que ça allait être fantastique: c’est brillant. Une semaine plus tard, il envoie un autre mix. J’avais confiance en Rasmus et je le laissais juste le faire.

– Rasmus Bom Andersen
Nous nous sommes contentés de le faire et avons essayé de faire de notre mieux. Prochainement. Mais je sais que j’ai passé beaucoup de temps à essayer de l’améliorer au mieux de mes capacités. Finalement, vous deviez toujours laisser tomber parce que vous ne pouviez pas continuer à mélanger, à toucher et à peaufiner … Parfois, Brian dit: « Assez Ras ‘, c’est bon maintenant! »

– Brian Tatler
J’ai probablement essayé d’empêcher Ras de devenir fou. Je dirais: « Regarde, tu vas te rendre fou! Tu dois arrêter! » Nous avons même réservé le mastering pour dire: « C’est le jour où il sera maîtrisé, donc vous devez terminer pour ce jour. »

– Rasmus Bom Andersen
Nous avons ré-enregistré la totalité des voix. Je suis heureux de l’avoir réenregistré parce que, maintenant, lorsque j’écoute l’autre version, je me dis: « C’est de la merde! Le nouveau est génial!

– Brian Tatler
Vous n’avez jamais regretté de passer ce temps.

– Rasmus Bom Andersen
Non non. C’était l’un des meilleurs choix que j’ai fait sur cet album.

Pour le clip « The Coffin Train », était-ce votre propre idée ou avez-vous reçu de l’aide pour la concevoir et la réaliser?

– Rasmus Bom Andersen
Non, nous avons contacté une entreprise que j’avais trouvée et qui est basée en République Tchèque. Ils ont fait cette animation pour un autre artiste pour lequel ils ont travaillé et je pensais que c’était une très bonne idée. Je leur ai demandé de suivre les paroles et de suivre ce qui était là, mais ils ont en quelque sorte transformé une œuvre d’art en œuvre d’art, comme ils le disent. Je pense que ça s’est vraiment bien passé. C’est très puissant. Ils ont utilisé beaucoup d’images puissantes et je pense que la chanson n’en est que le pouvoir. Les gens écoutent maintenant et lisent davantage les paroles et l’histoire qui les sous-tend. Je sais que nous avons eu des problèmes avec cela parce que c’est trop politique mais ce ne sont pas des questions politiques qui sont controversées parce que c’est ce qui se passe. C’est l’intérêt d’écrire une chanson, comme d’autres choses, pour transmettre un message. C’était une compagnie appelée « All4Band« en République Tchèque et ils sont en ligne. Ils font du bon travail! Je suis très content de ce qu’ils ont fait.

https://www.youtube.com/watch?v=YFsC6M7x32g

Votre clip dégage une atmosphère sombre. Pourriez-vous nous en dire plus sur les paroles et le message que vous souhaitez transmettre à travers ce clip et cette chanson?

– Rasmus Bom Andersen
Nous avons abordé le sujet … Il s’agit de l’endroit où l’humanité se pousse. Si nous ne comprenons pas que nous ne pouvons pas continuer à vivre comme nous le faisons, nous créerons finalement notre propre fin. Ce n’est pas à propos de « si »; il s’agit de « quand » car les chiffres parlent d’eux-mêmes. À moins que quelque chose … le cataclysmique n’arrive à l’avance pour rétablir l’équilibre, nous finirons par nous retrouver dans un train de cercueils.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

– Brian Tatler
D’ACCORD! Eh bien, nous avons beaucoup de festivals à venir. Nous attendons vraiment avec impatience de jouer au Hellfest aujourd’hui, nous avons Wacken qui arrive et nous avons ensuite des dates avec Saxon et Black Star Riders plus tard dans l’année. Beaucoup d’autres festivals au Royaume-Uni et en Europe. Nous espérons donc pouvoir sortir aux États-Unis et au Canada l’année prochaine. Donc ça va vraiment bien. Nous avons maintenant une gestion professionnelle et nous avons un excellent label pour le nouvel album. On dirait que toutes les étoiles sont alignées et que tout va vraiment bien pour le moment. Un message: si vous n’avez pas entendu le nouvel album, allez le voir! Il est sorti depuis quelques semaines maintenant et s’appelle « The Coffin Train ».


Photo de Stephan Birlouez pour www.amongtheliving.fr

 

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The RumJacks

The Rumjacks ou quand la musique folk rencontre le punk

C’est après un concert fou au Hellfest que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer Frankie et Johnny de The Rumjacks. Ils nous parleront de leur carrière ainsi que de ce qu’a pu leur apporter un buzz sur Youtube comme « An Irish Pub Song » avec ses 52 millions de vues.

Salut comment allez-vous? Comment était votre concert, ici dans l’un des plus grands festivals européens, le Hellfest?

– Frankie
C’était très très bon. C’est le concert le plus tôt que nous ayons joué depuis longtemps, car normalement nous jouons à minuit ou à une heure du matin. Nous avons donc pris notre petit-déjeuner puis nous avons joué. C’est un grand jour pour être au travail et maintenant nous pouvons profiter des autres groupes. C’est différent pour nous de venir à un festival principalement de metal où vous pensez: « Qui va venir vous voir ou des gars comme nous? » mais avant que nous continuions, la place entière était remplie et la fosse circulaire se passait et la fosse smash se passait. C’est vraiment bien que les gens aiment ce que c’est. Tant que vous lui donnez de l’énergie sérieuse et du pouvoir et que vous dites simplement oui, c’est la raison pour laquelle ils sont ici. Nous nous sommes beaucoup amusés.

– Johnny
Ouais. Ce n’était que 30 minutes, mais nous avons tiré le maximum de ce que nous avions en 30 minutes. Je ne sais pas combien de chansons, mais nous en avons fait autant que possible à cette époque. 30 minutes était irréel. C’est bien amusant. Beaucoup de gens; plus que prévu alors …

L’année dernière, vous avez fêté vos 10 ans de carrière, aviez-vous pensé y arriver? Quels sont tes pires et tes meilleurs moments des 11 dernières années?

– Frankie
Le pire moment a été lorsque j’ai vu mon meilleur ami, Johnny, tomber à travers une scène. Non pas parce que « Oh merde, mon bassiste a des ennuis », mais parce que j’ai construit cette scène avec un de mes amis. Je pensais que ma construction est de la merde. Je pensais être un bon constructeur. C’est donc le pire et le meilleur … Chaque fois que nous jouons, ici en Europe, c’est toujours le meilleur. Tu rencontres toujours de bons amis, tu viens à des nouveaux festivals, tu vois de vieux amis, tu t’en fais de nouveaux et il suffit de sortir ensemble pour être ensemble. : « Pourquoi est-ce que je prends un vol comme ça pour aller travailler pendant une demi-heure? Pourquoi êtes-vous venu ici aujourd’hui? » : c’est pourquoi! Tout le monde devient fou et c’est toujours un bon moment pour moi.

– Johnny
Les différents endroits du monde que nous devons voir et voyager en jouant de la musique. C’est ce que je vais souligner et pour les inconvénients: le manque de sommeil, c’est probablement la seule chose mais vous pouvez toujours rattraper. Ce n’est pas la fin du monde. Je peux voyager pour voir le monde: c’est amusant.

– Frankie
J’avais l’habitude de fréquenter des festivals comme celui-ci quand j’avais la vingtaine, puis je me suis fatigué de me laisser tomber sur la tête du haut d’une foule ou d’avoir des coups de soleil, ivre et avec tous les muscles de mon corps douloureux … J’ai dit: « D’accord, j’aime toujours les festivals, mais comment puis-je venir à eux sans me faire foutre … créer un groupe! » Nous avons donc créé le groupe et maintenant nous sommes dans un endroit cool.

Comment avez-vous eu l’idée du Celtic Folk / Punk Rock? Était-ce l’idée originale ou avez-vous évolué vers ce style?

– Johnny
Eh bien, nous venons tous de groupes différents et nous avons tous joué de la musique pendant longtemps avant que les Rumjacks ne deviennent des Rumjacks. Une rencontre fortuite avec Frankie dans un pub local des Blue Mountains, à l’extrême ouest de Sydney. Ils se sont rencontrés et ont parlé et discuté de musique. Ils ont fait le tour de sa maison et ont écouté ce qu’il avait. Nous avions tous fait de la musique dans différents styles auparavant et cela venait de nos parents ou nous avons grandi avec la musique. C’était toujours là. Ensuite, vous écoutez de la musique plus lourde ou ce que vous voulez appeler et vous en oubliez un peu ou vous faites autre chose, mais vous revenez à la musique que vous avez écouté en grandissant. Les mondes se rencontrent un peu. Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de fabriquer de meilleures roues.

– Frankie
Oui, il y avait beaucoup de groupes avant nous. Même dans les années 50 et 60, il y avait des gars qui jouaient de la musique folk à l’époque, en particulier en Écosse et en Irlande, d’où nous venons et d’où viennent nos familles. Aujourd’hui, ils ressemblent à: « Oh, un charmant groupe de folk », mais vous devez vous en souvenir, à l’époque, ils étaient comme les Wild Boys! Les gars folkloriques étaient comme les gros buveurs, les fêtards, les gars jouant des trucs que les vieux ne voulaient absolument pas entendre: « Oh regarde! Ils font un bazar de vieille musique traditionnelle » Ils étaient comme les rockeurs de leur époque et, bien sûr, comme l’a dit Johnny, nous nous sommes lancés dans des musiques plus lourdes, du metal au punk rock, et nous avons grandi avec tous ces disques dans l’hôte chaque fois que les parents se saoulaient. Vous essayez de vous endormir, vous entendez ‘The Dubliners’ ou ‘The Corries’ et vous vous dites: « Oh mon Dieu! Pas encore … » Alors c’est en toi de toute façon! Ensuite, lorsque vous écrasez ces deux influences avec tout ce que nous avons fait dans notre vie, cela va vraiment bien ensemble. Nous jouons une version stylisée de la musique traditionnelle ou de la musique folk que nos parents ont aimé. Nous venons de jouer fort et vite. Et ainsi, nous nous retrouvons dans des festivals de metal. Yay!

– Moi
Quand nous avons vu votre spectacle, c’était parfait pour vous. La foule était incroyable alors …

– Frankie
Oh, il y a une très bonne foule sur nos spectacles! Ils sont vraiment très cool. Je veux dire: je sais que tous les groupes du monde le disent, mais je crois vraiment que nous avons les meilleurs fans du monde. Nous n’avons jamais de problèmes. C’est toujours bon, des bonnes personnes. Nous les rencontrons beaucoup et nous formons des amitiés au fil de nombreuses années, certaines d’entre elles. Honnêtement, j’ai dit à maintes reprises que je mettrais mes fans en compétition contre vos fans chaque jour en tant que meilleur humain du monde. Ils pourraient ensuite se battre ou bien organiser une compétition de beuveries ou un pong pour la bière, ou je ne sais pas.

Votre single « Une chanson de pub irlandais » compte plus de 52 millions de vues sur Youtube. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez remarqué cette incroyable ascension? Cela a-t-il changé quelque chose dans votre carrière?

– Johnny
Je me souviens d’être sorti avec un ami: Basil. Il est également responsable des enregistrements. Je me souviens de lui dire: « As-tu vu les vues YouTube? » Nous sommes juste en train de boire une bière et il m’a dit que c’était comme cent mille. Je pensais que nous venions de le mettre en place et que vous l’aviez oublié. Je n’ai jamais fait attention à ce qu’il monte très vite et qu’il monte, monte et monte encore … Les clics et les partages peuvent être une chose ou peuvent être absolument rien, mais cela nous a vraiment aidés à atteindre un public, à commencer à avoir l’air mûr, à commencer à bouger tout autour, quitter l’Australie et élargir nos horizons. Je ne dirai pas que YouTube et Internet nous ont aidés, car c’est le cas! Ce n’était pas du tout intentionnel. Il y avait une vidéo bon marché que nous avons faite lors d’un concert de la St Patrick à Sydney dans deux pubs locaux. Cela a été fait en un jour et nous l’avons publié et nous avons simplement fait ce que nous pouvions avec ce que nous avions à l’époque. Donc, ce n’est pas destiné à être un hit par n’importe quel moyen: ce qui est un hit, je ne sais pas. C’était une surprise, mais nous sommes très reconnaissants d’avoir au moins réussi! Ce fut une passerelle vers le reste du Rumjacks. Ensuite, je suppose que nous avons appuyé sur une musique que les gens aimaient aussi bien que « An Irish Pub Song ». Mais c’était définitivement une passerelle pour nous aider à continuer, à élargir, à sauvegarder, à faire et à suivre.

– Frankie
J’ai eu une première version de cette chanson dans une démo personnelle que j’ai faite. C’était plus comme un poème, mais c’était un peu au-dessus d’une musique. J’avais les paroles dans la voiture lorsque je conduisais de Sydney à Brisbane une fois, ce qui représente 12 heures de route. Je les montrais à notre guitariste et il les lisait et il a dit: « Il faut que ce soit une chanson! Ce doit être une chanson! » J’ai dit: « Ouais! OK! OK! » Alors, au moment d’écrire notre premier album, nous nous sommes assis autour de la table et il a proposé une petite chose puis j’ai dit: « D’accord! Cela conviendra à ces mots ». J’ai un peu changé les mots. Je plaisantais mais j’ai dit à tout le monde dans le groupe, à mes amis, que ce serait la plus grande chose que nous ayons jamais faite parce que tout le monde comprendrait. J’ai dit que peu importe où vous êtes dans le monde, même dans l’Himalaya, lorsque vous grimpez dans l’Himalaya, vous trouverez un pub irlandais. Donc tout le monde va comprendre cela alors j’ai dit: « Au moins, cela traduira n’importe où dans le monde et peut-être que ce sera un succès » La minute suivante, comme Johnny, dit, des centaines de clics deviennent des milliers, puis des millions. C’est cool mais je ne peux pas prétendre être surpris. Tout le monde va adorer ça parce que c’est la chanson d’un pub, c’est le hit, c’est le gimmick. Comme Johnny l’a dit, cela permettait aux gens de regarder le reste de nos affaires. Ils ont plus d’albums, plus de vidéos, plus de choses et nous avons beaucoup de contacts avec nos fans, donc il y a toujours quelque chose pour eux. Nous leur donnons toujours quelque chose pour qu’ils te donnent toujours l’amour. Cela nous a conduit au point que nous pouvons jouer dans des festivals comme celui-ci. Ce n’est pas juste fait quand vous faites la chanson, c’est populaire, puis attendez que les offres arrivent. Vous devez travailler dur, puis quand ils disent que ces gars-là travaillent fort, ils voient les vidéos et les interactions et ils se disent: « Eh bien, ils vont avoir un public ici, amenons-les à ce festival ». Certaines de nos autres chansons et vidéos ont des millions de clics aussi parce que cela a commencé il y a 10 ans et maintenant, nous aimons tout ce que nous faisons, à moins que ce soit une merde absolue. La plupart des gens vont aimer ça et dire: «Je suis ces gars depuis que je suis enfant, maintenant je suis adulte et je prends de meilleures décisions de ma vie mais je ne change pas mon amour pour The Rumjacks.

Vous avez fait votre première tournée en Amérique du Nord en 2017, comment s’est passée la réception? Avez-vous des pays dans lesquels vous voudriez jouer?

– Frankie
J’aimerais jouer en République populaire de Chine. Juste parce que je sais à quel point c’est difficile. C’est plus facile qu’en Amérique. Nous avons maintenant un très grand public en Amérique. En dehors de l’Europe, c’est l’autre grand marché pour nous. Nous sommes toujours en croissance, nous allons y aller bientôt et commencer de nouvelles affaires pour nous de faire des tournées et faire d’autres choses là-bas. Nous devons répondre à cette autre grosse moitié de notre marché. Nous sommes allés dans des pays comme l’Indonésie, Singapour, le Japon, la Russie et l’Ukraine. C’est fou qu’ils aiment cette chose. Nous devons vraiment développer davantage le côté américain, car lorsque je grandissais, on nous disait: « Oh, imaginez que vous réussissiez en Amérique ». Nous avons réussi en Amérique avant même d’aller en Amérique. Il y a Internet pour vous. À l’époque du télécopieur, vous ne pouviez pas le faire.

– Johnny
Comme Frankie l’a dit, il faut que nous revenions quelque part et que nous fassions de meilleurs spectacles: il y a tellement de gens et ils ont aussi de si grandes places. Ils nous soutiennent également depuis le début. Nous devons donc faire de notre mieux. Ce n’est pas facile. Américains, vous rendez très difficile la tournée des groupes, mais nous y travaillons et nous ne vous avons pas oublié. Ils doivent être visités. Moi-même, je veux voir plus d’Asie, ce serait génial. Nous avons fait une petite course là-bas, comme l’a dit Frankie, le Japon était sauvage et absolument incroyable: des gens vraiment bons, une excellente cuisine, des gâteaux de qualité, de la bonne musique, … Ils sont vraiment passionnés de musique là-bas; ils vont cent dix pour cent. Amour, tu es revenu là-bas et vois plus d’évasions pour moi.

– Frankie
Il y a un très bon groupe avec lequel nous avons tourné au Japon l’année dernière. Je les aime et je vais partager le nom quand je peux. Recherches-les! Leur groupe s’appelle Fungus. Ce ne sont que les meilleurs gars de la planète et ce sont vraiment de bons musiciens, gênants. Ils nous font penser pourquoi nous jouons après ces gars. Comme tout le reste au Japon, il est parfait à 110% sur tous les tarifs. Il n’y a rien entre les deux. Ils sont drôles aussi. Alors, si vous voulez lire ceci, allez voir un champignon et obtenez du bon punk de rue japonais!

Quels sont tes projets? Travaillez-vous sur quelque chose de nouveau? Comment voyez-vous l’avenir du groupe?

– Frankie
Nous n’avons jamais pensé à l’autre jour; nous n’avons jamais fait un album qui ne soit pas pressé. Nous essayons toujours de faire un album pour pouvoir repartir en tournée ou je suis en studio à minuit, je vole dans un autre pays le matin et j’écris les dernières paroles des chansons. Nous avons toujours fait des choses comme ça et je pense que, à sa manière, tirer le meilleur du groupe. C’est plus vivant que de prendre deux ans pour faire un album: Fuck that! Nous ne pouvons pas passer deux ans à créer un album, même si quelqu’un nous l’a offert gratuitement. Qu’est-ce que tu vas faire pour le reste de ces deux années: asseyez-vous pour être paresseux et écrivez de jolies chansons … Nous pouvons écrire une jolie chanson mais c’est une jolie chanson qui va vous secouer aussi mais c’est sur le point. Donc, cet été, nous organisons beaucoup de festivals en Europe et nous attendons d’autres superbes territoires d’ici la fin de l’année et au début de l’année prochaine, mais je profite de cette période pour commencer à écrire des chansons et en rassembler car nous savons que tant qu’ils disent: « Êtes-vous prêts à faire un album? » Nous pouvons commencer avec au moins 10 chansons et dire: «Très bien, on y va! On a une idée! C’est différent de ce que nous avions l’habitude de faire. Nous vivons maintenant dans cinq pays différents et nous nous voyons plus nous partageons des idées en ligne, envoyons des mixages et envoyons des choses. Alors avant d’avoir une session en studio, nous avons une ou deux pratiques de la chanson Let’s do it Alors maintenant, nous construisons des chansons pour préparer un autre album, espérons-le, mais il y a beaucoup de vidéos, beaucoup d’autres contenus que nous avons créés, des chansons acoustiques, des concerts que nous commençons à partager maintenant. Depuis l’année dernière, il y a toujours quelque chose qui sort. Nous sommes toujours en train de préparer quelque chose. Nous sommes comme de terribles petits enfants avec de la merde sur le visage, on ne peut pas les laisser seuls pendant cinq minutes et avoir confiance en ce qu’ils vont faire. nous faisons toujours quelque chose, vous savez que lorsque les enfants se taisent et que cela vous rend nerveux nous, vous dites « Où est ce petit abruti? » C’est comme nous. C’est comme: « Oh, ils ont été silencieux! Ils préparent quelque chose! » Il y a toujours quelque chose et c’est génial en ce moment.

Pour le public qui ne vous connaît pas encore, quelle chanson recommanderiez-vous? Est-ce votre préféré? Si non laquelle est-ce?

– Johnny
Le mien serait probablement, si ce n’était pas « An Irish Pub Song » pour des raisons évidentes, le titre de notre dernier album « Saints Preserve Us! ». Dans les quatre minutes et 10 minutes, peu importe la forme, cela vous donne une version actualisée de ce que nous faisons. Ce ne sont pas des trèfles et des manigances 24/7. Ce n’est pas lisse vibra reggae 24/7. Ce n’est pas du pur punk ou du punk rock 24/7. Tout se trouve quelque part au milieu.

– Frankie
C’est un bon point que Johnny a dit parce que c’est une chanson très unique. Même maintenant, il a sa base dans le Hard Rock et tout le reste, il a toujours cette qualité unique de notre part qui indique peut-être que vous devriez aller voir ce que font ces gars-là. Vous obtiendrez tout ce qui est fondamentalement un groupe punk rock, un groupe, un groupe rock, un groupe heavy, etc. La musique jouée était fortement stylisée par les éléments avec lesquels nous avons grandi individuellement puis en tant que groupe. Donc, il y a beaucoup de reggae, de musique folk écossaise et irlandaise, de street punk et d’éléments metal. Il y a toutes ces choses et cela représente simplement notre expérience de la musique dans cette vie. Mais, bien sûr, étant donné que nous avons une très forte origine écossaise et irlandaise, cet élément sera intégré même dans une chanson lourde. Vous allez avoir une mandoline ou un sifflement et comme ça, ça dit: « c’est lourd et je veux me briser moi-même mais je peux aussi boire une bière verte et aller chercher le pot d’or au bout de l’arc-en-ciel. Je suis tellement confus « Nous sommes définitivement un groupe pour les gens confus. Si vous êtes confus, nous sommes vos gars parce que nous sommes aussi confus.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

– Frankie
OK, je suis toujours un peu timide parce que, il y a deux nuits, je rêvais que notre guitariste Gabriel me chassait du groupe. Il y avait un grand bar sur la scène, comme au milieu de la scène, où tout le monde pouvait venir, mais le son de la machine à café me faisait mal et je ne pouvais pas entendre ce que je chantais. Alors j’ai merdé et vu le guitariste me chasser du groupe, je lui pose des questions très difficiles comme: « Est-ce que tu m’aimes bien, mon frère? Tu m’aimes bien? » et il pense le faire. Mais c’était juste un rêve, donc ça va! Tout est bien! Nous n’allons nulle part! C’est la seule expérience que je dois partager avec vous ces derniers temps. Mais nous serons là pendant un moment et c’est tout pour moi.

– Johnny
Un grand merci à tous ceux qui nous écoutent: vos auditeurs ou vos lecteurs qui ne vont normalement pas dans le sens de ce que nous faisons, vérifiez-le, écoutez-le et surprenez-vous. Surprenez-nous, présentez-vous et nous nous amuserons ensemble. À votre santé.


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Bare Teeth

Bare Teeth : les punks globe-trotter

Tout juste rentré d’une tournée en Asie, Greg de Bare Teeth est venu nous présenter son groupe lors du Hellfest 2019 ! J’ai rencontré quelqu’un bourré d’idées et qui se donne les moyens de réussir ! S’ils n’y arrivent pas, je n’y comprends plus rien !

Bonjour, comment allez-vous ?

Ça va très bien ! On est rentré mardi soir d’une tournée en Asie et on est arrivé dès le jeudi sur le Hellfest et le Knotfest autant dire qu’on sera aussi content de rentrer.

Vous avez réalisé un split avec Nerdlinger, Down Memory Lane et Shames, d’où vous est venue l’idée? Comment avez-vous choisi les groupes?

Alors c’est assez divers! L’idée du split record à quatre groupes me tenait pas mal à cœur parce que c’est quelque chose que j’ai connu quand j’ai commencé à écouter du punk rock. Il y avait beaucoup de splits qui se faisaient dans les groupes que j’écoutais. C’est un format qu’on trouve moins fréquemment maintenant mais j’ai toujours trouvé que c’était relativement cool pour aider les groupes qui sont sur le split à bénéficier de l’audience de chacun. Surtout que c’est pas mal aidé par les réseaux sociaux maintenant, ce qui n’existaient pas dans les années 90! Faire un split à quatre groupes c’est assez compliqué : il faut trouver les groupes qui sont dispo, qui ont des chansons originales et qui sont prêts à aller les enregistrer … mais aussi trouver les labels qui sont intéressés, voir les labels qui ont envie de pousser leurs groupes ou des trucs comme ça.

Au final, ça s’est quand même fait assez simplement même si cela reste un projet de longue haleine. « Shames » : c’est un groupe que je connais depuis longtemps vu que j’avais déjà partagé un précédent split avec eux au Japon. Sur la dernière tournée à Tokyo, on a pu rejouer 2 concerts avec eux donc les liens sont assez forts entre nous. Les deux autres groupes je les connais moins. « Down Memory Lane » : c’est un groupe canadien qui est chez « Thousand Islands Records » et quand j’ai contacté Bruno du label, il s’est montré super chaud pour le faire. Il y a eu différents aléas mais finalement ils ont été capable de produire quatre titres originaux. Et enfin il y a « Nerdlinger » qui m’ont été proposé par Daniel avec qui j’étais en contact. On l’a assez naturellement proposé à leur label « Pee Records » : un label australien qui est un des plus gros label de punk rock là-bas et qui marche plutôt bien. Je suis donc assez satisfait de cette sortie vu qu’on a des labels qui marchent bien, qui offrent de la bonne visibilité et qui croyaient vraiment au projet. On n’est pas une espèce de fonds de catalogue où on a sorti un split parce que cela coûte pas cher et puis on verra si ça se vend. Non, il y a vraiment eu un vrai taf de promotion et chaque groupe est investi. Ce fut une belle expérience!

Tom, votre bassiste s’est occupé du chant lead sur cet album d’où vous est venue cette idée?

Tom est au chant lead uniquement sur le titre « Running wild » et c’est quelque chose d’assez nouveau. Pour ce morceau en particulier, c’est une compo qu’il a proposé au reste du groupe et c’est sa première compo qu’il nous soumet de A à Z. Cela a été vraiment nouveau pour nous mais on a une réelle volonté de nous diversifier en termes de chant. Historiquement c’est moi au chant lead mais je pense que je vais garder des titres au chant lead et d’autres ce ne sera pas moi et où ce sera Tom ou Titouan, le deuxième guitariste. On va faire beaucoup d’essais jusqu’à la sortie du prochain album. Concernant les deux autres titres donc « Death Note » et « Storytellers », c’est toujours moi qui m’y colle.

Vous avez sorti un clip pour la chanson « Running Wild », comment s’est passé la réalisation? Avez-vous été aidé pour la conception?

Encore une fois « Running Wild » c’est une idée de Tom et on l’a laissé gérer son idée de A à Z. On a retravaillé avec Martin Genty de « I.Shot.Films » qui avait déjà réalisé les clips de « Parted Ways » et « Tomorrow Starts Today ». Là, ça a été un petit peu différent vu qu’on a eu une actrice qui a été choisie pour ce clip et qui est vraiment, comparativement aux précédents clips qu’on a sorti, on nous voit moins dans les clips et on voit plus une actrice. Les lieux aussi étaient assez différents : on a filmé dans une espèce de cuve à Roubaix. On voulait un lieu vraiment atypique un peu glauque qui montre justement l’enfermement et la claustrophobie. « Running Wild » : c’est un titre assez fort justement sur la démence et les choses comme ça. Donc voilà c’est une idée de Tom et on l’a vraiment laissé gérer de A à Z son idée et y compris pour le clip.

Cette chanson raconte l’histoire d’une personne enfermée dans une situation sans issue, et vous mentionnez le fait que cela arrive bien plus souvent qu’on ne le pense, est-ce quelque chose qui vous touche particulièrement?

Oui bien sûr. On suit pas mal de pas mal de groupes anglais avec qui on est potes et tout. Il y a une vraie prise de conscience sur les gens qui souffrent de problèmes mentaux, de difficultés, de choses comme ça. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. Voilà le délire punk: un peu viriliste et tout ça, c’est vraiment pas notre came ! On est vraiment dans l’entraide, dans le partage et dans le soutien. « Running Wild » s’inscrit dans ce cas de figure des gens qui parfois pètent un peu les plombs tout seul ou restent dans leur coin. Tendre la main: ce n’est pas quelque chose de compliqué; faire attention à ses potes aussi. On est dans la démarche.

Comment s’est passé le Punk Strike Festival et votre tournée au Japon?

Le Punk Strike Festival à Taïwan : c’était vraiment quelque chose de très très nouveau pour nous puisqu’on a déjà tourné deux fois en Chine l’année précédente et une fois au Japon. Personnellement le Japon c’est un pays que je connais très bien enfin relativement bien mais Taïwan ça a été la grosse découverte. C’est un pays auquel on ne pense pas forcément mais ils ont une très bonne culture rock et ils ont de très bonnes salles de concert. Le Punk Strike Festival : c’est un des petits festivals qui existent mais il en existe des bien bien bien plus gros. Ca s’est super bien passé.

On a joué quasiment tous les jours donc avec « Sucker » qui est un groupe chinois, avec « Smoking Goose » qui est un groupe coréen, avec « Johnny Pandora » qui est un groupe de Rock à Billy japonais. Absolument génial ! Les mecs qui ne sortent qu’avec leur Perfecto customisé avec les bananes et tout ça. En plus, ils sont mortels et sont venus nous voir à Yokohama parce qu’ils sont de là-bas. On s’est vraiment fait des potes et ils ont du merchandising trop stylé avec des peignes « Johnny Pandora » et tout ça. Ça défonce ! C’est une espèce de grosse colonie de vacances itinérante sur trois villes. On s’est vraiment bien marré !

Ils ont quand même essayé de nous bourrer la gueule un nombre incalculable de fois avec leur Baijiu de merde. Ça goûte le pneu et le premier shot te râpe l’intérieur mais un truc sévère. On a le droit à deux goûts le 54 degrés et le 58 degrés… Le premier soir à Taïwan on s’est mis une cuite phénoménale mais toujours dans une super bonne ambiance avec des mecs super à l’écoute des groupes qu’ils font jouer. On espère bien y retourner l’année prochaine sur un festival un peu plus gros si tout se passe bien.

Et puis le Japon comme d’habitude, on est fan et on y a déjà tourné. Je connais très bien le Japon ! Les shows étaient chouettes : on a fait quatre shows à Tokyo, c’est un peu trop mais le but était vraiment de nous faire des contacts. Certains shows ont vraiment super bien marché avec un public hyper réactif et on a des fans qui nous ont suivis sur quatre dates. Donc voilà ça c’était chouette ! La dernière date à Yokohama a été dantesque !Un public présent en masse, des potes qui étaient venus nous voir qu’on n’avait pas vu depuis longtemps, ça a été exceptionnel !

Pour l’année prochaine, on parle peut-être d’un tour support sur un gros groupe de punk rock américain si tout se passe bien et si les dates collent mais on va tout faire pour que ça colle !

Si vous deviez présenter votre groupe avec une chanson, laquelle serait-ce? Est-ce votre préférée parmi vos albums?

Perso je trouve que « Running Wild » est très très bien dans le sens où ça apporte de la nouveauté par rapport à Bare Teeth. Ca reste dans ce qu’on est et ce qu’on représente. J’ai aussi un petit faible personnel sur « Storytellers » qui parle de courir après ses rêves et c’est exactement ce qu’on fait ! Si on regardait à la dépense, on resterait à Lilles! Ce qu’on veut c’est jouer un maximum, s’offrir à un maximum de public et donc on fonce et on verra bien ce qui arrive plus tard.

Avez-vous un groupe, ici au Hellfest, avec qui vous rêveriez de partager la scène?

Là tu me poses une belle colle. En fait, il y a énormément de groupes que je kiffe au Hellfest. Maintenant si je dois m’en tenir à la programmation de cette année, je pense qu’une petite tournée avec « The Descendents » ça serait quand même salement stylé !

Avez-vous des anecdotes de tournées (drôles ou marquantes) à nous raconter?

Si je dois te raconter toutes les cuites qu’on a pris, ça va durer longtemps ! Si, j’ai une super anecdote de tournée ! Quand on était à Kaohsiung sur la première date à Taïwan, j’étais rentré me coucher à l’hôtel vu que j’étais salement bourré. Rock, notre nouveau batteur, avait fait pareil! Par contre, Tom et Titouan avaient vu qu’il y avait des salons de massage et ils se sont demandés si c’était réellement du massage ou autre chose… Après s’être baladé en ville à 4 heures du mat et après s’être fait alpagué par des gonzesses, Titouan directement par les couilles et Tom en train de se faire ploter le téton, ils n’ont eu aucun doute sur le fait que le massage était totalement facultatif !

Comment voyez-vous l’avenir de Bare Teeth?

De la tournée, de la tournée, de la tournée et de la tournée ! On vient de signer chez Sub Cultura Booking qui est un tourneur allemand. Donc là, on espère faire de plus en plus de dates en Europe. C’est plus ou moins notre objectif sur la fin de l’année. Retourner en Asie l’année prochaine en fonction des disponibilités Et toujours dans nos cartons, la préparation du vrai premier album. Une majorité de titres est en chantier voire quasiment finalisé mais voilà on ne veut pas précipiter les choses ! On veut faire de la préproduction et éventuellement aller enregistrer… Enfin pas seulement poser nos titres en studio mais pourquoi pas bosser avec un producteur qui va pouvoir aussi nous donner du recul sur nos titres. Je pense que l’année 2020 va être rapidement cramée en tournée et en enregistrement avec très probablement une sortie d’album en 2021.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

Venez ! On ne mord pas et on s’amuse bien ! Nos foies sont totalement à l’épreuve du Baijiu chinois et des Taïwanais. On en a rien à cirer. Donc venez qu’on s’amuse, qu’on se rencontre et qu’on vive des expériences intéressantes !


Vous voulez en savoir plus sur Bare Teeth?


Devenez un Shadows grâce à Shaârghot !

Devenez un Shadows grâce à Shaârghot !

Que donnerait l’esprit et la musique metal dans un univers comme Fallout ? Shaârghot bien sûr !
Brun’o Klose, guitariste du groupe, est venu répondre à nos questions au Hellfest 2019 et nous présenter l’histoire qui tourne autour de ce drôle de personnage qu’est Shaârghot ! Si vous ne les connaissez pas encore, c’est le moment qu’on vous les présente car on risque de les voir partout d’ici quelques années !

Bonjour, comment allez-vous ? Qu’est-ce que cela vous fait de jouer ici, au Hellfest, un des plus gros festivals metal d’Europe?

Bonjour ! Jouer au Hellfest : c’est pour nous une consécration. Ça fait peu de temps qu’on existe : 4 ans. On connaissait le Hellfest en tant que festivalier mais s’y retrouver en tant qu’artiste, c’est très plaisant.

Vous évoluez dans un univers Cyberpunk/post-apocalyptique, pourquoi avoir choisi cet univers?

On ne l’a pas choisi; c’est lui qui nous a choisi. On est tous un peu habités, surtout Étienne et moi-même, par tout cet univers post-apo et on trouvait qu’il n’y avait pas vraiment de représentant sur scène de cet univers-là. Maintenant on a comblé le vide. Bien sûr, une des plus grandes références c’est Mad Max mais il n’y a pas que ça. Étienne a créé toute une histoire en fin de compte. Shaârghot c’est une histoire qui a des tenants et des aboutissants. C’est surtout basé sur un chaos qui commence à régner dans la société et qui fait qu’à un moment donné ça commence à basculer d’où le côté post-apo. C’est tout simplement ça.

Vous vous êtes créés des personnages, quelle est l’histoire de ces personnages ainsi que celle de votre groupe?

– Brun’o Klose
En fait l’histoire centrale c’est Étienne donc Shaârghot. C’est une personne qui essaie d’avoir et de garder un certain pouvoir physique et qui fait une expérience sur lui même mais celle-ci, en fin de compte, échoue. Elle met en avant tous les côtés un peu sombres de sa personnalité et, en plus de ça, il y a une espèce de champignon qui commence à envahir le corps et notamment la peau et c’est pour ça qu’elle devient noire et luisante. Il y a tout ce côté sombre qui prend le dessus sur la raison. Je pense qu’on le voit un peu sur scène il est un peu habité. Quant aux autres personnages, ils sont issus de ce qu’on appelle les Shadows. Petit à petit, Shaârghot commence à créer une armée et les lieutenants sont sur scène en fait. Maintenant chacun a son histoire mais je ne peux pas encore les dévoiler parce que cela arrivera petit à petit.

– Moi
Donc on peut s’attendre à ça pour les prochains albums ?

– Brun’o Klose
Oui tout à fait !

Sur votre page Facebook, il est marqué que vous cherchez à organiser une immense fête aidés de vos shadows. Sauriez-vous nous expliquer ce qui se cachent derrière le nom « Shadows »?

Eh ben voilà. En fin de compte ce sont les personnes qui s’injectent le « virus » qui deviennent les Shadows.

Votre album s’intitule « The Advent of Shadows », raconte-t-il leur histoire?

En partie oui. Il y a beaucoup de réponses qui sont apportées dans le deuxième album vis-à-vis des questions qu’on pouvait se poser sur le premier. Il y a aussi des nouveaux personnages qui arrivent avec cet album-là comme les mantes que vous avez pu découvrir à la fin du set (Hellfest 2019). On commence à avoir un peu de nouveaux personnages et ceux qui étaient sur le premier album commencent à un peu évoluer au niveau physique.

Shaârghot Mantes

Quelle est votre approche vis-à-vis de la conception de cet album par rapport aux précédents? Avez-vous modifié votre manière de travailler ou est-ce juste la continuité de l’histoire ?

Alors c’est une continuité de l’histoire. On continue à révéler certaines choses. Maintenant sur le travail, en lui-même, de l’album il a été beaucoup plus structuré. Autant le premier album a été fait à la maison, là il y a toute une structure qui a été mise en place. Étienne retranscrit certaines mélodies que Clem-X, le bassiste, essaie de transformer en musique. C’est un grand travail parce qu’il n’est pas facile Shaârghot. Forcément ! Une fois qu’il commence à y avoir un embryon, j’interviens pour avoir un œil extérieur. Une fois le morceau terminé, il part chez notre ingé son qui est aussi notre producteur et qui arrange le morceau. Ce n’était pas le cas sur le premier album mais c’est présent sur le second. Il y a tout un travail assez long en fin de compte et fastidieux.

D’où vous est venue l’idée de combiner l’électro et le metal?

– Brun’o Klose
Parce qu’on écoute ça !

– Moi
C’est quand même deux univers qui sont très opposés à la base.

– Brun’o Klose
Oui mais ils se complètent vraiment bien si c’est équilibré. On écoute tous un peu Combichrist, Punish yourself et on a découvert assez tôt Rammstein. On écoute vraiment des groupes qui marient un peu les deux et, en fin de compte, on était toujours sur certains groupes un peu… pas déçus mais un peu sur notre faim. A un moment donné, on s’est dit : » Mais pourquoi on ne le ferait pas aussi nous? » en mettant vraiment ce qu’on a envie d’entendre. C’est comme ça qu’est né le combo métal / électro même un peu punk dans l’esprit par moment.

Vous venez de sortir votre nouveau clip non censuré « Z//B » sur PornHub, c’est assez particulier non? Pourquoi avoir choisi cette plateforme? Avez-vous suivi les commentaires de votre vidéo? Si oui quels sont ceux qui vous ont le plus marqué?

– Brun’o Klose
Pourquoi Pornhub? Alors là ! (Rires) Parce qu’en fin de compte Youtube il fallait censurer certaines choses mais par contre Pornhub tu peux pas, tu censures pas. C’est assez rigolo et puis ça passe bien. Maintenant les commentaires sur Pornhub, moi, j’en ai vu qu’un qui était assez rigolo.

– Moi
Celui qui a été partagé sur votre page Facebook, je suppose ?

– Brun’o Klose
Ouais c’est ça, oui ! C’est le seul que j’ai eu pour l’instant je ne sais pas s’il y en a d’autres. C’était assez rigolo d’ailleurs !

Shaarghot Commentaire Pornhub

D’où vous sont venues les idées de cette vidéo? Avez-vous été aidés?

Toujours pareil ! C’est Étienne qui a son univers dans sa tête ! Il voyait un clip, cette fois-ci, très esthétique. Racontant une histoire certes mais avant tout esthétique avec une atmosphère et avec de l’éclairage. C’était très très important ! Pour la réalisation et les captations, on travaille avec Teddy Masson qui jusqu’à présent nous a fait tous les clips. Il a commencé avec nous il y a quatre ans où on faisait un clip en une après-midi dans une cave à Paris. Le premier clip de Shaârghot a été fait en 7 heures. En 4 ans, on est passé de 7 heures à 6 jours et on est passé de 27 degrés à 5 degrés puisque Z//B a été tourné à 5 degrés.

Parmi vos albums, quelle est votre chanson préférée ? et pourquoi?

C’est très compliqué. Il y en a deux : il y a « The Way » du premier album que je trouve envoûtante sur scène et « Kill Your God » du deuxième.

Que pouvez-vous nous dire sur l’avenir de Shaârghot?

On va continuer nos concerts; on en a quelques-uns là où on va jouer notamment avec Oomph!, Dagoba, Black Bomb A, … Il y a quelques dates qui arrivent dont je ne peux pas encore parler sauf une : on sera à Paris le 11 octobre au petit bain. On y sera tout seul. Après on va jouer certainement aussi à Nantes en novembre et après il y a d’autres dates : encore une date à Paris… Je ne peux pas encore tout dire…

On arrive à la fin de l’interview. Auriez-vous un message à faire passer à nos lecteurs ?

C’est moi qui ai les tickets pour bouffer ! Bah bien sûr ! Je vais faire dans le traditionnel : on remercie les gens qui nous suivent, nos fans, ainsi que les gens qui participent aux clips. On a fait des crowdfunding pour tourner les clips. Les gens sont de plus en plus nombreux à nous suivre et on les en remercie vraiment énormément !


Vous voulez en savoir plus sur Shaârghot?


Balls Out

Sex, cars and rock'n'roll avec Balls Out

Le Hellfest 2019 a aussi été le lieu de rencontre de certains groupes qui n’y jouaient malheureusement pas. Parmi ceux-ci, Sony de Balls Out a pris le temps de répondre à nos questions sur son groupe et de nous le faire découvrir ! C’est avec beaucoup d’humour qu’ils avancent et créent leurs morceaux.

Bonjour,
Avez-vous un groupe, ici au Hellfest, avec qui vous rêveriez de partager la scène?

Le groupe avec qui j’aurai aimé jouer là sur cette affiche … J’ai découvert Tesla ce matin : Terrible ! Hier, j’ai vu Whitesnake pour la première fois en live : grosse claque dans ma gueule, c’était fabuleux ! Les mainstages font rêver. Mais les scènes comme le « Temple » ont une acoustique qui te mettent dans une atmosphère où vraiment tu sens tes organes vibrer. Et putain, c’est bon ça! J’adore ! Franchement, toutes les scènes se valent. C’est merveilleux !

Votre album s’intitule « Let me in (I know someone inside) », d’où vient ce nom?

Alors ce nom est issu de mon initiative. Si tu veux tout savoir : je me baladais en tant que bon touriste sur Paris et je suis passé devant un stand de capotes. Je te promets ! Sur une capote, j’ai vu ce mot et étant donné les paroles qu’on a dans notre groupe qui tournent dans cet environnement. J’ai appelé les gars et j’ai dit : « Oh putain les gars, je vois trop ça pour un album! » Au début on ne m’a pas forcément pris au sérieux mais maintenant voilà le résultat : on a pondu la chanson qui correspond et on a fait l’album. Comme quoi on est né d’une connerie ! Tu peux l’interpréter différemment. Bon après, il a une connotation très claire mais ça laisse un peu le mystère !

Quels sont les thèmes abordés par les chansons de cet album?

C’est essentiellement du cul, soyons clair ! On va dire à 75%. Le reste, c’est un peu la vie de groupe en tournée, sur les routes et au sein du band. La manière de s’éclater et la vie à 100 à l’heure sur la route. On ne parle pas de la philosophie de Kant, ça reste assez rock’n’roll.

Quelle est votre approche vis-à-vis de la conception de cet album par rapport à l’EP précédent? Avez-vous modifié votre manière de travailler?

On a pris un peu plus de temps sur la composition. Il y a des morceaux créés entièrement tandis que sur l’EP il y avait des pistes qui étaient déjà existantes qu’on a retravaillé. Là, on a vraiment essayé de produire quelque chose qui sort de notre formation et on a eu beaucoup de répétitions hebdomadaires pour qu’on sorte un produit qui nous corresponde. On a fait le premier EP en guise de carte de visite : « Voilà Balls out, c’est ce premier nom qui sort de nulle part, de Nice, et on ressemble potentiellement à ça » Vraiment un premier album où on pose nos couilles et qui nous représente.

Parmi vos albums/EP, quelle est votre chanson préférée ? et pourquoi?

Je pense que c’est « Let Me in » parce qu’elle a un côté assez groovy. Il y a un passage de basse pendant le break que j’aime beaucoup. C’est un tempo assez lent pour nous on est sur du 75 BPM je pense. Dans l’esprit de « Black Sabbath » et t’as vraiment envie de secouer la tête sur ce morceau. C’est mon son préféré; il fait vibrer ! Même quand on joue en répète entre nous, on s’éclate vraiment !

Pour cette tournée, vous annoncez des petites surprises et un show différent bien que restant rock’n’roll, pourriez-vous nous en dire plus sur ces petites surprises et en quoi le show sera différent?

On a des petites surprises en terme de show visuel. Pour cela, il faut venir nous voir. Et pour les mois suivants… Bah écoute là, je te mets dans la confidence, on commence déjà à composer le second. On avait déjà des idées, en faisant le premier, sur un futur. On prévoit une grosse surprise d’ici fin d’année sur un morceau qui va sortir en 2019.

Vous avez fait la première partie du concert soldout de Clutch à l’Elysée Montmartre, comment s’est passé cette collaboration?

– Sony
C’était le 15 décembre dernier en 2018. C’était fantastique! L’environnement m’a beaucoup plus surpris que le peuple face à toi. C’est la première grosse scène puisqu’on était à 1200-1500 personnes. Nous, on sort d’un trou paumé à Nice et ça nous a bien mis en avant. C’était super! La salle est sublime et, quand tu rentres, tu vois toutes ces structures et tu te dis : « Putain ! T’as pas une salle derrière où on va jouer? Nous, on est habitué à ça. » Et non, on te dit : »Tu vas ouvrir pour ce groupe ! » Quand ils te mettent dans l’ambiance, qu’ils font le noir sur scène et que c’est toi qui ouvre. C’est juste magique ! C’est vraiment une consécration, une belle entrée de gamme ! Ça nous a fait très très plaisir et ça nous a fait prendre beaucoup d’assurance et de l’ambition pour continuer. On a vraiment eu un public assez réceptif et réactif. C’était super ! Après on a fait de belles rencontres suite au live donc… Une très belle expérience!

– Moi
Quel genre de rencontre ?

– Sony
Non mais des gens qui sont venus nous voir. On a fait des rencontres et échangé des cartes, coordonnées, etc… Des gens qui me disent : « Les gars c’était super! Ça nous a vraiment plu! », c’est fantastique, ça fait vraiment plaisir!

Avez-vous des anecdotes de tournées (drôles ou marquantes) à nous raconter?

Drôles ou marquantes …. C’était pour le Hell session l’an dernier, on a fait le off du Hellfest en 2018. On s’est tanké un peu sur l’autoroute. C’était le matin, le retour en voiture, et il fallait emmener tout notre matos. Notre batteur devait conduire et on a somnolé. Le problème était que tout le monde somnolait : le conducteur y compris. On a eu très peur et on a eu de la chance! On s’est pris la glissière de sécurité à 130 à l’heure, ça nous a tous bien réveillés! On ne dormait plus après on était tous au taquet. Après des conneries de scène, des trucs qui arrivent à tous les groupes : un blanc, … C’est le rock !

Comment voyez-vous l’avenir de Balls out?

Je le vois plutôt bon, plutôt Bercy, Stade de France, des machins comme ça … (Rires) On a beaucoup de projets. Tout ce qui tourne autour de nous en ce moment nous motive à continuer et à produire d’avantage de qualité. L’avenir du groupe, perso, je le vois plus haut… Faut taper au dessus ! On a l’ambition et il faut qu’on développe un caractère plus professionnel parce qu’on commence à voir que ça marche.

On arrive à la fin de l’interview. Auriez-vous un message à faire passer à nos lecteurs ?

Déjà pour les lecteurs qui ne nous connaissent pas encore : Si tu aimes écouter AC/DC, Kiss, Motörhead et toute cette ambiance, tu vas adorer Balls Out! C’est notre came à nous aussi et on produit des choses très très similaires. Et pour tous les fans : je vous aime les gars ! (Rires) Non pour tous les fans : restez à l’écoute, on a de très belles surprises à venir et on est sur la compo du second !


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Dagoba

Un nouveau départ pour Dagoba

C’est sous un soleil de plomb au Hellfest 2019 que j’ai recontré Werther et Ritch de Dagoba. Deux personnes très sympathiques et qui savent vous mettre à l’aise en quelques secondes. On les sent passionnés par ce qu’ils font et, malgré un passé douloureux, leurs envies se concentrent aujourd’hui sur le futur ! « Black Nova » est, pour eux, un nouveau départ vers de grandes choses.

Salut comment allez-vous? Que pensez-vous de jouer ici, au Hellfest?

– Werther
C’est un grand honneur ! C’est la cinquième fois pour Dagoba. C’est toujours un immense plaisir d’être ici et on a beaucoup d’affection pour ce festival parce qu’il a marqué notre carrière. C’est le premier avec Ritch et le nouveau line up du groupe. Il a déjà joué au Hellfest avec son autre groupe, Déluge, il y a deux ans mais c’est un nouveau challenge et une belle édition. On est très contents d’être là cette année et on va proposer un show un peu unique. On a hâte d’être sur scène.

– Ritch
Oui, ça fait énormément plaisir de revenir ici. Je ne suis pas venu l’année dernière et je vois que ça a encore beaucoup changé en deux ans. Les infrastructures sont incroyables. L’affiche est complètement dingue. Je pense que aujourd’hui ça va être fou. On revient d’une grosse tournée en Asie où on a fait la Chine et le Japon. On a eu 36 heures de repos pour le décalage horaire mais on est complètement remonté à bloc ! On a bien dormi, on va commencer l’apéritif tranquillement et puis on va essayer de retourner tout ça. Et puis ensuite, moi en tout cas, je vais rester pour profiter du week-end avec tous les copains. Et comme tu dis Werther : C’est un honneur de venir ici.

Sur votre page Facebook, vous définissez « Black Nova » comme étant l’album le plus fort que vous n’ayez jamais réalisé. Est-ce vis-à-vis de la musique ou des thèmes abordés dans vos textes?

– Werther
Les deux. Je pense que cet album est un énorme challenge pour le groupe de par le passé, de l’histoire du groupe et de par les scissions qu’il y a eu. C’est un challenge; pas dans le sens artistique à proprement parler où il n’y avait pas de panne de composition mais je pense qu’il y a eu des commentaires qui étaient plus que négatifs et non justifiés. On a complètement assumé ce qui s’est passé et on est fiers de remettre le groupe plus haut que ce qu’il était auparavant. Je crois que c’est la plus belle victoire mais c’est sans amertume ni regrets. Il faut avancer. Et puis surtout, on a vraiment pu faire ce qu’on voulait de A à Z que ça soit en prod scénique, sur album, en enregistrement et en mixage : sur toutes les étapes de l’album. On était enfin en raccord avec ce qu’on voulait vraiment faire et on a voulu prendre une nouvelle orientation : changer de typo, … C’est un nouveau départ !

– Ritch
Moi qui suis là depuis une bonne année et demie maintenant et qui écoutais Dagoba depuis le collège, c’est vrai que l’on voit vraiment qu’avec cet album il y a eu un pas en avant monstrueux comparés à ceux d’avant. Au niveau de la production comme dit Werther, de la typo, de la mise en scène, … il y a énormément de maturité dans cet album. La ligne directrice est vraiment la bonne et c’est énormément de bonnes choses pour l’avenir.