Depuis la fermeture du Cercle à Chapelle-lez-Herlaimont, il faut reconnaître que cela faisait un moment que nous n’avions pas profité d’une grosse affiche en terres wallonnes. Ce soir, ce sont des pointures du death metal qui s’apprêtent à faire trembler les murs du Lotto Mons Expo, disposé en petit club pouvant accueillir plus ou moins 300 personnes. L’endroit est cosy, l’accueil par le staff est ultra sympathique, tant à l’entrée qu’au bar.

On ne commence pas la soirée dans la finesse, même si les Suisses d’Omophagia sont fringués comme des gentlemen. Les riffs sont précis, acérés, comme le regard du chanteur qui pourrait nous sauter dessus à tout moment pour nous bouffer. Le groupe vient de sortir un nouvel album, « 646965 », et leur court set leur permet d’en présenter quelques morceaux.

Et on ne s’arrête pas en si bon chemin avec les Américains de Vitriol, déterminés à nous coller une tarte monumentale en pleine figure. Mais quelle violence ! Les guitares sont d’une agressivité sans pareille et même si le batteur pourrait passer entre une affiche et un mur sans la décoller, ses blasts sont absolument monstrueux. On apprécie aussi le duo de voix qui apporte de la variété au set.

On accueille à présent un monument du death metal, Hate Eternal, mené par le charismatique Erik Rutan. Le trio balaie la discographie du groupe une heure durant et joue avec une précision rare pour du live. Le public semble ravi. Cependant, la prestation me paraît froide, la communication entre les musiciens étant inexistante. C’est très étrange à observer, d’autant plus qu’il y a très peu de mouvement sur scène. Aussi, le son d’une seule guitare me paraît peu. Enfin, le plus important est que les fans présents aient passé un bon moment à proximité du groupe.

Le temps passe toujours trop vite quand on s’amuse ! En effet, c’est déjà l’heure de la tête d’affiche, incarnée ce soir par Nile et ses ambiances égyptisantes. Mais pas question de danse du ventre ici, c’est plutôt le moment de la bousculade en cadence. L’équilibre entre l’agressivité et les mélodies est parfait et une belle ambiance se dégage de la musique. J’aime aussi beaucoup la répartition des voix entre les deux guitaristes et le bassiste. Même si le groupe propose une setlist variée, permettant de balayer sa discographie conséquente, l’accent est naturellement mis sur la présentation du nouvel album à paraître en novembre : « Vile Nilotic Rites ».

Personnellement, j’ai passé une très bonne soirée. Le seul point négatif que je relève est l’accès un peu sportif au photopit qui consistait à devoir se faufiler entre les barrières de sécurité. Autrement, les avis divergent beaucoup quant à la qualité du son, certains parlant même de gâchis… Problème technique ? Plafond trop haut ? Le mystère reste entier.