Pour cette nouvelle interview nous testons un nouveau concept : l’interview croisée. Le principe est simple : vous faire découvrir des musiciens, leur côté humain, leur personnalité. Pour rendre le tout encore un peu plus intéressant, nous mettons face à face deux musiciens de groupes différents qui répondent aux mêmes questions. Et qui de mieux pour commencer que deux bassistes, ceux dont on ne parle que très rarement mais qui pourtant ont une place fondamentale au sein d’un groupe.

Rencontre avec Fafa et Crypp, deux musiciens aussi adorables que talentueux …

 Salut ! On va commencer par faire les présentations …

Fafa : Honneur aux dames, donc Crypp vas-y je te laisse commencer …

Crypp : Ah ah ! Très bien … Je suis Crypp Mor, je ne suis pas une femme, contrairement à ce que dit Fafa, et aujourd’hui je joue essentiellement dans deux formations : Except One, dont l’album est sorti il y a bientôt deux ans, et un tout nouveau projet qui vient de naître, EHP (Explicit Human Porn). On sort l’EP en septembre. Je fais aussi un peu de session pour des studios de Hip-Hop.

Fafa : Je suis Fafa, bassiste dans Monolyth, groupe de death mélodique. On a sorti notre premier album il y a environ deux ans. J’ai également fait un peu de chant dans divers projets.

Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Fafa - Photo : Lykh'Arts
Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Crypp - Photo : Juliette Plachez

Quel est ton parcours musical ?

Fafa : J’ai commencé par le chant, vers l’âge de 14 ans, quand ma prof de chant au collège m’a dit que je chantais très bien, elle m’a donné plus de confiance en moi. Quelques années plus tard je me suis mise à la basse un peu par hasard, c’est un instrument qui m’a toujours intéressée. Un jour on se baladait dans le métro avec mon père et on est tombés sur un duo basse/guitare acoustiques. Je suis devenue trop fan du bassiste que je voyais et mon père m’a dit : « ça ne te tente pas de jouer de ça ? ». Je lui ai répondu : « si carrément » et on est allés acheter une basse. Je suis totalement autodidacte. J’ai eu mon premier groupe vers l’âge de 19 ans, directement dans le death metal. Et puis j’ai eu un gros souci au poignet qui m’a contrainte à arrêter la basse pendant près de trois ans. Ensuite, j’ai fait pas mal de blues rock, et puis je suis revenue au metal. Aujourd’hui, j’ai toujours ce souci au poignet mais je fais avec, ça me gêne pour certaines techniques mais globalement ça va. J’ai trouvé une solution avec les fanned fret, parce que ça suit le mouvement du coude et du bras.

Crypp : J’ai commencé la basse à 18 ans. Je n’avais pas vraiment envie de faire de la musique mais ça n’allait pas très bien dans ma vie à ce moment-là. Un jour, je suis allé voir un groupe et l’un des musiciens m’a dit : « si ça ne va pas, joue de la musique ». J’étais très attiré par les basses fréquences et gros fan de neo metal où la basse est très importante. Donc le lendemain, avec ma première paye, je me suis offert le pack basse Ibanez avec le petit ampli 15 w et la housse matelassée !

Je suis autodidacte aussi, mais j’ai eu la chance de côtoyer beaucoup de bassistes et dans ce milieu, les gens sont très pédagogues. Toutes les techniques que je connais aujourd’hui, ce sont principalement d’autres bassistes qui me les ont apprises. Ça fait 15 ans que je fais de la basse et je cherche toujours à apprendre et m’améliorer au quotidien.

Parle-nous un peu de ton matos …

Crypp : Je joue essentiellement sur des basses ESP, j’ai beaucoup de série F sur lesquelles je monte des cordes Skull Strings avec un tirant un peu particulier. J’aime bien avoir des grosses cordes parce que j’attaque beaucoup et j’ai besoin de quelque chose qui tient bien. Au niveau des effets je suis chez Darkglass, j’ai une panoplie de pédales, de la B7K Utlra jusqu’à l’Alpha Omega. En terme d’ampli je joue avec un tech21 sansAmp RBI, c’est un petit rack mais il est monstrueux ! Et pour terminer je joue avec une simulation d’ampli Two Notes, le petit « bass cab m », ce qui me permet de ne plus transporter 30 kg de baffle, je me branche directement sur la sono. Donc il y a le Preamp qui fait très bien le boulot, les Darkglass qui font les simulations de lampes, et le Two Notes qui donne tout le grain que pourrait avoir un Gallien Krueger par exemple, que j’affectionne particulièrement.

Fafa : Niveau basse j’ai toujours apprécié Ibanez parce que les manches sont très fins et par rapport à mon souci de poignet ça me va bien. Ma basse actuelle avec les fanned fret c’est la SRFF805, qui est vraiment mon bébé, j’adore le manche et elle a un super son. En termes d’ampli, je suis très fan de Orange qui donne des sons très ronds et très profonds. J’ai des pédales, mais je ne saurais même pas te les citer parce que je m’en fiche tant que mon son me plaît. C’est terrible mais c’est comme ça ! J’ai gardé une sorte de je-m’en-foutisme qu’il y a beaucoup dans le blues rock.

Comment tu caractérises ton son ?

Fafa : Un son très rond, très mate et avec un peu de disto. En gros dans ma tête je matérialise mon son comme une grosse boule noire mate, il faut que mon son ressemble à ça quand il sort de l’ampli. J’ai besoin de cette rondeur, cette profondeur, que je trouve vraiment importante quel que soit le style de musique. Vous connaissez la synesthésie ? C’est par exemple quand tu vois des couleurs en écoutant de la musique. J’ai ce truc-là, et il faut que mon son ait une couleur et une forme quand il sort de l’ampli.

Crypp : Pour moi ça dépend vraiment de quoi je joue. Dans Except One ça sera un son très sec avec beaucoup de basses et de hauts mediums, il faut que ça soit très tranchant et puissant. Sur EHP c’est un peu comme Fafa, un peu grunge, Rock n’Roll, un peu rond tout en étant un peu sale. Ensuite ça dépend, selon si je fais de la Funk ou du Rap je change, je vais chercher le son qui fait plaisir.

La grosse question : plutôt doigts ou médiator ?

Fafa : Je joue uniquement au doigt, avec quelques techniques comme le tapping, etc. Mais jamais au médiator, tout simplement parce que je n’aime pas ça.

Crypp : Doigt et médiator. J’ai une préférence pour le doigt (et essentiellement le slap) mais c’est vrai qu’arrivé à une certaine vitesse, je manque d’attaque avec les doigts, donc le médiator me permet d’avoir la même attaque tout le temps. Par contre je rejoins Fafa sur le fait que le doigt c’est sacré et il y a plein de bassistes qui jouent super vite au doigt.

Le petit truc en toi qui fait que … C’est sûr, tu es bassiste ?

Fafa : Je ne suis pas chiante ! Ah ah !!! Non mais c’est vrai, quand tu regardes, les gratteux c’est toujours relou, le chanteur je ne t’en parle même pas, et les batteurs ont vraiment leur côté princesse aussi. Quand t’es pas chiant, t’es bassiste !

Crypp : Je pense que ce que j’aime chez les bassistes c’est la simplicité. J’ai remarqué que tous les bassistes que j’ai rencontré sont des gens extrêmement simples, mais dans le bon sens du terme.

Fafa : C’est vrai, ils ne se prennent pas la tête. Je le voyais notamment pour les prêts de matos. Si tu te retrouves en galère pour une raison ou pour une autre à un concert, rares sont les cas qui ont rechigné à prêter leur matos. En général, on va plutôt s’arranger pour jouer tous sur le même matos.

Est-ce que tu as des habitudes, des rituels avant de monter sur scène ? Est-ce que tu pratiques un échauffement ?

Crypp : Je peux passer cinq minutes à m’échauffer les mains, il y a plein de techniques. Je ne veux pas me faire mal, et surtout tu remarques que quand tu t’échauffes, tu joues mieux. Quand j’étais plus jeune j’arrivais sur scène sans m’échauffer et j’attrapais très mal aux mains. En plus de l’échauffement, j’ai besoin de rentrer dans mon personnage. Je repense à tout ce qui m’énerve et comme je monte sur scène j’ai la capacité d’être au-dessus de tout ça, c’est comme si je donnais des coups à tous mes problèmes.

Fafa : Échauffement des bras, des mains, de la nuque, etc. J’applique du baume du tigre sur tout l’avant-bras et le poignet. C’est un baume à base de camphre qui te chauffe les articulations et les muscles … Ensuite, on se réunit avec le groupe et on se marre cinq minutes pour se booster les uns les autres. Et surtout : se préparer une bière, c’est important.

Juste avant de monter sur scène (à l’époque où on pouvait), tu es plutôt stressé ou détendu ?

Fafa : Ça dépend des configurations, je vais plus stresser dans des petites salles où on est proche du public. Sur les grandes scènes il y a une distance et je me sens plus à l’aise. Mais de manière générale, je suis vraiment détendue à la basse. Au chant beaucoup moins, parce que tu es en position de front, à la basse on est plus en retrait. Je pense que je suis peu stressée parce que je vois ça comme un moment que je vais vivre avec mes potes et je suis trop contente de le vivre.

Crypp : Je suis méga stressé, qu’importe la scène. Je ne dis pas que je perds mes moyens mais je suis très excité. Je gère mon stress avec mes rituels. D’un sens j’aime ce stress, et je pense que tout musicien aime ce stress, ça montre que c’est important. A chaque fois c’est comme sauter d’un plongeoir, tu le fais parce que tu aimes cette sensation mais d’un sens c’est quand même haut.

As-tu un autre rôle au sein du groupe ?

Fafa : Driver ! Enfin, avant les concerts je suis driver … Après les concerts je suis bourrée ! Plus sérieusement, je ne sais pas si c’est le fait que je sois la seule femme parce que je ne suis pas du tout considérée comme « La gonzesse du groupe », mais j’ai un côté un peu rassurant pour eux. Je leur fais du bien spirituellement du fait d’être détendue.

Crypp : Dans Except One je fais beaucoup de trucs administratifs (SACEM, papiers, etc). Je suis un vrai psychorigide. On a un serveur partagé et je suis le mec qui range tout, qui nettoie tout, qui fait en sorte que tout soit à sa place. Dans EHP, on n’est que quatre membres, je m’occupe aussi de tout ce qui est administratif, mais également stratégie commerciale, marketing. On a un très bon compositeur, un très bon graphiste, un super mec qui fait tout ce qu’il faut sur Internet et moi je m’occupe de tout ce qui va être la communication, les publications, les échanges …

Ta place et ton attitude sur scène ?

Fafa : Je sais qu’avec Crypp on est le même genre de personne !

Crypp : Ah oui ! Surtout Monolyth et Except One parce que ce sont des groupes avec deux guitaristes, et forcément ils prennent les 2 coins donc toi t’es en train de te balader à chercher ta place !

Fafa : C’est ça ! C’est marrant parce que comme dit Crypp, on a chacun dans une de nos formations deux gratteux qui prennent les deux coins de la scène, et chaque fois au moment des balances on commence par le batteur, après ce sont les gratteux : « tu veux quoi dans les retours gna gna gna », et toi en tant que bassiste tu n’as pas forcément de retour, et on te dit : « tu veux te mettre sur quel retour ? ». Alors je dis : « tu me mets de la basse dans TOUS les retours parce que de toute façon je ne tiens pas en place, je vais me balader partout ». Je ne peux pas rester au même endroit, c’est impossible.

Crypp : C’est l’horreur, surtout sur les petites scènes où t’es obligé !

Fafa : Oui, du coup tu fais d’avant en arrière, c’est chiant … Le Klub à Paris par exemple, les coups de manche que j’ai mis dans la tronche des autres parce que je voulais bouger !

Crypp : C’est vrai qu’on a un grand manche, et qu’on soit droitier ou gaucher, il y a toujours un musicien du mauvais côté. Chaque fois, quand on veut repartir en arrière, c’est l’angoisse ! En plus je ne fais pas des choses compliquées à la basse donc je peux bouger facilement.

Fafa : Pareil, c’est pas du tout compliqué ce que je fais à la basse, je peux aller embêter un guitariste en plein solo, arriver derrière et lui lécher l’oreille …

Ta plus belle scène ?

Fafa : En vrai il y en a eu pas mal de catastrophiques mais il y en a eu pas mal de bonnes aussi … Crypp quand tu as joué à l’Empreinte en première partie de Lacuna Coil ça a dû être top. C’est une salle que je connais très bien, dans laquelle j’ai déjà joué, et je sais que les conditions sont vraiment top là-bas.

Crypp : Les conditions étaient top, on avait un son de furieux, on était très excités. En plus Lacuna Coil c’est un groupe que j’écoute depuis que je suis môme, bien avant d’avoir commencé la basse. Le bassiste est très bon, et il était là en face de moi, on a discuté, c’était super …

Par contre, une des scènes les plus dingues humainement parlant, ça a été le dernier concert de la tournée qu’on a fait avec HateSphere. C’était la première tournée, on avait fait plein de dates avant, et ce soir-là il n’y avait pas spécialement de monde, c’était notre dernière date et je peux t’assurer qu’on a tout donné. On avait passé une douzaine de jours ensemble, on picolait tous les soirs, on se réveillait ensemble tous les jours, on connaissait l’odeur des pieds de tout le monde ! Et lors de notre dernier concert, tu vois CE dernier concert, on s’est totalement lâchés. Ça reste un de mes plus beaux souvenirs. J’ai adoré cette communion, on se regardait sur scène, il n’y avait pas besoin de mots, de communication ou de chorégraphie, on faisait ce qu’on aimait le plus faire.

Fafa : Je te rejoins un peu parce que, en réfléchissant, oui il y a eu des concerts où les conditions étaient vraiment top au niveau du son, de l’accueil, etc, notamment au Lions Metal Fest l’année dernière avec Monolyth, mais je reste sur les tournées que j’ai fait avec eux. Quand tu t’entends bien avec les mecs de ton groupe, tu as une osmose qui se met en place. Peu importe les scènes que tu fais, tu es en tournée avec ton groupe et en gros ça devient ta famille pendant une dizaine de jours ou plus. Quand je suis rentrée dans le groupe je ne connaissais que Julien, le guitariste rythmique. Je suis partie avec des mecs que je ne connaissais pas du tout. Je ne leur ai pas forcément fait une bonne impression dès le premier soir mais on est partis en ne se connaissant pas et on est revenus en frangins.

Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Photo : Fred Bikerkiss

Ta période préférée : compo, enregistrement, tournée ?

Fafa : J’aime beaucoup les trois. Je compose très peu dans Monolyth, c’est vraiment plus Amaury, notre chanteur, et les guitaristes qui composent. Je ne suis pas très forte pour ça, je ne vais pas m’en cacher. J’aime beaucoup les enregistrements, et par contre les tournées … Si je ne pouvais faire que ça, je ne ferais que ça !

Crypp : Je suis plutôt enthousiaste sur les trois. Je rajoute un autre aspect que j’aime beaucoup, ce sont les réunions. C’est le moment où tu te projettes dans plein de délires, plein de trucs parfois inaccessibles … J’adore, il y a l’émotion. Ça c’est vraiment ma période préférée où tout le monde commence à avoir plein d’idées. Sinon, je vais être franc, les tournées, le studio, les concerts, c’est toujours selon avec qui tu es. Je sais que l’enregistrement dans certains de mes anciens groupes, ce n’était pas la partie la plus amusante. Le metal, ce n’est pas vraiment le style à enregistrer le plus amusant, réellement pas. Je bosse dans d’autres styles où je me marre mille fois plus.

Fafa : Pareil, c’est vrai que le metal ce n’est pas super intéressant à enregistrer. Par contre, ma meilleure expérience c’était dans le blues rock où on faisait des enregistrements live et c’était vraiment intéressant.

Crypp : Je suis d’accord avec toi. Avec certains groupes ça va être plus marrant de faire du studio que du live parce que ça s’arrange tout le temps à la toute dernière minute, c’est genre : « cette note, écoute comment ça sonne », « mais mec, on a fait trois putain de sessions de pré-prod, pourquoi on change encore maintenant ?! ». Je travaille dans des studios de hip-hop où quand j’arrive il y a déjà une ligne de basse, je prends le morceau et j’arrange la basse. A chaque fois on redécouvre des choses.

En fait, tous les aspects d’un groupe sont importants du moment que tu as cette part de rêve, et cette part de rêve elle s’entretient avec les bonnes personnes.

Il y a des moments moins drôles dans la vie d’un groupe, c’est normal. Il t’arrive une merde, ou on n’était pas d’accord sur ci ou ça mais ça passe vite.

Un truc que tu as très envie de réaliser en tant que bassiste ? (hormis une interview croisée dans Metal Overload bien sûr !)

Fafa : Pour le coup je n’ai jamais été bonne au slap. Je sais que Crypp est extrêmement doué. Peut-être qu’un jour quand j’aurais la motivation … Savoir bien jouer du slap.

Crypp : J’aimerais bien faire autre chose qu’une fondamentale !

Sérieusement, il y a un truc que j’aimerais savoir vraiment faire techniquement à la basse pour ne plus jouer au médiator, c’est le slap aller/retour. Je sais slapper, je peux aller assez vite, mais slap aller/retour c’est vraiment un confort de jeu pour obtenir de la vitesse, ou même une rythmique totalement différente.

Après, grâce à Except One, et je remercie vraiment ce groupe de m’avoir autant apporté que ça soit humainement que musicalement, j’ai accompli énormément de mes rêves. J’ai fait mon premier clip avec eux, mon premier album, j’ai fait des tas de scènes, ma première tournée, mon premier festival. Aujourd’hui, ce que j’aimerais qu’on fasse, c’est un gros festival, même à 10h du matin peu importe, mais je rêverais de faire un Motocultor ou un HellFest, un Wacken.

Fafa : J’avoue, je l’ai fait au chant et c’était énorme ! J’étais choriste ! C’est fou quand t’as 5000 personnes devant toi qui hurlent.

As-tu d’autres hobbies ?

Fafa : Beaucoup trop ! Je me tape des pulsions obsessionnelles régulièrement. Il y a un moment dans ma vie où je vais vouloir absolument faire du dessin, d’un seul coup j’ai envie de créer des bijoux, puis après j’ai envie de faire de la peinture … Ca reste dans la création. J’en ai un qui reste, c’est la photo. J’ai d’ailleurs fait un shooting de Crypp.

Crypp : Je suis en kiff de tes photos Fafa. Elles sont géniales !

Fafa : Ah merci beaucoup ! Et Crypp est un excellent modèle.

Crypp : Mon premier hobby reste la basse. A côté de ça j’adore tout ce qui est DC, Marvel, j’ai pas mal de bouquins, de figurines, etc … Je fais aussi beaucoup de sport. J’adore les séries. Je suis comme Fafa, mais en moins manuel ! J’adore les jeux de rôles, les jeux de cartes, j’aimerais essayer Dungeon and Dragons. Et dernièrement, j’ai découvert l’ébénisterie. Sinon, le truc que vous allez trouver un peu étrange, mais mon premier hobby en plus de la musique, c’est mon travail. C’est mon équilibre.

Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Crypp by Fafa

Est-ce que tu as animal de compagnie ou un Doudou ?

Crypp saisi une grosse peluche Yoshi qui se trouve juste à côté de lui.

Fafa : Donc a priori Crypp c’est Yoshi ! Moi j’ai un bouledogue français qui répond au nom de Noob ou Boudin pour les intimes. Et par procuration, mon copain a deux chiens qui sont mes doudous aussi. Un croisé boxer-labrador et l’autre qui est croisé staff malinois. On a ce petit trio qu’on adore.

Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Fafa & Crypp : ces chers bassistes …

La période est propice, tes vacances préférées ?

 Fafa : Je suis actuellement en road trip. On a un camion aménagé et on se ballade un peu partout au jour le jour avec notre camion, c’est ça que j’aime : faire ce qu’on veut quand on veut. Je ne supporte pas les contraintes.

Crypp : Avec deux groupes de musique, j’ai beaucoup de congés qui sont partis dans des enregistrements et des concerts, donc peu de vacances. Sinon je suis plutôt comme Fafa, j’adore partir à l’aventure. J’aime beaucoup les maisons d’hôtes ou dormir chez l’habitant. Je n’ai pas réellement de programme, mais je ne pourrai jamais me mettre dans un hôtel en me disant : « je vais faire tel musée demain, tel site, etc. ».

Nous arrivons au moment fatidique où nous allons nous quitter. Un grand merci à vous pour cette première expérience de l’interview croisée. Pour finir, ton actu dans les mois qui viennent ?

Fafa : Chez Monolyth on est en fin de composition. Je pense qu’il y a une éventualité pour que l’album sorte au printemps 2021. Il y a aussi des dates de concerts qui sont confirmées mais qui ne sont pas encore communiquées donc on ne peut pas trop en parler. Mais pour la fin d’année, si concerts possibles, il y en aura du côté de Monolyth c’est sûr.

Crypp :  Avec Except One on est en train d’enregistrer l’album. Je pense qu’on va avoir une belle surprise avec le dernier line-up. Je ne peux pas vous dire quand il va sortir mais c’est pour bientôt. Et chez EHP, l’EP sort le 9 septembre, et s’en suivra d’autres choses. On prépare pas mal de choses, hormis des dates. Il faut être honnête, aujourd’hui un groupe qui démarre, pour trouver des dates, ce n’est pas impossible, mais je pense qu’il y a d’autres groupes qui méritent plus la place que nous. Dans l’immédiat on va continuer à bosser, et si on trouve des opportunités on les fera. On a décalé les dates de l’EP à cause du Covid et à cause de censures YouTube sur notre clip. Les dates qu’on commençait à avoir sont annulées progressivement. On ne vit pas ça comme un stress mais plutôt comme une bonne expérience parce que malgré tout, l’EP est super. La période n’est pas propice aux concerts mais si on nous propose des dates, on court ! On a eu la chance de faire notre résidence à l’Usine à chapeaux, c’est une immense salle qui est vraiment bien. On a un show rodé, on sait quoi faire sur scène.

A côté de ça, c’est une actualité que peu de gens savent, il y aura un album solo. J’adore la funk et les morceaux des années 90 et 2000. Ça fait deux ans que je travaille sur un projet et j’enregistre l’année prochaine. J’attends de voir avec qui je vais bosser en studio puis je contacterai d’autres musiciens. C’est un truc qui me turlupine depuis quelques années. Ça sera un album concept juste pour me marrer … Et pour perdre beaucoup d’argent. Je n’ai pas envie que ça aille sur scène, c’est vraiment un truc studio, un délire.

Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Photo : Djinn Photography
Fafa & Crypp : ces chers bassistes …
Photo : Freddy Gheorghe

Photos : La Dame Blanche Photography (Crypp) & Laura Lazurite (Fafa)