Cellar Darling

Live Report : Cellar Darling + Kassogtha - Paris - 17.04.22

La galerie photo complète de la soirée est disponible iciCellar Darling + Kassogtha – Paris – 17.04.22

Cette date je l’attendais avec impatience, et sans vouloir spoiler la suite du report, je peux déjà te dire que ça en valait la peine. D’abord annoncée en septembre 2021, puis reportée en mars 2022 pour cause de restrictions sanitaires, puis à nouveau reportée en avril 2022 pour cause de travaux dans la salle initialement prévue, c’est finalement le 17 avril 2022 sur la scène du O’Sullivans Backstage que Cellar Darling se produit à Paris.

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore le groupe, Cellar Darling c’est un trio folk metal suisse formé par trois anciens membres d’Eluveitie : Anna Murphy au chant, flûte, claviers, vielle à roue, Ivo Henzi à la guitare, et Merlin Sutter à la batterie. Sur scène, ils sont accompagnés par Nicolas Winter à la basse.

En arrivant sur place quelques minutes avant le début du concert, je suis surprise de voir que les musiciens sont déjà au stand de merch. Chacun prend le temps d’échanger avec les fans venus nombreux pour l’occasion. La dernière fois que le groupe a joué à Paris, c’était en 2019. Les retrouvailles semblent très attendues. Pour ma part, ce sera la toute première fois « en vrai ». J’ai en effet découvert Cellar Darling assez tard et je me suis intéressée réellement à eux lors de la « Lockdown Content Campaign » lancée juste avant leur premier live streaming, en mai 2020. C’était d’ailleurs l’objet de l’un de mes premiers articles dans le webzine (à retrouver juste là https://www.metal-overload.com/cellar-darling-en-campagne-puis-en-live/ ).

Cellar Darling Kassogtha

Kassogtha, une première partie sans concessions

Mais avant la pizza, il y a l’apéro. En guise de Mojito, c’est Kassogtha qui ouvre la soirée. Le quintet Suisse ne m’est pas inconnu puisque nous avions partagé l’affiche sur une date belge de leur tournée en 2018. Deus Ex Machina (c’est ainsi que la formation s’appelait à l’époque) a fait du chemin depuis quatre ans, je suis ravie de les retrouver et de constater l’évolution du groupe. Outre le changement de nom, Stephany met aujourd’hui beaucoup plus en avant la voix clean et c’est le guitariste, Mortimer, qui prend les growls.

Kassogtha
Kassogtha

Avec un death metal à tendance mélodique, le style musical de Kassogtha est assez éloigné de la tête d’affiche de la soirée. Pour autant, le groupe est bien accueilli pour leur première date parisienne avec un public réceptif et enthousiaste. En juin 2020 déjà, ils avaient côtoyé la même scène que Cellar Darling lors du live streaming Tohuwabohu Festival aux côtés d’Illumishade et Samael. Kassogtha envoie du lourd sur un set maîtrisé et s’en donne à cœur joie pour chauffer la salle. Pendant le concert, on découvre en avant-première le titre « Before I Vanish » qui est sorti avec un clip quelques jours plus tard (https://www.youtube.com/watch?v=2X4zFyjwcY8). Il s’agit du deuxième extrait de l’album « rEvolve » qui paraîtra à l’automne 2022 sous le label Klang Machine Records dont fait partie Merlin Sutter, le batteur de … Cellar Darling. Après une quarantaine de minutes de set dans une ambiance lumineuse plus que tamisée (ingé light en grève ?), Kassogtha quitte la scène sous les applaudissements. Une petite photo souvenir avec le public puis direction les backstages et le stand de merch. Une première partie de qualité qui aura ravi l’audience.

Kassogtha

Changement de plateau, on se rafraîchit rapidement et retour dans la « fosse » pour pouvoir ramener quelques clichés. Je prie pour que la scène soit plus éclairée et moins enfumée que sur la prestation de Kassogtha.

Cellar Darling, la grosse claque folk

Un peu avant 21h, Cellar Darling monte sur scène, chacun s’installe puis les premières notes de « Pain » viennent percer le silence. Une formidable énergie se dégage rapidement et, dans les premiers rangs, on ressent le souffle de la grosse caisse martelée par Merlin Sutter. Le son est vraiment top et ça fait plaisir d’entendre enfin en direct ces morceaux passés en boucle pendant près de deux ans. Les albums studios de Cellar Darling sont très bien, mais en live on récupère en plus toute l’émotion des musiciens, c’est juste magnifique. Globalement, les titres sont très nuancés, à l’image de « Death » qui te fait passer de la grosse disto à un solo de flûte parfaitement interprété qui semble suspendu dans le temps. Le mélange des instruments classiques avec les riffs metal est épatant et apporte légèreté et subtilité.

Cellar Darling
Cellar Darling

Les titres s’enchaînent rapidement, pas le temps de se laisser distraire. On entend notamment « The Spell » puis « Insomnia » avec un solo de vielle à roue épique d’Anna Murphy acclamée par le public. Je fais une pause sur les photos pour profiter pleinement de « Freeze », un titre assez court avec un refrain très puissant qui reste mon préféré depuis mes premières écoutes. Instant magique, je reste sous le charme.

La chanteuse prend un peu timidement la parole en milieu de set pour remercier l’audience et expliquer qu’ils sont très heureux de pouvoir être sur scène alors que le monde va mal. Malgré une certaine notoriété acquise ces dernières années, les quatre musiciens paraissent simples et accessibles. Pas de superflu ici. Sur scène, il y a le groupe en jeans noirs et baskets et leurs instruments. Peu de mouvements sur scène également, hormis les déplacements de la chanteuse vers ses différents instruments. Chacun reste à sa place et les interactions entre les membres se font plutôt par le biais de regards complices. Bref, une configuration efficace qui laisse toute la place à la musique et à l’émotion qu’ils dégagent ensemble. Cellar Darling fait partie de ces groupes qui n’a pas besoin d’artifice pour captiver.

Cellar Darling
Cellar Darling

Vient ensuite « Dance » , une masterpiece de dix minutes qui n’apparaît sur aucun des deux albums mais qu’on a pu découvrir avec un clip l’année dernière. Anna Murphy jongle subtilement entre le chant, la flûte, la vielle à roue et le clavier, c’est impressionnant. Retour sur le premier album avec « Black Moon » et « The Hermit » qui viennent compléter la setlist et c’est déjà malheureusement la fin du show. Bien entendu, on réclame un rappel, impossible de se quitter comme ça. Après quelques mots de remerciements, Cellar Darling entame une ultime chanson. Les premières notes de la très attendue « Avalanche », premier single du groupe sorti en 2017 (https://www.youtube.com/watch?v=NWMiBj0yDJg), résonnent sous les applaudissements du public qui chante chaque refrain avec ferveur et engouement.

Tu l’auras compris, j’ai passé une excellente soirée avec Kassogtha et Cellar Darling. Vu l’affluence qu’il y avait au stand de merch, je pense que nous étions nombreux dans ce cas-là. En toute logique, on termine la soirée au bar du O’Sullivans Backstage où, un peu plus tard, on sera surpris de voir passer difficilement parmi la foule, de manière totalement incognito, le trio Anna Murphy, Merlin Sutter et Ivo Henzi avec leurs instruments pour charger eux-mêmes leur van devant la salle.

 

Les prochaines dates pour Kassogtha seront exclusivement locales : le 14 mai 2022 à Frauenfeld, le 18 juin 2022 à Pratteln et le 27 août 2022 à Lausanne, villes suisses. On espère les revoir en France ou en Belgique rapidement.

Cellar Darling, quant à eux, seront de nouveau en France à l’occasion du Rock Your Brain Fest qui se déroulera le 24 juillet prochain à Sélestat en Alsace.

Plus d’infos sur les groupes :

Kassogtha : https://kassogtha.com/

Cellar Darling : https://www.cellardarling.com/

 

Galerie photo complète du concert ici : Cellar Darling + Kassogtha – Paris – 17.04.22


Noise On Stage - Le Tetris 26.02.22 - Live Report

Noise On Stage - Le Tetris 26.02.22 - Live Report

La galerie photo complète est disponible ici.

 

Le dernier weekend de février, j’ai mis les voiles direction Le Havre pour une soirée rock 100% féminin organisée par l’association New Noise. Et comme c’était dingue, je me suis dit qu’il fallait que je te raconte.

Noise on Stage

L’événement baptisé « Noise on Stage » a lieu au Tetris, une structure culturelle implantée dans le fort de Tourneville qui surplombe Le Havre. Les concerts de ce soir se tiennent dans la « petite » salle, le Rubik’s Club, dont la capacité d’accueil est tout de même de 200 personnes (debout). Et nom d’une pinte, ça fait quand même du bien de se retrouver le cul dans le vide et posé sur ses baskets pour un concert !

A l’affiche, on retrouve trois girls bands aux styles différents, la soirée s’annonce variée. Anarchicks est un quatuor de punk rock venu tout droit de Lisbonne, Jades débarque de la région parisienne avec des titres typé hard rock, et enfin, Les Filles d’Odin sont originaires de Rouen et proposent un set de covers rock/punk d’artistes principalement féminines comme L7 ou Joan Jett.

Noise on stage

Un pari risqué donc pour New Noise puisqu’aucun groupe local ne se produit ce soir-là. Il faudra compter sur la curiosité du public aux alentours pour remplir la salle. Avec un tarif d’entrée relativement élevé (mais justifié) pour les billets achetés sur place (16€), le pari est d’autant plus risqué.

Au cours de la soirée, j’échange quelques mots avec Nicolas de New Noise qui m’explique comment ils ont monté ce plateau : « J’ai découvert les groupes sur YouTube, j’ai tenté ma chance et elles ont toutes accepté. On a essayé de trouver d’autres dates sur la route pour Anarchicks mais on a eu peu de réponses, et celles qu’on a reçues étaient négatives malheureusement ».

 

Le live

A 20h30 pile Les Filles d’Odin donnent le coup d’envoi. Nous sommes seulement quatre quand les premières notes retentissent mais le public arrive rapidement. Le départ est un tantinet timide, les Filles n’ont visiblement pas l’habitude de grandes scènes, mais elles ont le sourire et les applaudissements leur donne petit à petit confiance en elle. La formation reste très statique sur une moitié de la scène tandis que de l’autre côté on s’autorise un peu plus de mouvement. Les titres s’enchaînent de manière fluide sur des classiques du rock, et on aura également droit à une version revisitée du célèbre « Partenaire Particulièr(e) » qui semble avoir fait l’unanimité côté spectateurs.

Les Filles d'Odin

En trente minute, Les Filles d’Odin relèvent donc le défi de chauffer la salle pour la soirée. Le public est réceptif, les cinq musiciennes ont l’air comblé.

Les Filles d'Odin
Les Filles d'Odin

C’est l’heure du changement de plateau. Le bar n’étant pas dans le Club, celui-ci se vide entre les prestations des groupes, laissant le temps aux musiciennes de s’installer tranquillement.

Pour la suite, Jades ne m’est pas inconnu et je suis ravie de les retrouver sur la chouette scène du Tetris. Les franciliennes commencent leur set devant un public un peu plus dense, tout le monde est chaud et impatient après la prestation des Filles d’Odin. On change de style ici : chapeaux et paillettes sont de la partie et les guitares se font plus agressives, nous faisant basculer, semblant de rien, vers le hard rock voire une pointe de metal. L’ambiance dans la salle va crescendo, les interventions régulières de Lyndsay (bassiste chanteuse) et Cherry (guitariste choriste) entre les titres créent un lien privilégié avec les spectateurs. On aura même droit à quelques secondes de pogo en milieu de set.

Sur scène, ça bouge aussi pas mal malgré les chaussures à talon haut. Les quatre musiciennes jouent entre elles et se lancent des regards complices, une osmose qui fait plaisir à voir et se ressent dans la dynamique du groupe.

Jades

Le set d’une heure s’achève traditionnellement avec la célèbre reprise des Runaways, « Cherry Bomb ». La guitariste Cherry prend le chant principal, laissant le loisir à Lyndsay d’aller s’offrir un petit bain de foule dans la salle.

Jades
Jades

Deuxième pause. Après toutes ces émotions, direction le bar, histoire de se rafraîchir avant Anarchicks. Les portugaises entrent en scène pour clôturer comme il se doit cette folle soirée. Le voyage depuis Lisbonne n’a visiblement pas épuisé les 4 musiciennes survoltées qui jouent à fond la carte de la provoc’ et on est rapidement mis dans le bain. A peine sont-elles montées sur scène que la chaleur monte encore d’un cran dans la salle. Inutile de demander au public de s’approcher, ils sont déjà en front de scène ! Ça fait plaisir pour le groupe, mais je ne te raconte pas la galère pour prendre des photos ! Anarchicks sera ma bonne surprise de la soirée. Les quatre nanas sont hyper à l’aise sur scène et dégagent une énergie communicative impressionnante. Si elles passent près de chez toi un de ces jours, tu peux prendre ton billet les yeux fermés. C’est promis tu ne le regretteras pas.

Anarchicks

Et c’est déjà la fin de soirée. Pari réussi pour New Noise puisque la salle était bien remplie et le public du Havre semble avoir été conquis par Les Filles d’Odin, Jades et Anarchicks qui ont enflammé la scène du Tetris. Le stand de merch affiche une bonne fréquentation et, après un dernier verre, on repart le sourire aux lèvres en fredonnant quelques refrains.

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Un grand bravo aux trois groupes et aux équipes de New Noise et du Tetris qui nous ont offert un show de qualité sans accroc. Au total ce sont treize musiciennes qui ont tout donné, une jolie scène, un super son et une orga au top, bref une soirée dingue, je te l’avais dit !


Mennecy Metal Fest

Une soirée au Mennecy Metal Fest

La galerie photos complète est disponible ici.

Souvenez-vous, début septembre c’était la rentrée pour bon nombre d’écoliers, et quelques jours plus tard, avait lieu le Mennecy Metal Fest. Un événement qui a pris toute son importance pour la jeune rédactrice et photographe que je suis puisque je signais ce jour-là ma toute première accréditation officielle sur un fest’. C’est donc avec une certaine excitation que j’ai pris la route ce vendredi 10 septembre vers Mennecy. Après plus d’un an et demi de privation de concerts et de restrictions, autant vous dire que j’étais dans les starting blocks. Le MMF se tenait sur trois jours. Pour une reprise en douceur, je n’ai participé qu’à la soirée du vendredi.

Mennecy Metal Fest

Qui dit région parisienne dit forcément embouteillages, j’arrive donc sur le site du festival bien après l’ouverture des portes et je rate le premier groupe, Chaos E.T. Sexual. C’est la première fois que le MMF a lieu en extérieur et bien entendu, il pleut des cordes. Octane, qui passait juste après sur la Main Stage, se voit contraint d’interrompre le concert pour des soucis techniques liés à la pluie. Qu’à cela ne tienne, le public est déjà au rendez-vous, s’abritant sous les parapluies et les arbres, et le groupe termine son set une fois la météo calmée.

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Vient ensuite Akiavel. C’est LE groupe que j’attendais sur cette soirée, et je ne suis pas déçue ! Découvert au printemps dernier avec la sortie de leur single Frozen Beauties, je guettais leurs dates de concerts en espérant pouvoir assister à l’un d’entre eux. Le groupe n’existe que depuis 3 ans mais compte déjà un EP et deux albums à sa discographie. Ça travaille dur chez Akiavel, et le résultat est là. Les quatre musiciens enchaînent les titres avec une aisance déconcertante et embarquent de suite le public dans leur monde. Je reste captivée et fascinée par ce quatuor survolté sur toute la durée du set.

Mennecy Metal Fest Akiavel

On enchaîne avec les allemands de MasterPlan, la touche power metal de la soirée. Le quintet semble bien se connaître, le set est rodé et on distingue une certaine complicité entre les musiciens.

Mennecy Metal Fest MasterPlan

Et c’est l’heure de manger (oops, désolée si je te donne faim). Après toutes ces émotions, il est temps de se rassasier. On saluera la patience et la bonne humeur des bénévoles qui s’occupent de la restauration et de la buvette. Ça grince un peu des dents dans la file quand les frites se font désirer, mais on est agréablement servis avec le sourire. (Et il y avait même des crêpes pour le dessert, c’est pas royal ça ?)

Une fois le menu englouti, direction la Main Stage pour retrouver No One Is Innocent. Un classique auquel je ne m’étais jusqu’à présent pas intéressée, ça tombe bien, ils sont en pleine forme ce soir ! Ça saute de partout, ça tourbillonne et les effets de lumière sur la scène ajoutent encore plus de peps au set. Il faut être réactif pour espérer prendre en photo le chanteur ou les deux guitaristes qui se font une joie d’occuper tout l’espace qui leur est dédié.

Mennecy Metal Fest No One Is Innocent

Je fais ensuite une halte au niveau de la Eye_Stage, proposée par l’association MusikO_Eye. Une scène plus petite (mais pour autant pas en reste !) dédiée aux groupes locaux, et qui permet de se maintenir en condition le temps du changement de plateau sur la scène principale. C’est Heavyction qui s’y produit à mon arrivée, un groupe de thrash metal de la  région parisienne qui tranche bien avec le groove de No One Is Innocent dont je sors.

Mennecy Metal Fest Heavyction

Pour terminer la soirée (déjà !!!), retour à la Main Stage avec Phil Campbell and The Bastard Sons. Tout comme No One Is Innocent, je ne connaissais ce groupe que de nom grâce à la réputation du guitariste de Motorhead. Et c’est encore une chouette découverte, dans un style encore différent de tout ce qui s’est fait ce soir. On aura bien entendu droit à quelques reprises de Motorhead, notamment Ace of Spades et Killed by death. Parfait pour clôturer ce premier jour de fest.

Mennecy Metal Fest Phil Campbell

J’ai particulièrement apprécié la diversité de l’affiche et la qualité du travail des ingés son et lumière. Autant que je me souvienne, pas un seul larsen n’est venu titiller mes petites oreilles et on entendait distinctement tous les instruments, pas de crachouillis, c’était propre, la scène était vraiment superbe avec des ambiances différentes pour chaque groupe. Bref, un régal pour les yeux et les oreilles. Bravo !

Le MMF accueillait aussi des exposants tout au long du weekend. On retrouvait notamment Invaders Amp, un fabricant belge d’amplis et cabs guitare/basse qui proposait à l’essai quelques modèles ainsi qu’une masterclass le samedi matin. J’ai ensuite fait la connaissance de Saad Jones, un écrivain masqué (également batteur) avec qui on pouvait échanger via un protocole assez particulier mais cependant très pratique dans un environnement bruyant. Sur le même stand un représentant des éditions Flammes Noires, spécialisées dans le metal et le metal extrême, exposait de nombreux livres tous aussi dark les uns que les autres. Et enfin, j’ai rencontré Fred, alias Fred’Art, en  pleine séance de dessin, qui exposait ses superbes toiles des signes du zodiaques.

Mennecy Metal Fest Saad Jones
Mennecy Metal Fest
Mennecy Metal Fest
Mennecy Metal Fest

Rendez-vous en 2022 pour une nouvelle édition du Mennecy Metal Fest !


Jades

Retour sur le premier live streaming de Jades

Je dois avouer que je n’ai pas franchement l’habitude de m’imposer un horaire pour me mettre devant la télé. Pourtant, le 22 janvier dernier, je ne me faisais pas prier pour m’installer confortablement dans le canapé à 19h pétantes, une chope de mon breuvage favori à la main. Et pour cause, cela faisait quelques jours que je trépignais d’impatience de découvrir enfin sur scène Jades, un groupe de Rock’n’Roll exclusivement féminin de la région parisienne que j’ai découvert au printemps dernier avec la sortie de l’excellent clip « Be My Freak ». Pandémie oblige, c’est à l’occasion d’un live streaming dans les locaux de Regietek et Newloc que le groupe remonte sur scène après plus de 10 mois sans concert.

En attendant le début du show, le public est mis en attente avec la vidéo d’un serpent se trémoussant sur les magnifiques guitares du groupe. Pas de doute, on est au bon endroit !

Jades

Petit problème de synchro en régie ou souci technique, la diffusion du live démarre malheureusement quelques minutes après le début du concert. On doit alors se contenter d’un écran noir avec le son du live, puis on découvre finalement la scène sur les dernières secondes du titre « Misnake » qui ouvre la setlist.

Le son est plutôt bon. On entend distinctement les instruments et les voix, de quoi augmenter rapidement de quelques crans le volume de la télé pour apprécier pleinement le concert. La scène est superbement bien équipée avec de nombreux effets de lumières et des écrans dans le fond. Les équipes de Regietek et Newloc n’ont pas fait les choses à moitié ! Les différentes prises de vue donnent de la dynamique à la vidéo et permettent d’avoir tantôt une vision globale de la scène, tantôt des plans rapprochés sur les musiciennes. On regrettera par contre une qualité d’image plutôt moyenne rendant le visionnage sur grand écran moins agréable. Le live streaming a tout de même ses limites … (Ah la la, la meuf qui chipote !)

Jades
Cherry - photo Nicolas Chaigneau
Jades_Stage
photo Nicolas Chaigneau

Une fois passée la frustration d’être dans le canapé plutôt que devant la scène à encaisser les décibels, on profite de l’instant. Les demoiselles en imposent dès le début du live et occupent tout l’espace qui leur est dédié avec une certaine aisance. Malgré des déplacements limités dû aux contraintes de micros et de pedalboards, le show est assuré de bout en bout par les quatre musiciennes aux personnalités bien marquées. Elles semblent assez détendues et heureuses de se retrouver à nouveau ensemble sous les projecteurs, je les trouve tout simplement rayonnantes. Et autant te dire qu’elles ne sont pas venues pour caresser des licornes ! Des riffs accrocheurs, des solos mélodiques efficaces, des refrains qui restent en tête, bref un bon cocktail Rock’n’Roll avec, cerise sur le gâteau, cette touche de féminité qu’on ne peut s’empêcher de souligner.  Le son me paraît très proche de ce que l’on peut entendre sur leur EP. Pas de déception donc, ça sonne Jades et ça déboîte ! La recette explosive est là : un duo de guitares avec le son gras et baveux teinté de wah de Taïphen, complété subtilement par le son tranchant et moderne de Cherry (qui assure également les chœurs), la voix puissante de Lyndsay et ses lignes de basse qui te font vibrer jusqu’aux orteils, le tout posé sur le groove et la frappe précise de Chloé, alias « JazzySnake » à la batterie. Je reste juste admirative de chacune d’elles.

Jades
Taïphen - photo Nicolas Chaigneau
Jades
Lyndsay - photo Nicolas Chaigneau

Une poignée de chanceux devant la scène permettent au groupe de voir quelques visages familiers. Pour autant, les téléspectateurs ne sont pas en reste puisque Lyndsay et Cherry s’adressent régulièrement à nous entre les chansons, comme si nous y étions. Ça fait plaisir, on est contents de partager ce moment tous ensemble !

Le milieu du set est marqué par un interlude instrumental bien sympa, oscillant entre moments planant et rythmiques groovy. Si ce n’est que de l’impro (et ça y ressemble bien), celle-ci laisse deviner une vraie complicité au sein du groupe et une excellente maîtrise des instruments. Une fois de plus, chapeau Mesdames !

Jades
Chloé - photo Nicolas Chaigneau
Jades
Jades - photo Nicolas Chaigneau

Les 50 minutes de concert passent à une allure folle. Les dix titres (uniquement des compositions) sont relativement courts et s’enchaînent de façon très fluide. Jades a l’habitude de la scène et ça se voit. On retrouve dans la setlist notamment l’intégralité de l’EP « Misnake » sorti en 2018, mais aussi un tout nouveau titre interprété pour la première fois en live : « Scream For The Devil ». L’inspiration ne semble pas s’essouffler chez les franciliennes, ce dernier né annonce un avenir prometteur. Le set s’achève énergiquement avec « For Rock N’Roll », puis le groupe propose de rejouer “Misnake”, amputée de ses premières minutes en début de live.

Jades
Cherry - photo Nicolas Chaigneau
Jades
Jades - photo Nicolas Chaigneau

Il me tarde désormais de retrouver Jades en chair et en os. Pour te donner une idée du style, je dirais que c’est une formation qu’on aimerait voir en première partie de Guns n’Roses, Alice Cooper ou encore Halestorm. Alors, tu aurais aimé y être ? Rendez-vous sur la page YouTube de Jades pour une séance de rattrapage (lien ci-dessous, le concert commence vers 21’45).

Un grand merci à Nicolas Chaigneau, présent dans la salle pendant le concert, pour ses superbes clichés ! Et enfin, merci à tous ceux qui continuent de faire vivre le monde du spectacle et de la musique malgré la situation difficile. Stay Rock’n’Roll !

Juste après le concert, j’avais rendez-vous avec Taïphen, Cherry, Lyndsay et Chloé en visio pour leur poser quelques questions. L’interview est disponible en vidéo sur la page Facebook de Metal Overload, juste ici .

Et si vous l’avez manqué, retrouvez Chloé « JazzySnake » dans une interview croisée spécial batteurs parue en début d’année => Chloé, Max, et leurs histoires de fûts …


En croisière avec Orkhys et Remember the Light

En croisière avec Orkhys et Remember the Light

La galerie de photos complète du concert est disponible ici.

C’est sous une météo grisonnante que je prends la route ce samedi 24 octobre en fin de matinée, direction Paris, pour assister à la release party du tout premier opus d’Orkhys : « Awakening ». Le concert était initialement prévu deux jours plus tôt, mais l’instauration soudaine d’un couvre-feu à 21 heures sur une partie du territoire français a bouleversé l’organisation de nombreux événements. Certains ont été reportés ou tout simplement annulés, mais Orkhys et Remember the Light, qui partagent l’affiche, montrent une véritable volonté de se battre et de maintenir l’événement coûte que coûte. Rien que pour cela, je tire mon chapeau à ces deux formations.

Le rendez-vous est fixé pour 16 heures à la péniche Antipode, sur les quais de Seine. Malheureusement, quelques incidents techniques surviennent durant les balances et nous montons à bord du bateau avec près de 45 minutes de retard. Je me résigne alors : il faudra inévitablement quitter la salle avant la fin du concert pour être rentrée avant le couvre-feu, également d’actualité dans le Nord-Pas-de-Calais. Tristesse …

Péniche Antipode
affiche Orkhys RTL

Malgré le changement de date et l’horaire précoce, le public est au rendez-vous. Les soixante places disponibles ont été réservées, l’événement est sold-out dès le début de la semaine.

À peine entrée, j’esquisse un sourire en voyant la superbe batterie installée aux petits oignons sous les projecteurs. Un détail, me direz-vous ? Pas si sûre, la batterie fait partie intégrante de l’esthétique globale du show et là pour le coup, ça brille, ça attire l’œil et ça habille parfaitement le fond de scène dénué de backdrop et de roll-up.

Remember the Light

C’est devant une audience assise et masquée que Remember the Light entre en scène. Découvert pour ma part l’année dernière lors de leur unique date dans le Nord de la France, je suis ravie de les retrouver pour l’occasion. Le set débute avec « Blooming », dont le clip est sorti en 2019, puis vient « The Outcome ». J’apprécie particulièrement ce titre avec un thème jazzy magnifiquement interprété par Olivier au clavier.

Remember the Light
Stayn, Cécile, Grégoire, Bertrand

Les six musiciens affichent une bonne présence dès les premières notes. Pas de préchauffage, ça envoie tout de suite dans tous les sens en dépit de quelques soucis de son qui ne les déstabiliseront pas. Il s’agit du premier concert avec Axel à la batterie et Bertrand à la basse et growls. Malgré un changement de line-up récent, on devine une complicité grandissante entre les membres du groupe. Ils sont nombreux, mais chacun trouve sa place sur la scène qui pourtant n’est pas excessivement grande. Pas de timide chez Remember the Light, le partage de l’espace est équilibré et les interactions entre musiciens fréquentes. Les deux guitaristes charismatiques encadrent la scène et assurent le spectacle avec aisance, même sur les parties plus techniques, et on pourra compter sur la chanteuse et le bassiste pour le headbang. En fond de scène, batteur et claviériste expressifs, bien que cloués derrière leurs instruments, ne passent pas inaperçus non plus.

Remember the Light
Olivier
Remember the Light
Axel

La playlist comporte l’intégralité de l’EP « The Outcome » (2019), « I will Disappear », extrait de la première démo « Exilés » (2016), ainsi qu’un nouveau titre. En milieu de set, on nous propose une pause douceur avec une reprise de « Priscilla’s Song », tirée de la BO du jeu vidéo The Witcher, interprétée ici avec brio par Cécile et Stayn en duo voix/guitare acoustique.

À noter aussi, la participation de deux invités : Charlene Morgan (Priest of Steel, 22 Acacia Avenue) donne la réplique à Cécile sur « Stand Up For What You Are »; et Julien, ancien bassiste/growler du groupe sur « Heroes ». L’un comme l’autre marqueront les esprits par leur prestation parfaitement intégrée au reste du show.

Remember the Light
Julien
Remember the Light
Charlene

Musicalement, la recette Remember the Light est rodée : un metal mélodique travaillé qui laisse paraître les influences classiques du/des compositeur(s), des mélodies qu’on ne peut s’empêcher de fredonner plus tard combinées à des passages plus techniques, un chant tantôt lyrique, tantôt clair flirtant adroitement avec les aigus et pimenté de growls, le tout plongé dans un univers sombre. Les deux guitares gardent constamment l’équilibre, les soli se font entendre, c’est agréable ! On perd malheureusement la basse sur une partie du set suite à un problème matériel et on ne l’entend que trop peu le reste du temps. La batterie, dynamique et cohérente avec les autres instruments, se montre parfois très chargée et peu contrastée. Les orchestrations menées par le clavieriste surplombent subtilement le tout. Globalement le groupe s’en sort haut la main durant les 50 minutes de show qui passent vite, bien trop vite.

Le changement de plateau s’éternise un peu. Je vois l’heure tourner et Orkhys démarre finalement à l’heure où j’avais initialement prévu de partir pour être rentrée avant le couvre-feu. Je tire un peu sur ma marge « embouteillages » en croisant les doigts, j’ai vraiment trop hâte de découvrir ce tout nouveau projet sur scène.

Orkhys

Quoi de mieux pour lancer le set que le premier single du groupe, « The End Of Lies« , dont le clip a été dévoilé fin septembre ? Un titre pêchu aux sonorités heavy dont le refrain vous reste en tête au moins jusqu’au lendemain.
Le groupe n’ayant sorti pour le moment qu’un EP 3 titres, nous nous attendons à beaucoup d’inédits sur la setlist. Pour ma part, c’est uniquement sur les 20 premières minutes de la prestation que je devrai me faire un avis.

L’une des particularités d’Orkhys est l’introduction de parties de harpe, jouée par la chanteuse Laurene, sur certains titres. C’est le cas de « Guardians Of Our Lives« , également présent sur l’EP « Awakening » et interprété ici en début de set. Laurene est typiquement le genre de musicienne qui me captive. Je la vois prendre une grande respiration avant de commencer le morceau et puis c’est parti : les notes défilent avec une fluidité et une émotion déconcertantes, elle est concentrée mais semble détendue, parfaitement en phase avec son instrument. Instant magique.

Orkhys
Brice
Orkhys
Laurene

À la batterie, Jean Yves assure un jeu nuancé, ça tabasse aux blasts et tapis de double mais il sait se mettre en retrait sur les parties plus cool. Brice est le seul guitariste du groupe (mais aux multiples guitares !) ce qui laisse suffisamment de place à Julien pour se permettre quelques instants mélodiques à la basse. Le chant est principalement lyrique, parfois poussé à l’extrême, ponctué par des parties de voix claire. On aime ou pas, le rendu est cohérent, voire impressionnant.

Le jeu de scène se fait plus discret chez Orkhys, notamment guitare et basse, mais reste très prometteur pour les prestations futures.

Ce qui est plaisant avec Orkhys, c’est l’aisance avec laquelle ils mélangent les styles. C’est ainsi que pendant une partie de blast tu te dis : « Hey mais il y a 10 secondes on était sur un duo guitare acoustique/harpe, WTF ? ». On retrouve régulièrement une ambiance celte/médiévale comme le laisse deviner le logo du groupe, mais les amateurs de gros riffs agressifs et énergiques y trouvent également leur compte. En résumé, c’est varié et surprenant.

Orkhys
Julien
Orkhys
Jean-Yves

Tout au long du concert, je constate un public attentif et réceptif. Les conditions particulières ne laissent que trop peu de temps pour échanger vraiment avec les groupes et le fait de devoir surveiller l’heure et partir avant la fin me laisse un léger sentiment de frustration. Pour autant, je n’ai aucun regret d’avoir fait le trajet jusqu’à Paris pour ce show avec deux groupes de qualité dotés d’une motivation à toute épreuve.

Bien entendu, je repars avec quelques souvenirs.

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Shadow Pussies Live Lille

Shadow Pussies : Dernière Fête avant la Fin du Monde

En mars dernier avaient lieu les derniers concerts du monde « d’avant ». Depuis, les choses ont changé. Je profite aujourd’hui de ma double casquette rédactrice/bassiste pour vous proposer un Covid-Safe-Live-Report vu de l’intérieur.

Jeudi 1er octobre, 20h30. Je termine ma session de révision du set des Shadow Pussies, girlsband rock lillois que j’ai intégré cet été. Un coup de chiffon sur la Fender Precision avant de la glisser dans la housse, puis je prépare ampli, pedalboard et divers équipements à embarquer. Demain est un grand jour, nous jouons à la Gare Saint Sauveur à Lille. Mais alors, comment ça se passe les concerts Covid-Safe ?

Jusqu’au jour J, c’est la sensation d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. La semaine précédant le show, le gouvernement français annonçait de nouvelles mesures restrictives pour lutter contre la propagation du Coronavirus, parmi lesquelles la fermeture des bars à 22 heures dans les grandes villes, Lille y compris. Malgré cela, notre concert, organisé par la Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités et l’asso Koan dans le cadre de « La Dernière Fête avant la Fin du Monde », est maintenu.

Shadow Pussies
Shadow Pussies : Charlotte, Vanessa, Selene, Fanny juste avant le concert

Vendredi 2 octobre, ça y est, on y est ! Hier soir, l’événement était annoncé sold out, soit 80 personnes avec les restrictions actuelles. Nous jouerons dans la salle de projection, équipée de gradins, et le concert sera retransmis sur l’écran du bar. Depuis la veille au soir je piétine d’impatience. Je n’ai pas mis les pieds sur une « vraie » scène depuis plus de 9 mois et j’ai hâte de retrouver cette émotion si spéciale teintée d’euphorie, de stress et d’une sorte de fierté. Je termine ma journée de taf et je prends la route, direction Lille, pour rejoindre Charlotte, Selene et Fanny, respectivement guitariste/chanteuse, guitariste soliste et batteuse des Shadow Pussies.

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Vers 20h15, le public commence à s’installer. Environ 30 minutes plus tard, nous entrons en scène avec « Pussies in the Shadow », un titre assez bref, énergique et rythmé, parfait pour introduire le set. Le public est assis, masqué, et un siège vide sépare les groupes de personnes venues ensemble.

Depuis la scène on ne distingue que les premiers rangs, éblouies par les projecteurs. Mais dès la fin du premier titre les 80 personnes se font entendre : applaudissements et éclats de voix, nous sommes formidablement bien accueillies et on ne peut s’empêcher d’afficher toutes les quatre un large sourire.

La scène est bien grande, on a de la place pour se promener d’un bout à l’autre, sauter, secouer la tête, et il y a même une estrade pour la batterie où je peux aller squatter de temps en temps pour m’adonner à mon activité favorite sur scène : faire des grimaces à notre batteuse. Le son est très propre, l’ingé son nous a géré ça aux petits oignons.

Bien que le public soit cloué aux sièges, il ne se laisse pas prier pour participer en tapant des mains ou en chantant quand nous le sollicitons. On a l’impression d’avoir réussi à embarquer tout ce petit monde dans notre univers et, malgré la distanciation imposée, le courant passe vraiment bien.

Comme d’habitude, le set passe à une vitesse de dingue. Environ 50 minutes qui en paraissent à peine 15 quand on est sur scène et que tout se déroule bien. Notre dernier titre, une reprise du célèbre « Cherry Bomb » des Runaways, s’achève. Le public en redemande. Comblées, on se rééquipe et on entame « What You Lost » pour clôturer notre prestation.

Retour à la réalité, le bar ferme à 21h30, il est malheureusement trop tard pour partager une pinte avec les copains venus nous soutenir. Snif !

Hey, Charlotte (guitariste/chanteuse), t’en as pensé quoi de cette soirée ?

« Un concert Covid friendly ? Un peu bizarre sur le papier, mais quand on le vit, les choses sont plutôt bien faites ! Que ce soit l’accueil public qui devient assez protocolaire ou les spectateurs qui respectent généralement les gestes barrières. De plus, les gens sont tellement contents de pouvoir voir un concert après des mois d’abstinence que l’ambiance ne peut être que bonne ! »

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En conclusion, c’était vraiment très agréable de retrouver la scène avec des conditions aussi favorables, et ce malgré les restrictions en vigueur. Les occasions se faisant rares cette année, on se sent d’autant plus chanceux de pouvoir vivre ces instants remplis d’émotion, d’énergie et de complicité. Je vous invite fortement à vous rendre aux concerts organisés près de chez vous (ou loin si vous êtes du genre « rien ne m’arrête ! »), même si vous ne connaissez pas les groupes. Les organisateurs se donnent beaucoup de mal pour pouvoir rentrer dans les clous et faire en sorte que tout se passe bien. Leur plus belle récompense est de voir que le public est au rendez-vous et passe une bonne soirée tout en respectant les mesures mises en place. Je sais que le même soir, la Brat Cave, à Lille également, affichait complet pour une soirée metal avec les groupes Death Structure, In Hell et Virgil. Bravo à eux !

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Pour suivre Shadow Pussies sur les réseaux :


Cellar Darling en campagne puis en live !

Cellar Darling en campagne puis en live !

Le 13 avril dernier, devait avoir lieu le premier concert de la tournée européenne de Cellar Darling en compagnie du groupe Turilli / Lione Rhapsody. Pandémie oblige, toutes les dates sont annulées un mois plus tôt. Mais le trio ne se laisse pas abattre, tout de suite, ils proposent un live streaming pour compenser au mieux. La date annoncée est le dimanche 5 avril. Entre temps, les mesures de quarantaine prennent plus d’ampleur et il devient rapidement impossible de maintenir cette date. À force de propositions, Cellar Darling lance alors sa Lockdown Content Campaign.

La "Lockdown Content Campaign"

Il s’agit alors de faire patienter le public jusqu’au moment où le live streaming pourra avoir lieu, de rester proche des fans, de montrer qu’ils sont bien là, et qu’ils ont la niac. Et pour ce faire, le groupe va proposer pas moins d’une dizaine de vidéos durant tout le mois d’avril. La campagne débute le 5 avril par un live chat avec Anna Murphy, Ivo Henzi et Merlin Sutter, le groupe répond aux diverses questions des fans. Parmi les vidéos suivantes, on retrouve notamment des playthroughs, des versions acoustiques de « Under The Oak Tree » et « Death », des vidéos « A day in the lockdown of … » avec Ivo Henzi et Merlin Sutter, ou encore une version voix/vielle à roue du titre « The Spell » par Anna Murphy.

La nouvelle date annoncée pour le live streaming est le 3 mai, et cette fois, elle est maintenue. Il est proposé un système de « Pay As You Want » pour soutenir le groupe, mais la vidéo est également accessible gratuitement. À noter que si on contribue à hauteur de 15€, nous recevons une carte postale dédicacée.

Le Live-Streaming

Dimanche 3 Mai, aux alentours de 20h20, nous retrouvons le groupe au Soundfarm Studio, en Suisse, dans une ambiance chaleureuse. Un post Facebook annonce quelques minutes avant « Nous avons branché environ cent câbles, quatre caméras, vingt-quatre canaux audio et connecté le tout sur Internet. Mais rien n’a été pré-enregistré et tout sera en direct ! ».

Le concert commence presque tout de suite après le lancement du streaming avec le titre « Pain ». Une caméra est braquée sur Anna Murphy qui jongle entre la vielle à roue, la flûte et le clavier en plus du chant, une autre caméra sur la batterie de Merlin Sutter, une troisième sur le duo guitare/basse Ivo Henzi et Nicolas Winter (bassiste de session du groupe), et une dernière fait un plan large du studio. Le son est très agréable avec beaucoup de reverb notamment sur la batterie, tous les instruments sont distincts, on assiste à un vrai live de qualité. Les titres s’enchaînent : « Death » (avec son magnifique solo de flûte), « Love », « The Spell ». L’absence d’applaudissements et de jeux de lumière entre les chansons surprend un peu au début, mais l’enchaînement se fait rapidement. Anna Murphy prend la parole après ce quatrième titre. On la sent stressée, et c’est d’ailleurs ce qu’elle explique durant son intervention : ils sont nerveux et elle a perdu sa voix pendant les balances.

C’est ensuite les titres « Insomnia » et « Freeze » qui sont joués. Puis, une nouvelle intervention où le groupe lit quelques commentaires sur le chat YouTube pour avoir le ressenti du public : « Parle plus ! », ce à quoi la chanteuse répond « Mon cerveau est en train de fondre ! ». Ah ah !

Le titre « Black Moon » prend la suite, puis « Hullaballoo », « Starcrucher », « Fire Wind And Earth » et « Six Days ». Avant le dernier titre, Anna annonce : « C’est le moment de la question : est-ce que vous en voulez encore ? ». Le groupe nous offre alors un « Avalanche » magistral pour clôturer le concert qui aura duré un peu plus d’une heure, le tout sans incident technique. Environ 30 minutes après le début du live nous étions 1500 connectés. Ce live streaming est, selon moi, une belle réussite. Les quatre musiciens se sont donnés à fond et sont restés souriants et enthousiastes du début à la fin, ce qui a largement permis de combler les caméras et lumières fixes.

Le direct se termine sur une dernière intervention d’Anna qui remercie assez longuement le public qui a regardé le live et ceux qui ont contribué pour permettre au groupe de « survivre » pendant cette période de crise. Elle est ensuite prise d’un fou-rire lorsqu’elle ajoute : « Je ne sais pas si nous le ferons à nouveau, peut-être pas, nous devons réfléchir à ce qu’il vient de se passer », ce qui laisse à penser que cette expérience a été une véritable aventure pour eux. Quelques minutes avant, elle avait déjà laissé échapper un : « C’est incroyable ! ».

Pour ceux qui ont raté le live, il est toujours disponible sur la chaîne YouTube de Cellar Darling (https://www.youtube.com/watch?v=vk7Sp44ySso&t=148s), ainsi que toutes les vidéos de la Lockdown Content Campaign.

Cellar Darling before live

Crédit photo : Urs Gantner


MaYaN passe et la magie opère !

MaYaN passe et la magie opère !

C’est la première fois que je me rends au Centre Culturel René Magritte à Lessines, ce soir du samedi 7 mars. Mais l’occasion est belle, car c’est une affiche de qualité que l’on nous offre avec, en guise de cerise sur le gâteau, MaYaN, le prestigieux side project de Mark Jansen (Epica). Le groupe effectue quelques dates aux Pays-Bas, en Allemagne et chez nous.

Premier constat, le staff est accueillant et la salle est spacieuse. On a le temps de prendre un petit verre avant que les Belges de King Drama ouvrent la soirée. Cette nouvelle formation wallonne, composée tout de même d’habitués du terrain, donne aujourd’hui son premier concert. Avec son rock teinté de folk, parfois un peu plus énervé, le groupe apporte un vent frais sur la scène actuelle. Les mélodies sont légères et entraînantes et les refrains entrent facilement en tête. C’est Ophélie, au chant, qui gère principalement l’animation scénique en sautant et en dansant. Sa voix est appuyée de temps à autres par celle d’Alain, officiant aussi à la guitare, que l’on connaissait jusque là dans un registre plus hard (About:Blank, Spiritual Jack). Hormis quelques petits couacs rythmiques, King Drama s’est très bien défendu pour une première et a fait une belle impression auprès du public. À noter aussi que le groupe a dû pallier l’absence de son bassiste, malheureusement souffrant.

Après une petite pause, ce sont les Français d’Attraction Theory qui entrent en scène. Même s’il s’agit également d’un projet récent (2017), il est aussi porté par des musiciens qui ont de la bouteille, dont Didier Chesnau (Headline) et Constance Amelane (Whyzdom). Cela se voit et cela s’entend également. Le groupe propose un metal moderne, tantôt planant, tantôt plus agressif, porté par la voix très douce de Constance. Le mélange est agréable et se laisse écouter avec plaisir. J’aime beaucoup, même si j’ai cette impression de « déjà entendu ». Mais comme me l’a dit mon amie : quand c’est si bien fait, ce n’est absolument pas dérangeant ! Je retiens la reprise de « To France » qui clôture le set d’Attraction Theory, chanson qui me rappelle de très bons souvenirs.

La suite se fait un peu attendre, mais comme il est encore tôt, ce n’est pas spécialement dérangeant. C’est, en effet, l’occasion de discuter davantage avec les amis présents et boire des bières… Beaucoup de bières ! Au fait, nous sommes étonnamment peu nombreux pour une telle affiche. À se demander si l’aura malfaisante du virus actuel n’a pas joué un rôle. Bref, une fois que MaYaN débarque sur scène… En repensant à ce moment, je ne sais pas quoi écrire. Ce groupe dégage tellement d’énergie, les nombreux musiciens courant dans tous les sens au rythme endiablé de la musique. On ne sait pas où donner de la tête, il se passe quelque chose à chaque seconde, à un endroit différent. Au bout de deux ou trois morceaux, je dis d’ailleurs en rigolant à l’un de mes collègues photographes que ce groupe est fatiguant ! Sans compter que les lumières ne sont pas faciles à gérer non plus, soit dit en passant.

Enfin, au-delà de ces petits détails, pour moi, c’est simplement de la magie qui se produit sous nos yeux. Le set est tout simplement parfait : scéniquement, musicalement, vocalement… Le son est d’une clarté bluffante ! Pendant quelques secondes, j’en viens même à me demander si le groupe ne fait pas du playback. Je suis également hyper admirative face à la prestation de Laura Macri qui assure seule les parties lyriques ce soir, Marcela Bovio étant actuellement en convalescence. Son interprétation d’« Insano » presque seule en scène est à tomber, j’en ai des frissons !

Notons que la setlist est variée, brassant les différents albums du groupe, mais proposant aussi quelques reprises de prime abord surprenantes : « Follow In The Cry » (After Forever), « Nihilism » (God Dethroned) et « At The Mountains Of Madness » (Orphanage). Mais ces groupes font partie de l’histoire de MaYaN et des musiciens qui ont pris part au projet. Enfin, pendant plus d’une heure, MaYaN m’a enchantée et je pense que je ne suis pas la seule à avoir pris une superbe claque en assistant à cet opéra moderne en compagnie d’artistes de talent, heureux d’être ensemble sur scène et au contact du public.

Après ce superbe concert, nous avons pu partager un petit moment avec quelques membres du groupe, toujours souriants et disponibles pour les fans. Un vrai plaisir ! Pour l’anecdote, j’ai essayé d’obtenir quelques informations sur le nouvel album d’Epica, qui paraîtra plus tard cette année, mais cela n’a pas marché ! Pour résumer, même si vous l’avez certainement déjà bien compris : c’était une très bonne soirée, bien organisée… Et, évidemment, bien arrosée !


Le Headbanger Tour offre une affiche death à réveiller les morts

Le Headbanger Tour offre une affiche death à réveiller les morts

Direction le Luxembourg cette fois (contrée fort fort lointaine pour la petite Belge francophone que je suis). Les fans de death des environs se sont donnés rendez-vous le samedi 29 février au Rock Box, lieu emblématique de la région proposant des soirées musicales diversifiées.

Une fois l’entrée (qui ressemble à celle d’une boîte de nuit) passée, une fois le petit escalier en bois grimpé et une fois le tampon d’accueil apposé sur ma main, je me retrouve dans une magnifique petite salle, à mi-chemin entre un grenier et un saloon. Comme d’ordinaire, tout le monde est accoudé au bar et tout le monde semble se connaître. L’ambiance est excellente.

Les presque deux heures de trajet me font arriver en retard et je rate malheureusement trois quarts du concert de Theophagist.

Kraton commence, proposant un death féroce et maîtrisé. Le groupe offre un set précis, à l’atmosphère planante et parfois pesante (le groupe dit vouloir inviter les spectateurs à une réflexion sur la condition humaine). Clin d’œil à la batteuse, dont l’énergie dégouline de ses cymbales ! Kraton signe définitivement ma découverte de cette soirée.

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Véronique derrière la batterie
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C’est au tour d’Infected de grimper sur scène. J’ai toujours eu tendance à dire que les groupes qui avaient seulement l’air d’une bande de copains d’école n’iraient pas loin. Mais dans le cas d’Infected, on fait face à une bande de potes composée de musiciens doués ! Si chez certains groupes on cherche la cohésion, l’amusement et parfois même, un sourire, avec Infected, on est inondés de fraternité et de joie. On peut se dire que le chanteur manque parfois un peu de sérieux, mais est-ce vraiment un problème ?

Le groupe, composé de musiciens ayant d’autres projets (Coalition, Ardenne Heavy, …) propose un mélange intéressant de thrash / death / groove, qui fonctionne très bien et m’a beaucoup plu. Au public aussi, au vu des acclamations.

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Retour oblige, je n’aurai pas l’occasion de revoir Desdemonia, que j’avais découvert aux Metaldays 2019 et qui m’avait laissé une impression géniale.

Le Headbanger Tour propose donc une affiche d’extrême qualité, dans un endroit bien choisi !

Valentine Cordier


Campaign For Musical Destruction 2020

Campaign for Musical Destruction 2020 @Trix

Dimanche soir, j’ai bravé la tempête et affronté la météo pour me rendre au Trix d’Anvers afin d’assister au Campaign For Musical Destruction Tour 2020 regroupant BAT, Rotten Sound, Misery Index et Napalm Death.

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Les Américains de BAT ont ouvert la soirée avec un excellent thrash qui nous a mis en jambe pour le reste des hostilités. Ce fut une excellente découverte pour ma part. Je connaissais déjà Ryan Waste dans Municipal Waste et bien que ce soit un groupe que j’affectionne beaucoup, je trouve que BAT a un petit quelque chose en plus qui fait son petit effet. J’ai trouvé que la voix était bien mise en valeur, que ça collait bien avec la musique et Ryan a su conserver toute l’énergie et l’intensité de sa voix tout au long du concert. Si vous ne connaissez pas BAT mais que vous êtes amateur de thrash à la sauce Municipal Waste et cie., c’est le moment de vous y atteler.

Report 16022020 Rotten Sound (2)

C’est ensuite Rotten Sound (Finlande) qui a foulé les planches. La dernière fois que je les avais vus, c’était dans une petite salle à Liège (La Zone) avec Implore et Brutal Sphincter. Malgré un son pas très propre et un public extrêmement mou, Rotten Sound a envoyé une déferlante d’énergie et de violence dont ils ont le secret. Cependant, j’avais préféré leur prestation à La Zone où l’intimité et la proximité avec le public correspond plus à l’atmosphère qu’on retrouve dans les concerts de grind où ça sue, ça se pousse et ça pue la violence. Ici, dans la grande salle du Trix d’Anvers, c’était impossible de recréer une ambiance similaire. Par contre, on peut dire que Rotten Sound a rempli sa part du contrat et qu’ils se sont donnés à fond pour faire bouger un public qui avait sûrement confondu l’énergisant et les somnifères.

Passons au troisième concert et pas des moindres : Misery Index (Pays-Bas). Les Néerlandais nous ont proposé un show oscillant entre leurs classiques et des nouvelles chansons. Bien que le groupe ait proposé un excellent set alliant propreté et violence pure et dure, le public n’a pas semblé plus motivé que ça. Il a fallu attendre les deux derniers morceaux pour voir quelques petits mouvements semblables à des débuts de pogos dans la foule. Même le micro était plus ambiancé que le public, il en est d’ailleurs tombé à la renverse pendant le dernier morceau. Cela a fait rire le public mais the show must go on, le concert s’est terminé en beauté. Je tiens à souligner que Misery Index a relevé la barre d’un cran comparé à leur prestation au Turock d’Essen avec Wormrot (06/04/2019). Je les ai trouvé plus énergiques et plus efficaces sur scène.

Report 16022020 Eye Hate God (38)

Dans un tout autre registre, nous sommes ensuite passés à Eye Hate God et son espèce de stoner/rock psyché un peu grindé. Une chose est certaine, on n’était plus dans le même monde. J’ai trouvé le groupe bien plus introspectif que les trois premiers, il fallait vraiment être dans leur trip pour pleinement profiter du concert. En regard des trois autres groupes de la soirée, leur univers ne collait pas et pour moi, c’était extrêmement compliqué de me mettre dans l’ambiance. C’est à cause de cela que je trouve qu’Eye Hate God dénotait un peu de l’affiche. Cela a créé un décalage dans le public d’ailleurs : il y avait ceux venus pour Eye Hate God qui se fichaient des autres groupes et ceux venus pour Napalm Death qui étaient plus attirés par le style des premiers groupes. Cependant, il faut saluer la performance et j’ai tout de même apprécié le côté sale mais groovy du son proposé par le groupe. Je terminerai en disant qu’Eye Hate God c’est venimeux, c’est viscéral et niveau sensation, c’est un peu comme quand tu craches de la bile, ça vient du fond des tripes.

Napalm Death nous a proposé un show du feu de Dieu. Le groupe nous a annoncé la sortie de son prochain album dans quelques mois. Nous avons eu un aperçu de ce nouvel album avec un morceau : « Logic Ravaged By Brute Force » qui allie le chant clean et le chant gueulé tantôt punk et tantôt grind. Pour le reste du concert, c’était comme à chaque fois que j’ai vu Napalm Death : violent, rapide, efficace et tellement bon ! Si vous n’avez jamais vu Napalm Death en live n’hésitez plus ! Surtout si vous devez rattraper une séance de gym parce que Barney c’est le seul mec qui peut te péter le compteur des 10 000 pas par jour en un seul concert.

Concernant le public, la foule était en délire à la simple mention des classiques comme « Scum ». Napalm Death a fait bouger tout le monde, ça remuait dans toute la salle (ENFIN !). Nous avons eu droit à un concentré d’énergie et de violence comme je n’en connais pas d’autres. Napalm Death va jusqu’au bout des choses et ce sans compromis, tout en restant fidèle aux idées qu’ils défendent fièrement. C’est peut-être un groupe qui a de la bouteille mais ils soulèvent toujours une quantité d’énergie impressionnante, le tout à une vitesse plus grande que celle d’un Boeing. T’as un coup mou ? Oublie Nalu et reprend une dose de Napalm Death. Enfin, le nouveau morceau a été bien accueilli même si ce sont les classiques qui remportent le plus grand succès auprès du public. Le concert s’est clôturé avec deux reprises : une des Dead Kennedys, « Nazi Punk Fuck Off » qui a fait bouger tout le monde, et l’autre de Sonic Youth, « White Kross », qui elle a moins conquis le public.

En conclusion, ce fut une excellente expérience de concert avec des groupes de bonnes qualité, un son pas toujours parfait mais chacun a tout donné pour transmettre un concentré d’énergie et de violence à sa manière. Big up à BAT, le groupe d’ouverture qui, je vous le rappelle, en vaut vraiment la peine. Voilà, je crois que « All Is Said And Done » !