Normandie

Normandie : Les secrets de Philip

Salut Philip, comment vas-tu ? Nous sommes très heureux de vous avoir ici sur notre webzine.

Salut ! Merci de me recevoir! Je vais bien merci!

Peux-tu s’il te plaît décrire ton groupe pour les personnes qui ne vous connaissent pas encore? Peux-tu aussi nous expliquer pourquoi vous avez appelé votre groupe « Normandie »? Est-ce lié à la région française?

Nous sommes un groupe de rock suédois qui est assez lourd pour avoir des fans de death metal mais assez pop pour être le groupe préféré de vos parents haha. Nous voulions juste un nom qui sonnait bien quand on le dit et qui avait une sorte de pouvoir de connexion. Un autre grand nom pour le groupe était Napoleon alors nous avons décidé de choisir quelque chose en N. C’était une bonne chose car Normands signifie les gens du nord, et nous sommes de Suède.

Il a fallu que tu ailles au plus profond de toi pour cet album et faire face à des expériences personnelles qui étaient cachées. Comment as-tu fais cela? As-tu des conseils pour que nous puissions également le faire pour nous?

C’était beaucoup d’essais et d’erreurs, mais le fait d’écrire les choses a vraiment aidé. Le simple fait de s’asseoir et de réfléchir fait que votre cerveau va partout, mais si vous écrivez dans une direction, il est plus facile de rester concentré. Je l’ai fait en écrivant la musique en studio.

J’ai vu, dans un descriptif de l’album, l’explication suivante pour le nom de l’album:
« La raison pour laquelle on l’appelle « Dark & Beautiful Secrets » est que l’obscurité n’a pas vraiment besoin d’être laide ou négative. »
Qu’as-tu trouvé de beau pendant ton introspection et dans tes secrets cachés? Que penses-tu de tout le travail que tu as fait à ce sujet?

Beaucoup de choses vraiment. Quand j’étais enfant, j’avais très honte de mon éducation religieuse. La Suède est très athée, donc j’étais à peu près le seul enfant ouvertement chrétien. Maintenant, je suis fier de cette éducation car elle m’a donné beaucoup de bons côtés comme la compassion et une réflexion plus profonde.

Presque chaque chanson est liée à un secret ou à un événement qui t’est arrivé. Est-ce vrai? Peux-tu nous donner quelques exemples? Quels messages ou valeurs aimerais-tu transmettre avec cet album en voyant cela?

Ouais! Il y a un tas d’histoires différentes, qui mènent toutes à la même conclusion que vous êtes qui vous êtes grâce à votre passé, et les erreurs que vous avez commises peuvent vous apprendre à vivre pour un avenir meilleur.
C’est un album sur l’ouverture et la révélation de votre passé pour que vous n’ayez pas à tout porter vous-même.
« Holy Water » parle de mon expérience en tant qu’enfant dans la religion, « Babylon » est à propos de toutes les différentes identités que j’ai essayées, « Hostage » parle de mes expériences avec la dépression et « Mission Control » est de rater le divin.

Quelle chanson recommanderiez-vous pour commencer à écouter votre musique? Quelle est votre préférée et pourquoi?

J’essaierais probablement Hostage, White Flag, Babylon et ensuite Holy Water. Peut être un bon mélange de hooky et de heavy.

Réalisez-vous vous-même vos vidéoclips? Comment trouves-tu un moyen d’interpréter ton expérience personnelle?

Oui, la plupart du temps, je dessine une image que j’ai en tête et ensuite nous voyons si nous pouvons donner vie à cela. Avec « Hostage » je voulais une séance de thérapie avec moi-même à différentes étapes de ma vie, « Holy Water » je voulais avoir des danseurs marchant sur l’eau comme Jésus et pour « Babylon » je voulais avoir comme une maison de poupée où les différentes pièces représentaient des expériences différentes. Je ne sais pas comment cela me vient à l’esprit, mais il s’agit simplement d’écouter la chanson et d’imaginer.

Vous serez en tournée avec « Thousand Below » et « Captives » pendant votre tournée européenne et britannique. Est-ce votre choix? Où les avez-vous rencontrés?

Je ne parle pas trop des tournées car je me concentre sur le côté musical des choses. C’est aussi très difficile quand beaucoup de groupes veulent venir et que je ne sais pas dire non alors je laisse juste les autres avoir ces discussions. Je connais le manager de Captives et j’ai travaillé avec eux sur leur nouvel album.

J’ai vu que nous vous entendrons comme vous êtes vraiment pour la première fois. Jouerez-vous toujours de vieilles chansons lors de la prochaine tournée?

Bien sûr! Ça va être très difficile de faire une setlist mais…

Y a-t-il une date en discussion en Belgique? Êtes-vous déjà prêt à partir en tournée? La setlist est-elle préparée?

Malheureusement non. Je pense que les gens devront prendre un train pour Cologne, ce spectacle est généralement l’un des meilleurs de la tournée. Nous n’avons pas encore vraiment commencé à planifier, mais cela se produira dans les prochains mois.

Y a-t-il un endroit où vous rêvez de jouer? Des objectifs ou un rêve pour le groupe?

En ce moment, j’aimerais jouer à Glastonbury, c’est le dernier festival qui reste au Royaume-Uni (corrigez-moi là-dessus) que nous n’avons pas encore fait après Reading / Leeds, Download, 2000 trees et Slam Dunk.

On vous laisse les derniers mots de cette interview pour dire tout ce que vous voulez à vos fans mais aussi à tous nos lecteurs qui découvrent votre groupe en ce moment?

Faites-vous vacciner et nous nous reverrons en octobre!


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Raconte-moi 33 concerts

C’est une interview concernant un projet un peu différent que je vous propose via cet article.
Loïc STEPHAN fait un passage sur Metal Overload pour parler de son livre « Raconte-moi 33 concerts ».

Bonjour Loïc.
Avant tout, sauriez-vous nous parler un peu de vous ? Quel est votre parcours dans le milieu de la musique ?

Bonjour. Mon parcours dans le milieu de la musique commence quand je croise la route de RadioMetal, en 2009. Au départ, je m’amuse à discuter sur leur forum, à dire des bêtises. Je m’aperçois qu’ils sont basés à Lyon et par militantisme pour la cause metal, on va dire, je leur propose mes services pour distribuer des flyers sur les concerts parisiens. Evidemment, ils sautent sur l’opportunité en me disant que j’aurai des places gratuites pour les concerts sur lesquels je distribuerai des flyers. Ce qui était plutôt pas mal, je ne demandais pas grand-chose et après ils me demandent si je sais faire de la photo.

Donc voilà, c’est parti comme ça en 2009, mon expérience du monde de la musique en tant que « plus que spectateur de concert », même si je vais à des concerts depuis que je suis gosse. 2009, un début dans le monde professionnel même si cela reste du bénévolat. J’interviens en tant que photographe et chroniqueur de concert.

Jouez-vous d’un instrument ?

Non, pas du tout. Quand j’étais petit, j’ai pris des leçons de piano. J’ai dû en prendre deux ans. Je crois que je me débrouillais, je n’étais pas un virtuose mais j’arrivais à faire des trucs. Le virus n’a pas pris. Peut-être qu’à cette époque-là, je n’avais pas encore rencontré les groupes qui m’auraient intéressé, des groupes comme Madness ou Jerry Lee Lewis qui ont des gros passages au piano. Donc, non, ce n’est pas parti par là. Puis plus tard, quand j’étais plus grand, adolescent, un voisin m’avait prêté une guitare électrique. C’était vraiment une guitare très metal, avec la forme qui va bien et le drapeau japonais. Même là, alors que j’étais déjà en plein dans la musique, je n’ai pas accroché. Alors que dès que j’ai eu un appareil photo, c’est parti direct ! Donc non, pas musicien mais je suis ancré dans la passion de la musique depuis très longtemps.

Avez-vous ou faites-vous partie d’un média ?

Oui, je suis dans les structures bénévoles qui existent aujourd’hui avec les sites internet. Je collabore beaucoup avec RadioMetal. Evidemment, en ce moment, avec les concerts qui sont annulés, il ne se passe plus grand-chose. Dommage pour 2020 d’ailleurs car il y avait vraiment de très très beaux artistes, du KISS, du Pearl Jam, du Queen, une année magnifique.

Je collabore aussi plus ponctuellement avec AmongTheLiving, j’ai fait aussi une collaboration ponctuelle avec RockUrLife. A une époque j’ai aussi beaucoup couvert de concerts pour un webzine qui malheureusement n’est plus en activité, qui s’appelait Fonkadelica, qui était plus branché soul et funk, avec lequel j’ai beaucoup traîné au New Morning à Paris.

Ce sont des collaborations basées sur la passion des uns et des autres.

Quel est le concept derrière « Raconte-Moi 33 concerts » ?

Le concept est de partager une passion, la passion de la musique et particulièrement la musique en concert. Il y a des artistes dans le livre que je n’écoute pas chez moi. Je pense par exemple à Caravan Palace que je n’écoute pas trop à la maison mais en concert, c’est un groupe qui procure des sensations, qui a une pêche, une prestance, qui propose une prestation vraiment agréable et c’est ça le but du livre, retranscrire l’émotion du concert, essayer de la faire partager au lecteur. Il y a des groupes aussi que je ne connaissais pas avant d’entrer dans la salle dont je suis devenu fan après le concert. Je pense à Flying Colors. C’est ça le but. Amener le lecteur dans un beau voyage, avec des illustrations qui puissent faire travailler un peu l’imaginaire. Evidemment, je fais de la photo de concert par ailleurs, on peut se poser la question de savoir pourquoi je n’ai pas mis les photos. Déjà, la première réponse est le droit à l’image. Ce n’est pas forcément évident d’obtenir les validations pour du KISS, du Korn, etc. Et finalement, cela m’a fait travailler autre chose, et une photo, c’est tout de suite très illustratif, très significatif, alors que les illustrations, de mon point de vue, peuvent amener un autre regard, peuvent proposer un autre voyage, laisser travailler un peu l’imaginaire. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas en tête d’utiliser mes photos un jour.

Après, « Raconte-Moi 33 Concerts », c’est une marque que j’ai déposée. Il y a un premier volume que j’ai sorti en auto-édition. J’aimerais développer la collection, faire un « Raconte-Moi 33 Concerts » spécial Metal, style qui reste mon premier amour musical. Il est là, il est prêt, on verra un peu ce que l’avenir dit pour sa réalisation.

D’où vous est venue l’idée de ce livre et pourquoi 33 concerts ?

L’idée du livre, elle vient de loin. Je suis salarié, j’ai fait des études dans l’informatique, bien loin de toute sphère artistique et musicale. J’ai une grande angoisse, passer ma vie du lundi au vendredi, avec la phrase la plus terrible : « Comment ça va ? Comme un lundi », très défaitiste en attendant deux jours de week-end. Donc, j’ai toujours voulu faire quelque chose à côté de mon job. J’ai cherché des choses dans la photo, dans l’écriture et un jour la pièce est tombée sur cette idée de « Raconte-Moi 33 Concerts » qui est un concept comme tu le disais tout à l’heure. Pourquoi cette pièce est tombée, je n’en sais trop rien. J’avais eu des bons retours sur mes comptes-rendus, les gens disaient qu’ils étaient agréables à lire.

Pourquoi 33 ? Très clairement, c’est un hommage au vinyle. Le livre reprend le format d’une pochette vinyle et 33 concerts par rapport à la notion de 33 tours.

J’ai aussi une autre idée, « Montre-Moi 45 Concerts », qui est aussi une marque que j’ai déposée, et qui serait au format 45 tours avec uniquement des photos. Je mets au conditionnel car cela reste des projets.

Raconte moi 33 concerts

Où avez-vous rencontré Charlotte Rodon (illustratrice) et Lamy Tcha (maquettiste) ? Comment s’est passée votre collaboration ?

Je les ai rencontrés par le truchement de Fabian Fischer et de son agence. J’avais été mis en relation avec Fabian Fischer par des connaissances communes. Au travers de son agence, il fédère plusieurs artistes. C’est donc par Fabian que j’ai pu travailler avec Charlotte et Lamy.

La collaboration s’est extrêmement bien passée. Côté illustrations, Charlotte a eu un cahier des charges assez précis. J’avais conçu les illustrations, j’en avais fait un brouillon avec mes petits moyens de dessinateur que je n’ai pas. Elle avait donc un cadre très précis dans lequel elle devait évoluer. Lamy, lui, n’avait pas de consignes pour la maquette et il a sorti des trucs de « ouf », c’était exactement ce que je voulais sans le savoir. C’était bien agréable.

Avec Charlotte, nous avons travaillé pendant au moins 6 mois ; elle est sur Bourges, donc ce n’était pas forcément évident à distance. Nous nous sommes rencontrés quelque fois sur Paris ou sur Bourges.

Ce qui a été très intéressant, c’est qu’en fait les gens ont choisi le projet. Dans mon métier alimentaire, je suis amené à beaucoup piloter de projets mais c’est dans l’entreprise, les gens n’y choisissent pas totalement d’y être et cela change totalement les relations.

Pour mon projet de livre, les gens l’avaient choisi, étaient contents d’être là – ils pourront me contredire si jamais je me trompe. C’était quand même moi le directeur artistique de la chose, c’était moi le financier, donc j’avais entre guillemets la direction et le dernier mot, c’était mon projet. Ca l’est toujours. Mais cela a été une collaboration très très fructueuse, très agréable, avec des gens motivés et très talentueux. C’est assez rare.

Comment avez-vous choisi les concerts / artistes dont vous avez parlé ?

C’est un premier ouvrage, donc, d’une collection qui, si les dieux me sont favorables, évoluera sur d’autres choses. Le premier bouquin, je voulais qu’il soit éclectique, qu’il me corresponde en fait, parce qu’en concert, je suis assez curieux, je peux aimer tous les styles. Du Toots And The Maytals, du Oum ou du Morbid Angel peuvent toutes et tous me procurer des émotions très fortes en concerts. Je voulais que cet ouvrage représente cette diversité d’état d’esprit. Je voulais aussi que les différents médias avec lesquels j’ai collaboré soient représentés. Voilà. Il fallait aussi que les concerts m’aient plu. Ce sont 33 concerts coup de cœur. Hors de question de mettre un concert qui m’a saoulé.

Si vous deviez choisir un seul concert, lequel serait-ce et pourquoi ?

La réponse est assez facile en fait et la question est intéressante. Cela serait Flying Colors parce qu’il représente vraiment l’esprit du livre. C’est un concert que j’ai couvert pour RadioMetal. Pour expliquer un peu le fonctionnement avec RadioMetal, comme c’est du bénévolat et que j’ai aussi d’autres contraintes, on va dire que dans la mesure du possible, je vais choisir les concerts que je vais couvrir. Celui-là, je ne l’avais pas du tout identifié et RadioMetal m’a demandé de le couvrir. OK, pourquoi pas, ce n’est pas non plus désagréable d’aller faire un concert ; cela ne m’arrangeait pas vraiment, la salle c’est l’Alhambra à Paris, c’est loin de chez moi, du coup, j’étais un peu fainéant et je m’étais dit, je ferai les trois premières chansons en photo et je m’en irai. En fait, le groupe m’a tellement scotché que je suis resté tout le concert, j’étais bluffé tellement c’était beau. Derrière, j’ai acheté leur disque et je l’ai écouté en boucle un bon moment. C’est typiquement ce que j’adore dans un concert, c’est qu’en rentrant dans la salle, on ne sait pas du tout ce qui peut se produire. C’est rare que je me sois ennuyé dans une salle de concert. Tous les concerts ne sont pas forcément extraordinaires, mais là, c’était vraiment très très beau, une musique magnifique, jouée par des artistes très talentueux. Quand on met ensemble du Mike Portnoy, du Steve Morse, du Neal Morse, cela peut donner quelque chose de très très beau.

Avez-vous des groupes qu’on vous a recommandé d’aller voir pour ce livre et qui ont été une véritable surprise pour vous ?

Des groupes que l’on m’a recommandés, pas forcément. A part le cas d’un Flying Colors où l’on me demande de le couvrir même si je ne l’avais pas prévu. Mais on ne me l’a pas recommandé pour mon livre. RadioMetal était intéressé pour couvrir le concert pour son site. Pour préciser, avant tout, les concerts que j’ai faits ont été couverts pour des médias. Donc au départ, c’est dans le cadre d’un média. Il doit y avoir Matmatah, Oum et Toots que j’ai dû couvrir en mon nom propre, ce qui est assez rare. C’est quelque part valorisant d’avoir une accréditation qu’en son nom [Loïc STEPHAN et non Raconte-Moi 33 Concerts, pour être clair et précis].

Ensuite, des groupes que je n’ai pas vus en concert et dont j’aurai aimé parler, oui et non. Je vais voir des concerts depuis… Mon premier concert a été Dire Straits sur la tournée « Love Over Gold » au Palais des Sports à Paris. Cela commence à dater.

Y a-t-il des groupes que vous n’avez pas eu l’occasion de voir en concert et dont vous auriez aimé parler ?

Alors, globalement, à quelques exceptions près, j’ai vu quasiment tous les groupes que je voulais voir en concert que cela soit en tant que spectateur ou chroniqueur / photographe. C’est donc plus des groupes que j’ai vus à une époque où je ne faisais pas de compte-rendu que j’aurai bien aimé chroniquer. Du Dire Straits, AC/DC aussi sur la tournée BallBreaker, le concert des Stones au Parc des Princes sur la tournée Steel Wheels, c’était la première fois que je voyais les Stones. Metallica à l’époque du Black Album.

Globalement, c’est plus des concerts que j’ai vus que j’aurai aimé chroniquer plutôt que des groupes que je n’ai pas vus. Cela répond un peu à côté de ta question mais c’est ma réponse [rires].

En fait les groupes que vous aimez, vous les avez tous vus en concert ?

Que cela soit en fan ou en chroniqueur, oui. Une exception, le concert de Motley Crue avec les Guns en première partie qui a été annulé pour cause d’overdose de Nikki Sixx. Sur la tournée « Girls, Girls, Girls » ou « Dr. Feelgood », je ne sais plus trop.

Ah, aussi, j’aurais bien aimé chroniquer le concert que Pearl Jam avait donné au Mainsquare il y a quelques années. C’était énorme ce concert. Dommage que le coronavirus ait annulé leur tournée et leur concert du Lollapalooza à Paris.

Pour nos lecteurs belges, où peut-on se procurer votre livre ?

Bonjour à mes amis belges, déjà. Pour répondre à ta question, par correspondance, forcément. Il faudrait m’envoyer un message, mon site ne prend que des commandes pour la France Métropolitaine, et que l’on voit un paiement par virement en direct. Les frais de port sont assez élevés malheureusement, dans les 20 euros ! N’étant pas Amazon, je n’ai pas la puissance financière pour les offrir. Pour un livre à 35 euros, je conçois que cela soit cher. Après, je suis auto-édité et l’équation économique est très tendue.

A ce sujet, il y a un concert en Belgique parmi les 33 concerts. Le dernier concert européen de Twisted Sister à l’Alcatraz !

D’autres livres/ projets sont-ils envisagés ? Si oui, sur quoi porteront-ils ?

Oui, comme je le disais précédemment, essayer de lancer un « Raconte-Moi 33 Concerts » Spécial Metal. Donc, si un éditeur lit cette interview, qu’il me contacte le plus rapidement possible [rires]. J’aimerais bien aussi développer un « Montre-Moi 45 Concerts », Spécial Femmes, uniquement avec des photos d’artistes féminines. C’est un projet que j’ai en tête depuis longtemps, qui ne surfe pas [intentionnellement en tous les cas] sur l’époque actuelle et les débats des relations homme/femme [très intéressants dans l’absolu]. C’est toujours une idée que j’ai eu en tête, vous vous doutez bien que le projet ne s’est pas fait en deux jours.

Voilà pour les projets en espérant qu’ils se concrétisent.

Je vous laisse le mot de la fin pour parler à nos lecteurs et vos fans.

Merci de m’avoir accordé cette interview. Merci de m’avoir écouté. N’hésitez pas à me contacter pour acheter le livre. Et surtout, portez-vous bien en ces périodes un peu bizarres. A bientôt dans une salle de concert, même si je ne bouge pas trop à l’international. Pourquoi pas à un Alcatraz [quand le covid nous laissera tranquille] ?


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Jungle Underground

Découverte : Avec Jungle Underground, c'est toujours la fête !

Aujourd’hui, nous vous présentons Jungle Underground, groupe de rock Liégois en compagnie de François, chanteur, John, batteur, et enfin Kuff, guitariste du groupe.
Fan de Rage Against The Machine, ce groupe est fait pour vous et nous allons donc vous les présenter via une interview pleine d’humour et de vannes à leur image!

Parlez-nous un peu de vous. Quels sont vos parcours musicaux ? Avez-vous eu d’autres projets auparavant ? Où vous êtes-vous rencontrés ?

John : Toutes les histoires se relient en fait.

Kuff : On est tous des consanguins de groupe en fait.

François : Pour commencer, John et moi, on a commencé un groupe il y a déjà quelques années. Il y a 10 ans.

John : Il y a 10 ans précisément.

François : 10 ans, 10 ans, 10 ans. *Joue avec le micro*

Kuff : 9, 8, 7, 6 ….

François :
Un groupe qui s’appelait « Back to Bac » avec lequel on a commencé, on a fait un peu nos débuts, nos premières scènes, etc. Cela a duré cinq ans quand même et on a rencontré Kuff subrepticement, lors … il fallait le placer celui là. On faisait une release party à la caserne de Fonck et notre ancien bassiste, à l’époque, connaissait Kuff. Il est venu jouer un morceau avec nous et c’est la première fois où l’on s’est rencontré..

Back to bac

John : L’idée de la release party était de prendre des gens de groupes qu’on connaissait. Quelques temps plus tard, « Back to Bac » s’est arrêté …

François : Pourquoi ?! *rires*

John : Chacun a pris des chemins différents au niveau musical

François :
Et du coup, John est allé rejoindre Kuff dans son groupe qui s’appelait « The Clinche’s » et pour ma part, je suis parti avec un autre ami. On a créé un autre groupe qui s’appelait « Last Night Session« . Ca a tourné deux ans comme ça : séparé. Moi j’ai été séparé de John pendant 2 ans, ça a été très dur. J’ai pleuré énormément. *rires*

Kuff : Moi, j’étais content *rires*

The Clinche's
Last Night Session

François : Plus tard, les deux projet « Last Night Session » et « The Clinche’s » se sont plus ou moins arrêtés en même temps.

John :
L’idée de base, c’était de faire un duo mais on s’est rendu compte qu’on ne savait pas chanter … Quand notre groupe s’est arrêté, on était trois dans le groupe. On a essayé d’être quatre mais on n’a jamais trouvé de chanteur qui collait convenablement avec notre style musical et au final, on a décidé d’arrêter. Le bassiste est parti de son côté et n’avait pas spécialement envie de continuer à s’investir autant dans la musique autant que nous on le voulait en tout cas. Donc tous les deux de notre côté, on a continué, on a composé des morceaux. On était vraiment partis en mode duo et on s’est rendu compte qu’on ne savait pas chanter.

Kuff : Pourtant on a essayé ! C’était très drôle !

François : Il y avait des enregistrements de ça ? vous avez essayé ?

Kuff : Chut chut !

John : On en parlera entre nous !

François : Même moi j’suis pas au courant ! Je serais très curieux d’entendre ça !

John : Du coup, je me suis dit « Je vais un peu demander à François s’il ne serait pas chaud de venir au moins essayer » Je savais bien qu’il s’arrêtait avec « Last Night »

François : Pourquoi ?! *rires

John : Un pote de longue date , ancien groupe ensemble,… Je me suis je vais sonner à François ! On avait un concert trois semaines plus tard pour les fêtes de la musique.

François :
Les fêtes de la musique, c’était à l’auberge Georges Simenon. C’était fait par le 6K Fest et il restait 3 semaines. C’était les « clinche’s » qui, à la base, était demandés. Il n’y avait plus de « clinche’s ». Et eux, ils jouaient toujours.

Kuff : On s’est dit « Nous on va reprendre le concert ». On va essayer, on va faire un test.

François : Trois semaines pour essayer de bidouiller un truc. Soyons très honnêtes, c’était vraiment ça.

John : Au final, il n’y a pas tant de morceaux du premier concert qu’on a gardé. On a peut-être trois morceaux qui sont restés.

François : Du coup, je débarque là-bas : bonne énergie, etc. Ça me fait penser à pas mal de choses et « Ouais, pourquoi pas essayer? ». On est partis là-dessus.

D’où vous est venu l’idée de créer Jungle Underground avec ce style de musique et pourquoi ce nom ?

John : C’est venu tout seul. Le style est réellement venu tout seul.

Kuff : Nous, on voulait faire du Stoner à la base avec John. On a fait notre style. Je ne sais même pas comment on peut appeler ça.

François : Je pense que ça reste du néo metal.

Kuff : Puis François est arrivé et il a directement dit « Oui, je vais faire ça ».

John : Ce qui est assez drôle, c’est que, niveau musical, on est tous les trois assez différents dans ce qu’on écoute au quotidien. Les trois styles mélangés ensemble de ce qu’on aime, ça donne ça.

François :
Je pense qu’après analyse aussi, on s’est rendu compte qu’on jouait une espèce de musique qu’on écoutait quand on était adolescent: Rage Against The Machine, Limp Bizkit, System Of A down, … des trucs qu’on a écouté et qu’on écoute toujours. Involontairement, on a reproduit un style de musique qui ressemble fort à ça.

Kuff :
Pour le nom du coup, on avait notre concert dans les 3 semaines qui suivent et j’ai Nico du 6K Fest qui me dit : « Ecoute, il me faut un nom pour demain ! ». On a passé une soirée autour d’un feu tous les trois.

François : Ce qu’on conseille d’ailleurs de faire à tous les groupes qui cherchent un nom.

Kuff :
A boire des bières et de débiter des noms sans arrêt. Un grand brainstorming de pété autour d’un feu.  Fin de soirée, on a rien trouvé. *rires* Le lendemain, Nico me redemande… « Bon, les gars je dis « Jungle Underground » ? OK, c’est bon ! Emballé c’est pesé! »

John : On s’était dit au début qu’on allait peut être changer après que c’est pas parce qu’on donne un nom une fois qu’on ne pourrait plus changer. Au final, on l’a gardé.

François :
On s’y est tellement habitué… Il faut dire quand même qu’à la base de la recherche du nom, on est parti sur « Fireball Superstar 3000 » … John n’était pas d’accord. Il y a eu de tout, vraiment un peu de tout !

Comment créez-vous vos morceaux au sein du groupe ? Est-ce le rythme qui apporte les paroles ou l’inverse ? Et que racontent celles-ci ?

John :
En général, ce qui se passe, c’est que Kuff arrive avec un riff ou plutôt un panel de riffs, etc… qu’il aura composé de son côté ou des idées qui lui viennent comme ça en début de répètes. On essaye et dès qu’il y a un truc qui plaît, on va travailler dessus. Moi, je suis plus dans la partie agencement du morceau, etc. On va bosser ça tous les deux de notre côté. François arrive nous donner un coup de main quand on bûche et lui pose des paroles dessus.

Guillaume (Rédacteur) : Et les paroles racontent quoi, en général ?

François :
En général, il y a deux choses dans les paroles. Il y a beaucoup : Nous en fait. Dans certaines chansons, on parle de « Jungle », c’est de l’autopromotion finalement. Le fait de dire que nous, on avance, on a envie d’avancer, on a envie d’aller plus loin… et du coup, tu pourras avoir une chanson qui va juste parler de « Jungle » et son envie d’avancer dans la musique. Et puis après tu as tout ce qui se passe dans le monde, tout ce qui me fait chier en règle générale et que tu as envie de taper sur papier : ça peut aller de la politique, à l’attitude des gens … Et là je crois que c’est à peu près comme tout le monde. Comme tout chanteur finalement qui a envie d’exprimer quelque chose. Y a tellement de connerie dans le monde en ce moment que l’inspiration est permanente ! *rires*

2 EP en 2 ans, c’est productif pour un groupe Liégeois. Quel est votre secret ?

Kuff : La bière …

John : Le talent !

Guillaume (Rédacteur) : Une troisième idée pour aller avec les deux autres ?

François : La drogue !

Kuff : Le secret en vrai, c’est juste : On est ambitieux, on a des idées, on a des envies, on se donne les moyens pour les concrétiser…. On met de notre poche … Dans les Ep par exemple ….

François :
Je crois que le gros problème dans les groupes qui essayent de vraiment grandir : au départ, c’est vraiment le pognon. C’est toujours le pognon le problème! Si on veut faire de la pub, il faut mettre de la thune. L’avantage qu’on a c’est qu’on est un petit peu plus vieux et qu’on avait tous des jobs. Donc on pouvait mettre de l’argent directement pour aller en studio, pour aller enregistrer et du coup, ça nous enlevait une épine du pied en disant « Bein voilà on met chacun de la thune pour faire en sorte qu’on puisse produire ça ». Ce qui, des fois, prend un an, deux ans, si on fait des crowdfunding aussi, ça peut prendre énormément de temps.

Kuff : J’ajouterai aussi que l’important, c’est qu’on est 3 super potes et qu’on veut tous la même chose : avancer…. Sauf lui c’est un connard ! (François) .

François : J’étais sûr qu’il allait balancer la première insulte ! *rires*

John : Le truc aussi c’est qu’on a fait 2 EPs mais ils ne nous ont pas coûté si cher que ça non plus… On a énormément bossé sur nos morceaux avant d’arriver au studio. Les deux EPs ont été bouclés chaque fois en 1 week-end. Une ou deux prises et c’était bon.

En parlant de studio, comment s’est passé la collaboration avec le Studio 5 pour l’enregistrement de ceux-ci ? Avez-vous apporter des modifications à vos morceaux enregistrés par rapports aux versions jouées en live ?

François : La collaboration s’est passée très très mal… On a rencontré un mec, Maxime Wathieu. Dégueulasse .. *rires*

John : On a rencontré Maxime et on est tombés amoureux directement. Il a vu qu’on était des gros veaux et il nous a fait un son de gros veaux.

François :
On l’a mis un peu au défi aussi. Parce que lui même, il nous croyait pas spécialement qu’en un week end on pourrait enregistrer quatre morceaux. Enregistrer, mixer, masteriser : ça représente quand même, en règle générale, une petite semaine de travail pour quatre morceaux. Et même lui, il nous disait : « Les gars … ça ne sera pas assez ! ». « Oui, tracasse on va y aller ». Je pense qu’on l’a un peu mis dans une ambiance où … On l’a peut-être un peu violer je pense … * rires*

John :
Il a donné de sa personne aussi au final, parce qu’il a quand même débordé sur ses heures. Mais je crois qu’on lui a plu ainsi que notre optique de vie, etc… Notre musique…. La deuxième fois qu’on est arrivé au studio, vu que ce qu’on fait lui fait penser à Rage Against The Machine, il avait préparé tous les albums de Rage sur la table de mixage. Il était déjà chaud patate.

John :
La deuxième fois s’est fait encore plus vite que la première, finalement. Il connaissait un peu le style. Il avait déjà écouté des enregistrements un peu dégueulasse mais bon. Il avait déjà une idée et c’était parti ! Il savait qu’on allait arriver là en mode « Allez, Go ! » Et donc du coup, Maxime, c’est une crème. C’est un houmous !

Kuff : Et c’est un enculé de Vegan … *rires* Coupe ! Coupe ! ( Et non je ne coupe pas ! )

François : Deuxième insulte !

Kuff : Quoi Vegan ? * rires*

Ambiance lounge au #studio5 avec Jungle Underground. Recorded by Maxime Wathieu.

Posted by Le Studio 5 on Saturday, September 22, 2018

Si vous deviez présenter l’un de vos morceaux à nos lecteurs afin qu’ils vous découvrent lequel serait-ce? Et Pourquoi?

Général : Impossible! Impossible!

John : On a réfléchi justement avant l’interview.

François : Parce que oui, on a eu les questions avant l’interview. On est des gros cheaters ! *rires*

John : On s’est dit : « Ah oui mais ce morceau là il est bien ! Celui là est bien ! Celui là est bien ! … »

Kuff : En fait il n’y a aucun morceau qui nous correspond…

François : Non ! Ils sont tous nuls ! *rires*

Guillaume : Et un par personne non plus alors ?

Général : Ha !…. Ha! Ha! … Là tu vas créer le bordel …

John : Alors moi je me lance je dis « T » !

Kuff : Ah je le savais ! Moi aussi c’est ce que j’allais dire !

François : Moi, je partirais sur « Fuck Trump » vu comme ça reste le morceau sur lequel je me suis le plus déchaîné. Et toujours maintenant, il est encore d’actualité, ce qui est merveilleux.

Kuff : J’hésite entre « Tournez les serviettes » et euh …. *rires* … Allez je dirais « Badass » !

François : C’est un peu ta vie ça *rires*

Vous êtes là pour faire la fête et vous amusez sur scène, avez-vous des anecdotes de choses incroyables ou drôles qui vous seraient arrivées en concerts / backstages ?

Kuff : Ah ! Très bonne anecdote !

Les autres : J’étais sûr qu’il allait en parler !

François : C’est moi qui doit la dire ?

Les autres : Tu dois la raconter comme tantôt !

François :
On devait jouer au « Home Made Music Festival« . Et d’ailleurs, on salue Gilles et Sun ! Du coup, on avait dans l’idée de faire un feu d’artifice derrière la scène. On s’était un peu renseigné et il y a des batteries de feu d’artifice comme ça où ça pète. Et franchement, on a passé une semaine à regarder des feux d’artifices avec des noms improbables…. On tombe sur un feu d’artifice où il y avait des vidéos et tout ça … « Oh ca va haut ! »

Kuff : Mieux que le 15 août quoi !

François :
Ca va être génial quoi ! Fin du concert, quelqu’un derrière allume le bazar et « Boum! ». Je soumets l’idée aux organisateurs du « Home Made Music Festival » et le gars m’envoie une photo de la scène. Là tu vois plein d’arbres mais avec franchement que des arbres autour de la scène… Et là il me dit « Votre idée est chouette mais on n’aura jamais l’autorisation des pompiers. Et là, c’est pour foutre le feu au festival votre idée. » Du coup, on s’est dit « OK, ça va… Mais on prévoit quelque chose d’autre … et on ne te le dit pas !  » « Et du coup, c’est quoi? ». « Non, on ne dit rien! » On est resté sur l’idée de feux d’artifice.

John :
On va juste dire que, avant de donner la chute, l’organisateur du festival m’a dit, après le concert, « Ah putain, je t’ai vu arriver sur la fin du concert, toi, avec ton lance-flammes et j’ai commencé à me chier dessus! » *rires*

François :
Du coup, on part sur une idée quand même de feux d’artifice mais on peut pas faire un truc qui pète énormément donc …. On s’est dit  » Mais sinon, vous savez, les petits tubes avec les petites boules qui partent là … C’est marrant quand tu en as un mais si tu en as 6 dans chaque main… Est ce que ça ne peut pas faire l’ambiance un petit peu …  » Et donc, on a fait des petits tests dans le jardin de John pour voir comment ça allait … 1, ça allait …2,3,4,5,6 … On s’est dit « Allez, on va scotcher tout ça! Et comment est-ce qu’on allume ça? » Et John : « C’est bon, hein ! J’ai un lance-flammes …  » *rires* Et donc fin du concert, on avait programmé une petite musique d’ambiance, etc.

Kuff : Ambiance de dubstep … *rires*

François :
Fini de jouer, John sort son lance-flammes Et je pense que c’est là que Gilles s’est dit « Qu’est ce qu’il va se passer ? ». Et on commence à allumer chacun les mèches et c’est parti … Franchement, ça a super bien marché !

Kuff : On a commencé à danser et à mettre l’ambiance.

François :
Une des dernières boules qui est partie a failli tuer quelqu’un dans le public, je pense … *rires* On a rabaissé trop tôt le bazar à la dernière. Bon, heureusement, personne n’est mort ! Personne n’est mort et tout le monde s’est bien amusé ! Et nous, on s’est marré comme des porcs à préparer ça. C’était vraiment extraordinaire! La prochaine fois, on mettra le feu d’artifice au nom improbable.

Home Made Music Festival - Jungle Underground
Jungle Underground au Home Made Music Festival

Avec les problèmes liés au COVID-19, comment se passe votre confinement? Avez-vous des dates où on pourrait vous découvrir en live ? En 2021 peut-être ?

John : Des dates, on en avait en tout cas …

François :
Déjà, on devait jouer en juin et en juillet. Tout ça est tombé à l’eau, forcément… On était tous… un peu chez nous. Du coup, ouai, il y a la guerre des Gaules qui devrait arriver au mois de novembre…. On est en attente… C’est une attente permanente sans savoir si, à un moment, on pourra ou pas le faire. Donc c’est prévu : on doit jouer à la guerre des Gaules le 14 novembre au centre culturel de Chênée. Entre temps, pour le mois de septembre, il y a à « La Zone » un concert qui est aussi sur les rails mais, là aussi, on attend encore. On ne sait pas trop. Et peut-être pour l’anniversaire de « Primitive Music » aussi…. Il y a des plans, mais on est toujours un peu…. On ne sait pas …

John : Il y a des plans, il y a des trucs en vue mais ….

François : Et pour l’année 2021, y a des gens qui regardent un peu…

Guillaume (Rédacteur) : Et en terme de productivité ? Avez-vous eu le temps de travailler sur de nouvelles chansons ?

John :
Du coup, durant le confinement, on a fait un morceau qu’on a composé, enregistré, masterisé nous-mêmes. Voilà on l’a fait comme on a pu, avec les moyens du bord, chacun chez soi. On travaillait en s’envoyant des morceaux sur notre drive, etc…. Je pense qu’on ne s’est pas trop mal débrouillé pour le niveau, qui est égal à zéro, qu’on a pour tout ça. Le morceau est visible sur YouTube d’ailleurs avec une petite vidéo qu’on a fait au moment du déconfinement, où on a pu retourner aux locaux de Répétitions…

François : Libération ! On s’est dit « Autant profiter qu’on soit tous les trois là pour filmer. »

Kuff : Et depuis le temps, on se consacre à de nouvelles compos pour un éventuel nouvel album.

François :
En 2064 ! *rires* Mais non, c’est vrai que, là, on en profite un peu pour commencer à réfléchir à d’autres morceaux et répéter, éventuellement, pour d’autres concerts… Mais on sait pas. C’est difficile.

Kuff :
On a envie de continuer à kiffer la zik mais ce n’est pas facile quand on sait que tous nos concerts vont être supprimés. Bordel ! Enculé de COVID de merde ! *rires*

François :
3 ème ! Ce qui est frustrant surtout, c’est qu’on a toujours fonctionné sur les deux premières années… parce qu’on a dépassé les deux premières années du groupe…. sur une dynamique ultra agressive. On fait des concerts, on enregistre, on fait ça… on enchaîne, on enchaîne parce qu’on aime bien ça, finalement. On a envie d’être productif, on a envie…. et tout ça nous a mis un coup dans la gueule et nous a un peu freinés. Donc, on essaye de reprendre timidement le truc parce qu’on ne peut pas y aller à fond comme on le faisait avant. Donc… wait and see.

On vous laisse le mot de la fin pour dire ce que vous voulez à nos lecteurs / vos fans. Donc, là je pense qu’on va augmenter le compteur d’insultes ! *rires*

Kuff : Alors, je vends une Punto, 6 portes, de 1982 avec subwoofer … Contactez moi au 04 … 42 37.

François : Et profitez de la vie tant qu’on peut.

Kuff : … Punto *rires*

François : On me dit que la Punto est vendue ! *rires*

John : Merci à tous !

François : Merci à Metal Overload !

Kuff : Merci à Primitive Music !

François : Merci au bureau bweeeeeuuurkkkkk !

Kuff : Merci à ma maman ! Coucou maman !

François : Salut maman ! Je la connais bien aussi ! Et merci Guigui !


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Four Year Strong

Connaissez-vous ... Four Year Strong et Brain Pain ?

Il y a des groupes comme ça où on ne sait pas à quoi s’attendre et qu’on découvre avec surprise. Four Year Strong a été l’un d’entre eux. Dès les premiers morceaux je me suis dit que je me devais de vous les présenter mais aussi leur nouvel album ! Alan Day, chanteur et guitariste du groupe répond à quelques unes de nos questions sur leur actualité.

Bonjour comment-allez vous? Votre nouvel album « Brain Pain » est sorti le 28 février, qu’en pensez-vous? Quelles ont été les premières réactions de vos fans?

Je suis vraiment excité par la sortie de Brain Pain. C’est mon album préféré parmi ceux que nous ayons fait, mais évidemment je ne suis pas objectif. La réaction des fans a été meilleure que ce que nous espérions.

Une petite question sur votre passé, quelles sont les influences qui vous ont inspirées pour créer le groupe que vous êtes aujourd’hui?

Quand nous avons commencé le groupe, je venais d’un milieu assez punk / alternatif et Dan était dans un groupe hardcore. Quand nous nous sommes rencontrés, je commençais tout juste à me lancer dans le hardcore / metal et Dan commençait à faire des trucs emo / punk, alors nous avons pensé à créer un groupe qui mélangerait les deux ensemble. Cela a définitivement commencé plus du côté emo avec un côté un peu lourd, mais au fil du temps nous avons écrit de plus en plus de chansons. Le côté lourd a juste fait son chemin et a commencé à jouer un rôle énorme dans le son. Au début, les gens détestaient vraiment ça, les gens des spectacles locaux ne semblaient pas vraiment comprendre. Mais cela nous semblait juste, alors nous avons continué avec cela, essayant toujours de l’affiner et de lui donner plus de sens pour l’auditeur. Je suis content que nous ayons gardé notre instinct et il a finalement commencé à se manifester 6 ans plus tard.

Comment créez-vous vos chansons? Commencez-vous par la musique elle-même ou par les paroles? Pour les paroles, trouvez-vous un thème et créez-vous autour de ce thème ou travaillez-vous autour d’une phrase d’accroche?

On commence toujours par la musique. Cela commence généralement par un riff de guitare et un « thème » musical sur lequel nous baserons la chanson. Une fois que l’ambiance de celle-ci commence à prendre forme, nous essayons d’écrire des voix qui correspondent à la sensation qu’on éprouve en l’entendant, en commençant généralement par une mélodie de base. Le contenu lyrique viendra généralement par hasard lorsque nous improvisons autour d’une idée de mélodie vocale puis les choses commenceront à se rejoindre. Mais c’est juste le scénario le plus courant, nous avons écrit des chansons de différentes manières au fil des ans.

J’ai vu que vous ne vouliez pas de date limite pour cet album et que vous vouliez prendre votre temps pour le faire correctement? Quand et pourquoi vous êtes-vous dit « OK, c’est le moment de le publier »?

Oui c’est vrai, nous n’étions PAS pressés de sortir un album. Nous voulions juste nous assurer que nous sortions le bon album, peu importe le temps qu’il fallait. Je pense que nous avons fini par réserver du temps en studio avec Will Putney quand nous avions une poignée de chansons qui allaient figurer sur l’album. À ce moment-là, je crois que nous avions écrit « Get Out Of My Head », « Talking Myself In Circles », « Learn To Love The Lie », « Worst Part About Me » et quelques autres, alors nous nous sentions comme si nous étions en bonne position pour commencer à aller de l’avant.

À part cela, avez-vous changé votre façon de travailler pour cet album par rapport au précédent? Si oui, comment?

La plus grande différence entre cet album et les autres est le nombre de chansons que nous avons écrites. Nous avions probablement entre 40 et 50 idées de chansons. J’ai toujours connu l’avantage d’écrire plus de chansons : plus vous écrivez, meilleures sont les chances d’écrire quelque chose de génial. Mais jusqu’à « Brain Pain », nous n’avions jamais pratiqué cette méthode. Sur notre album éponyme, nous n’avions écrit que les 10 chansons qui se trouvent sur l’album, et une fois l’enregistrement terminé, cela ne nous a pas semblé suffisant et nous avons simplement ajouté « Go Down In History » de notre EP. Nous n’avions tout simplement pas eu l’impression que nous y avions mis notre cœur, nous voulions donc y remédier et travailler plus dur que nous l’avions fait depuis des ANNÉES pour écrire des chansons qui nous convenaient.

J’ai également vu le clip « Lean To Love The Lie » où vous avez expliqué:

« It’s about being stuck in a mutually miserable relationship, but you’re both too much of a coward to leave. If you’re going to lie to yourself about being happy, you might as well learn to love it. Lets not kid ourselves…We’ve all been there »
(Il s’agit d’être coincé dans une relation mutuellement misérable, mais vous êtes tous les deux trop lâches pour partir. Si vous allez vous mentir pour être heureux, vous pourriez aussi bien apprendre à l’aimer. Ne nous leurrons pas … Nous avons tous été là)

Avez-vous appris à aimer le mensonge dans votre vie ou avez-vous eu le courage de partir?

Cette chanson était vaguement basée sur des événements de la vie réelle et était un récit écrit sur des situations dans lesquelles nous avons vu nos amis et notre famille. C’est un événement tellement courant et un excellent thème pour une chanson à laquelle les gens pourraient se connecter.

Vous aviez annoncé 6 spectacles / festivals en Europe. Savez-vous si vous aurez plus de dates en Europe ou peut-être en Belgique pour nos lecteurs?

Nous allons certainement faire plus de spectacles en Europe sur le cycle de « Brain Pain », mais il n’y a aucun plan actuellement en raison de la situation de COVID-19. Avec un peu de chance, les choses reviendront à la normale bientôt et tout le monde pourra retourner en toute sécurité aux spectacles!

Dans quel(s) pays rêvez-vous de jouer et pourquoi?

Nous avons eu la chance de jouer dans de nombreux pays incroyables et nous espérons continuer à nous étendre là où nous pourrons jouer. Je sais que ce n’est pas un pays, mais un endroit où nous avons toujours voulu jouer et où nous n’avons pas encore pu est Hawaï.

Nous vous laissons les derniers mots de l’interview pour dire tout ce que vous voulez à vos fans ou / et à nos lecteurs.

Nous voulons juste que tout le monde écoute notre nouvel album et nous garde à l’œil quand les concerts recommenceront. Nous avons hâte de jouer à nouveau pour vous tous!


Photo: Gavin Smith

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PORN

No monsters in PORN's eyes

Il y a un an, nous vous proposions en interview Philippe Deschemin a.k.a. Mr Strangler, chanteur du groupe PORN à l’occasion de la sortie de « The Darkest Part Of Human Desires – Act II ».

Aujourd’hui, je vous propose de débriefer les événements qui ont eu lieu depuis la release et de vous présenter leur troisième album qui sortira le 27 mars 2020 !

Bonjour, comment allez-vous ? Êtes-vous impatient de présenter votre nouvel album « No monsters in God’s eyes – Act III » ? Quels sentiments éprouvez-vous vis-à-vis de la clôture de cette trilogie ?

Enfin une interview en français ! On vient de donner une série d’interviews en anglais pour plusieurs radios et magazines américains, anglais, canadiens et allemands. C’est toujours agréable de discuter avec des médias français, et cela dans la langue de Molière.

On pourrait parler d’un sentiment mitigé. A la fois de la tristesse mais aussi de bonheur et de fierté d’avoir enfanté une complète trilogie qui a trouvé écho auprès d’un public qui, avec tout notre étonnement, ne cesse de croître de manière exponentielle depuis la sortie du premier acte : « The Ogre Inside ».
Je discutais récemment avec Chris Vrenna (Nine Inch Nails, Marilyn Manson) qui me faisait part de son admiration. Il me parlait des sessions d’enregistrement de « Downward Spiral » de NIN, qui est aussi un concept album ainsi que d’ « Antichrist Superstar » de Manson sur lequel il a également travaillé.
Trouver écho auprès du public et de musiciens que tu admires est certainement la plus grande des satisfactions qu’un musicien puisse avoir. Entendre Chris Vrenna me dire que c’est incroyable… Cela est aujourd’hui possible grâce à Mr Strangler, et avec ce nouvel opus s’achève notre aventure avec lui.

Il y a donc un peu de tristesse, mais il faut savoir dire adieu. Tout a une fin.

PORN - No Monsters in God's Eyes

Avant d’en parler plus longuement, comment s’est déroulée la tournée qui a suivi la sortie de « The Darkest Of Human Desires – Act II » ? Avez-vous des concerts, des moments mémorables que vous voudriez nous partager ? Avez-vous eu l’opportunité de jouer dans de nouveaux pays ?

Nous avons donné une série de concerts dont une belle date à Paris au FGO, toutefois toutes les dates restent de bons souvenirs.

Nous avons des fans déments, à l’image des personnages que nous incarnons avec PORN ! Nous avons également collaboré avec plusieurs groupes dans le cadre de remixes (« Hante », « Fragrance », « Entropy Zero », « An Erotic End Of Times »,…). C’est une super expérience. Et aussi une sensation étrange car entendre ses propres morceaux remixés et réarrangés de manière différente est au départ toujours déstabilisant. Mais cela fait partie de la tradition du rock indus, alors nous nous prêtons à cela avec grand plaisir.
Nous sommes allés tourner des clips en Californie et du côté de Zurich. Ce sont des moments forts et qui nous permettent de gagner en expérience car le meilleur moyen de se former est de travailler avec ceux qui travaillent avec les plus grands. On a eu la chance de bosser avec Tom Baker sur l’Act II. Ce mec a bossé avec NIN, Ministry, Rob Zombie, Alice Cooper, Marilyn Manson… Pour le nouvel album, nous avons collaboré avec Brian Lucey qui, lui, a travaillé avec Ghost, Manson, Depeche Mode… Nous sommes si peu de groupes français à avoir ce privilège, avec la particularité chez PORN que nous sommes un groupe indé et DIY… Tout cela est possible grâce à nos fans de par le monde, nous en sommes conscients et savourons tous les instants…

De nouvelles portes, jusqu’à présent fermées, se sont-elles ouvertes pour vous ? (Festivals, magazines, radios,…)

Nous n’avons jamais eu le sentiment d’avoir des portes fermées. Ou alors elles le sont mais nous ne sommes pas au courant. Pour le savoir il faudrait qu’on tente d’ouvrir la porte. Pour le moment aucune porte n’est restée fermée lorsqu’on a essayé de l’ouvrir. Pour dire vrai, nous ne faisons pas les choses comme les autres, nous suivons notre propre chemin, essentiellement hors de France comme tu le sais. Par conséquent, il y a des portes que l’on ne regarde pas…
Je sais néanmoins que notre marginalité nous vaut des inimitiés dans le «milieu», il y a pas mal de jalousie malheureusement. Alors qu’il devrait y avoir de l’entraide… Mais quand tu tournes depuis des années avec comme seul objectif de décrocher une intermittence, que tu ne vends pas assez ou ne streames pas assez pour produire des clips, travailler avec des grands producteurs… Je comprends que tu puisses devenir un hater. Je conseillerai à ces personnes de se plonger dans Kropotkine «L’Entraide, un facteur de l’évolution».
Il y a toutefois un bon noyau de groupes français motivés et de bonne volonté en France, c’est extrêmement motivant. On fait peu attention à la négativité et à la frustration, nous tendons la main à tous.

Ensemble nous sommes toujours plus forts.

Dans la précédente interview, vous nous disiez que Mr Stangler, interprété par vous, luttait contre cet ogre qui était en lui et que l’ogre avait fini par gagner laissant Mr Strangler s’adonner au meurtre pour le plaisir. Étant donné que vous êtes Mr Strangler, si vous pouviez tuer n’importe qui de la manière de votre choix sans aucune répercussion derrière. Qui serait-il et comment le tueriez-vous ?

Je pense que je tuerais beaucoup de monde… Avec les mains bien entendu. Un étranglement certainement, de type Baseball Choke ou Ezekiel pour voir les yeux paniqués de ma victime. Le nom de Mr Strangler vient de là, de mon goût pour les étranglements dans les sports de combats, BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et Grappling essentiellement.

Les morceaux du troisième album étaient quasi tous écrits à l’époque. Y avez-vous changé quelque chose depuis ou le temps vous a-t-il conforté dans vos idées ?

Non, il n y a pas eu de changement particulier.

Si on en suit les clips et les paroles des trois morceaux « High Summer Sun », « A Lovely Day » et « Some Happy Moments », Mr Strangler se serait fait attraper et serait passé de la colère à la remise en question :

« I feel the end but I am not sorry. How could I be ? Teach me, I am not sorry. But I am ready for it »
Tiré de « Some Happy Moments »

Pourriez-vous nous en dire plus sur ces étapes et sur son histoire depuis le second album ?

Dans le deuxième acte, Mr Strangler arrive à l’âge adulte, et il s’accepte. Après avoir lutté avec sa nature propre personnifiée par l’ogre intérieur (« The Ogre Inside »), il fait la paix avec lui-même et devient Mr Strangler. Il se laisse aller à ses désirs meurtriers. Ces désirs qu’il refrénait dans l’acte I, comprenant qu’il était un tueur, mais ne l’acceptant pas par pression sociale. Ainsi, durant tout l’acte II il s’adonne à sa passion avec son équipe et finit par se faire attraper. Il finit en prison dans ce nouvel album.

L’acte III est un album sur l’enfermement, la prison, l’internement psychiatrique. Il fait face à sa mort, coupé de la société. Le passage auquel tu fais allusion exprime son impossibilité à être empathique. Il en fait le constat. Il souhaite être désolé, mais il ne peut l’être. Considéré comme un monstre, un non-humain, il rappelle qu’il est un être de Dieu et qu’ainsi, nous sommes tous les créatures de Dieu. Même le pire des monstres est une créature de Dieu. Je ne crois pas en Dieu. Mais je trouve amusant de rappeler cela aux croyants, qui ont cette tendance à considérer celui qui ne croit pas comme eux comme étant hors de l’humanité… Cela évoque aussi un peu le Nécessitarisme en philosophie…

Vous m’aviez aussi dit que vous aviez créé une trilogie car vous vous sentiez limité par le nombre de chansons qu’un seul album permettait pour exprimer votre concept. Maintenant que le troisième et dernier album est terminé, pensez-vous avoir pu exprimer tout ce que vous vouliez ?

Non pas entièrement car il y a des choses qui restent inexpliquées dans la trilogie et dont j’ai les réponses. Comme l’envie irrépressible de Strangler de tuer… Donc on retrouvera Strangler afin que l’on puisse aller plus loin dans l’histoire. Peut être dans un roman, un comic book…

Votre prochaine tournée « No Monsters In God’s Eyes Tour 2020 » passera par Milan, Lyon, Paris et Nantes. Pouvez-vous déjà nous révéler d’autres dates confirmées ou nous dire quel(s) autre(s) pays vous pourriez couvrir ? Pensez-vous qu’une date en Belgique sera prévue ?

Nous sommes très concentrés sur le studio. Nous tournons, mais privilégions les belles dates dans de belles salles afin d’être en mesure de délivrer un show digne de ce nom à nos fans. Nous sommes plus intéressés par la satisfaction de nos fans que par aller gratter un cachet. Nous avons une fanbase solide qui permet d’assurer la pérennité du groupe sans être obligés d’aller jouer dans des festivals hors de propos ou dans des fests à 10h du matin en t’imaginant que ça va booster ta carrière… Après, tu finis par chialer car tu as toujours pas plus de 1000 auditeurs sur Spotify… Avec PORN pas de ça. On respecte nos fans plus qu’on a besoin de gratter de la fausse visibilité et nous préférons la qualité à la quantité.

Qu’en sera-t-il de l’avenir de PORN maintenant que cette trilogie est terminée ? Pensez-vous dans le futur repartir sur le même style de concept avec une histoire ? Ou peut-être avez-vous déjà en tête quelque chose de différent ?

Tout d’abord comme pour les précédents opus de la trilogie, nous allons sortir des remixes de l’Act III. Nous avons eu l’honneur de mettre à contribution des groupes comme Combichrist, Orgy, Stabbing Westward, Chris Vrenna de NIN, Jimmy Urine de Mindless Self Indulgence, The Anix, Ash Code, Lluther… Nous en sommes très fiers ! Et quel meilleur moyen de rendre hommage au dernier souffle de Mr Strangler que de faire participer tous ces grands groupes ?
Ensuite une nouvelle histoire va commencer, je ne vais pas en dire plus, mais cela va arriver très vite.

Comme d’habitude nous vous laissons le mot de la fin pour parler à vos fans et à nos lecteurs.

Nous sommes PORN, vous êtes PORN. Vous êtes Mr Strangler.


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Ye Banished Privateers

Ye Banished Privateers déclaré Hostis Humani Generis

Si vous aimez boire du rhum, chanter comme un pirate et crier « Walk the plank ! » quand votre ami fait une blague pas drôle : Ye Banished Privateers est fait pour vous ! J’ai interviewé Magda Malvina Märlprim, guitariste et chanteuse du groupe et lui ai posé quelques questions pour vous faire découvrir son groupe et leur passé, mais aussi leur nouvel album « Hostis Humani Generis ».

Salut comment allez-vous ? Êtes-vous impatients de présenter « Hostis Humani Generis » ?

Salut, nous allons vraiment bien, merci. Nous sommes vraiment impatients de laisser nos fans écouter notre meilleur album jusqu’à présent et d’obtenir une réponse à tout le travail acharné que nous avons mis dans ce projet.

Avant d’en parler, je voudrais vous poser quelques questions sur ce qui vous a amené où vous en êtes aujourd’hui. La première est simplement, qu’est-ce qui vous a amenés à faire du « pirate folk » ? Vous vouliez faire du folk et le thème des pirates est venu après ? Un groupe vous a-t-il inspiré ?

En fait, nous avons commencé avec le thème des pirates avec Peter portant un joli costume et de la barbe. Puis il s’est avéré que Björn avait de belles chansons qu’il avait écrites il y a des années.

Notre inspiration musicale était assez variée puisque les membres originaux venaient de traditions metal, folk, punk et auteur-compositeur-interprète. Ce n’est qu’après quelques années en tant que groupe que nous avons réalisé qu’il y avait d’autres groupes de pirates actifs autour. Maintenant, onze ans plus tard, c’est un genre à part entière, ce qui est énorme.

De quoi parlent les paroles de vos albums ? Racontent-ils la même histoire ? Plusieurs histoires ? Ou s’agit-il principalement de la vie de pirate ?

Notre dernier album, « First Night Back In Port », était consacré au retour de vos proches après une dure vie en mer, apportant de l’or et des histoires de grande aventure.

Cette fois, la piraterie n’est pas uniquement fun et un jeu. La fin de l’âge d’or de la piraterie approche à grands pas et les chasseurs de pirates et les flottes des grandes nations maritimes font de la vie des pirates une entreprise dangereuse et souvent brève. « Hostis Humani Generis » raconte comment la fin approche et comment chaque jour en tant que pirate peut être votre dernier. Nous essayons de dresser un tableau nuancé des méchants idolâtrés et stéréotypés du début du XVIIIe siècle, à la fois en incluant tout le rhum et le côté fanfaron, mais aussi en donnant la parole aux opprimés, à ceux laissés sur le rivage et aux luttes humaines à l’époque du nationalisme féodal.

Comment avez-vous choisi vos costumes ? Est-ce basé sur un personnage que vous avez créé pour le groupe ou est-ce basé sur un GN datant d’avant la formation du groupe ? Si c’est spécifique au groupe, pourquoi avez-vous choisi ce costume spécifiquement ?

Chaque membre a une histoire personnelle sur son costume, à la fois liée à un personnage de scène avec des tâches spécifiques dans l’équipage pirate qui est Ye Banished Privateers, et au fait que passer dix ans dans un groupe de pirates ajoute de l’attitude, des détails et beaucoup de patine à tout ce que vous portez. La plupart des taches sont là parce que quelque chose s’est passé…

J’ai vu que le groupe comptait beaucoup de membres, 20 si je ne me trompe pas, avez-vous déjà eu des problèmes avec cela ? Voyagez-vous en entier pour chaque concert ? N’est-ce pas compliqué de réunir tout le monde pour les répétitions ?

Je pense que nous avons été 27 membres sur scène une fois. La plupart du temps, nous sommes de 10 à 12 lorsque nous partons en tournée. Parfois, ça peut être vraiment bondé sur scène, mais la plupart du temps ça va. La scène est en fait plus ou moins notre salle de répétition, car nos membres sont dispersés dans toute la Suède à ce stade. Être un grand équipage est très amusant, mais cela rend les voyages plus difficiles. Alestorm a dit qu’il ne voulait pas faire de tournée avec nous. Ils avaient peur que l’on mange toute leur restauration.

Si on vous proposait un spectacle américain avec tous les effets spéciaux et décorations que vous aimeriez, quel serait le spectacle idéal pour vous ?

Nous construirions une réplique du navire de guerre suédois Wasa, le monterions comme un bateau pirate, le placerions sur une scène avec des lance-flammes et finirions le spectacle en le faisant exploser avec de la poudre à canon.

Parlons de votre nouvel album « Hostis Humani Generis ». De quoi les paroles vont-elles parler ? Sont-elles liées au titre et à la notion d’ennemi de l’humanité ?

Toutes les paroles suivent le thème de la dualité de la piraterie. Aujourd’hui, nous considérons les pirates comme des personnages armés de pistolets avec des cartes au trésor et des troncs d’or cachés. Nous essayons de nous concentrer davantage sur les vrais humains derrière le mythe. Aux yeux de beaucoup, les pirates étaient des criminels violents sans grand respect pour la vie humaine. Pour d’autres, les pirates étaient des pères, des frères et des sœurs dévoués, qui n’avaient d’autre choix que d’enfreindre la loi pour survivre ou subvenir aux besoins de leur famille. Derrière chaque personne qualifiée d’ennemi de l’humanité tout entière, il y a généralement une histoire profondément tragique à raconter. Dans notre album, nous nous concentrons sur quelques-uns de ces individus et leur chemin vers la potence.

Ce sera votre deuxième album chez Napalm Records, comment se passe cette collaboration et vous a-t-elle apporté quelque chose par rapport au label précédent ?

Notre équipe chez Napalm est vraiment bonne dans ce qu’ils font. Des réservations aux réseaux sociaux en passant par la presse. Pour nous qui sommes habitués à tout faire nous-mêmes, c’est une expérience cool de faire partie d’un label majeur. Nous contrôlons toujours tout ce qui est créatif et ils ont un grand respect pour nos valeurs, c’est important et c’est ce qui fait le succès de notre collaboration.

D’où vient le dessin / la peinture qui servait de pochette d’album ?

La pochette de l’album a été créée par l’artiste talentueux Eliran Kantor. Il a vraiment capturé l’essence de « Hostis Humani Generis ».

Ye Banished Privateers - Hostis Humani Generis

Est-ce la même personne / organisation qui a créé la lyrics vidéo de la chanson « Elephants Dance » ? Avez-vous apporté une contribution ou est-ce quelque chose qui a été géré par le label ?

La vidéo pour « Elephant’s Dance » a été produite par 4inch Media, en utilisant les illustrations à l’intérieur du livret du CD dessiné par Felix Jonathan Jenkins. Nous sommes impliqués dans tout ce qui est sorti au nom du groupe, donc nous l’avons définitivement envoyé plusieurs fois avant la fin de la vidéo.

À l’exception d’une date en Allemagne, aucune date de tournée n’a encore été annoncée. Avez-vous une idée de s’il y aura une tournée et si oui, où allez vous aller ?

Nous avons beaucoup de dates en préparation, mais nous attendons toujours le feu vert des promoteurs pour les rendre publiques. Si vous voulez rester à jour, gardez un œil derrière votre cache-œil et l’autre sur nos réseaux sociaux.

Nous arrivons à la fin de cette interview. Avez-vous quelque chose à dire à nos lecteurs et / ou à vos fans ?

Merci pour tout votre soutien au fil des ans. Il se trouve qu’être musicien est un dur labeur, mais vous en valez la peine à chaque seconde. Nous espérons vraiment que vous allez aimer notre album et nous aider à diffuser notre musique en haute mer !

En dehors de cela, rappelez-vous que la piraterie consiste à combattre les gros poissons, à remettre en question les normes oppressives et à survivre.

Soyez un pirate !


« Hostis Humani Generis » sortira le 7 février 2020 ! Si vous avez aimé l’interview, vous savez quoi faire !

Photo de Samuel Pettersson

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Wind Rose

Wintersaga, l'univers nain de Wind Rose

Wintersaga, le nouvel album de Wind Rose est sorti le 27 septembre. Francesco, le chanteur du groupe, a répondu à nos questions sur cet album, le groupe, leurs clips et la manière dont ils travaillent sur leurs albums.

Bonjour, comment allez-vous ?

Bien, merci!

Où avez-vous eu l’idée de créer un groupe mêlant les histoires de JRR Tolkien au power metal? Et pourquoi l’avez-vous appelé « Wind Rose »?

Pour être honnête, rien n’a été inventé. Nous sommes de grands fans de Blind Guardian et nous avons suivi leur chemin, avec des histoires originales au début et plus tard dans Tolkien. Wind Rose nous a procuré un sentiment de liberté et il est très facile de s’en souvenir, alors c’est tout 😀

Pour les paroles, comment les créez-vous? Vous inspirez-vous de ses histoires ou de son univers pour les créer?

J’avais l’habitude de m’inspirer des histoires / mythes et légendes de Tolkien pour écrire mes paroles, et j’ai apporté aux histoires une vision personnelle.

En ce qui concerne le nouvel album « Wintersaga » qui est sorti le 27 septembre, de quoi parlent les paroles? Y a-t-il une histoire derrière?

Tout l’album «Wintersaga» est basé sur la tradition naine de Tolkien et d’autres légendes fantastiques, quelque chose d’anciens mythes et légendes païennes.

Nous trouvons dans cet album une chanson spéciale d’Internet: Diggy Diggy Hole. Pourquoi avez-vous repris cette chanson? Avez-vous eu des commentaires de son auteur original: Yogscast?

Nous avons eu l’idée de le faire pendant des années, beaucoup de gens l’ont demandé, même en direct, alors nous avons saisi le moment de percuter le grand business de la musique comme un marteau sur une enclume. Évidemment, nous avions déjà trouvé un accord avec Yogscast et nous avons commencé à réorganiser quelque chose qui était déjà amusant et puissant. Il était difficile d’égaler l’original, mais nous l’avons sûrement fait.

Avez-vous changé votre façon de travailler vis à vis des derniers albums?

Non, notre façon de travailler est la même: moi, Claudio (guitare) et Federico (clavier) devant un ordinateur avec des instruments et des bières. Le résultat est et sera toujours ce que nous sommes à ce moment là, aussi longtemps que nous vivons. Nous expérimentons, nous changeons et nos idées / styles changent aussi.

Comment s’est passé la collaboration avec Napalm Records comparée aux labels précédents?

Napalm Records pour nous est la meilleure affaire que nous puissions avoir, ils ont un nom et les moyens de nous faire grandir. C’est ce que nous recherchions également dans le passé, sans succès ni moyens de nous développer, jusqu’à ce que nous atteignions le monde de la musique professionnelle.

Est-ce vos idées que l’on retrouve dans les clips ou avez-vous été aidé? Si vous avez été conseillé, par qui? Comment se passent les enregistrements en général? Combien de temps prenez-vous pour tourner un clip?

À l’heure actuelle, toutes les vidéos que vous pouvez trouver sur YouTube ont été gérées et inventées par nous. Mais l’expérience et le talent de Tommy Antonini nous a beaucoup aidé à expliquer ce que nous voulions montrer dans nos vidéos. Habituellement, le tournage d’un clip prend environ 2 jours, cela dépend de ce que nous devons faire et de l’endroit où nous devons aller.

J’ai eu la chance de regarder votre clip « Drunken Dwarves », certaines scènes semblent irréalisables (ou compliquées) à refaire s’il y a une erreur. N’était-ce pas trop compliqué à enregistrer?

Ca l’est. Nous avons tout réalisé dès la première prise parce que nous avions saccagé toute une taverne. Nous n’étions donc pas en mesure de tout nettoyer et de le refaire 😀 Comme je l’ai dit, notre vidéaste sait quoi faire, il est important que des professionnels soient présents lorsque vous faites quelque chose. Cela doit être parfait (ou presque).

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, quelle chanson leur recommanderiez-vous? Est-ce votre préférée? Si non, laquelle est-ce?

Je recommande d’écouter tout l’album, mais de passer plus de temps sur les chansons qui ne sont pas sorties en single, car vous pouvez y trouver des tonnes de détails que vous aimerez.

Nous vous laissons les derniers mots de cette interview pour dire ce que vous voulez à vos fans et à nos lecteurs.

Heureux d’avoir répondu à vos questions et j’espère vous voir tous quand nous jouerons dans vos pays 😉 !


Ils joueront le 19 janvier 2020 au Trix à Anvers, Belgique. Allez les voir en direct!

GloryHammer Tour

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Diamond Head

Diamond Head: un groupe de la nouvelle vague de heavy metal britannique

Diamond Head: toujours un groupe que vous ne connaissez peut-être pas même s’ils existent probablement depuis plus longtemps que vous … Brian Tatler et Rasmus Bom Andersen répondent à nos questions sur leur carrière, l’intégration de Rasmus dans le groupe ainsi que sur leur nouvel album. : the Coffin Train!

Salut comment allez-vous? Comment te sens-tu de jouer ici, au Hellfest?

– Brian Tatler
Oui, merci. Je n’ai jamais joué au Hellfest auparavant. Je suis ici depuis quelques heures et je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder autour de moi. Nous n’avons pas encore atteint le stade où nous allons jouer. Cela ressemble à un site fantastique. Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous voulions jouer ici depuis plusieurs années et l’occasion vient tout juste de se présenter. Vous devez donc en tirer le meilleur parti. Nous avons 50 minutes et nous allons jouer trois nouvelles chansons du nouvel album. Je pense que ça va être génial.

Vous faites partie de la nouvelle vague de British Heavy Metal, pouvez-vous nous en dire plus?

– Brian Tatler
Eh bien, ça a commencé vers 1979. Je pense qu’il y a beaucoup de groupes partout au Royaume-Uni qui essayaient de jouer du rock comme les groupes classiques des années 70. Tant de grands groupes sortent dans les années soixante-dix, comme vous le savez. C’est toujours ma décennie préférée de musique. Nous faisions donc partie des groupes, nous étions originaires des Midlands et nous voulions simplement jouer un genre de musique similaire. Nous avions vu ces groupes comme Black Sabbath, Judas Priest, … Nous voulions juste faire quelque chose dans ce sens mais être original. Nous avons adopté un peu de punk rock dans notre style parce que ça avait été énorme au Royaume-Uni deux ans plus tôt et que ça me plaisait. Je n’étais pas au courant de tous ces autres groupes au Royaume-Uni. Je ne connaissais que les Midlands, et quand cela est passé dans le magazine Science, ils ont appelé cela une nouvelle vague de British Heavy Metal. Soudain, on m’a présenté Saxon, Iron Maiden et Samson, et comme tout le monde avait droit à une couverture, je me suis dit: « Waouh, c’est l’occasion parfaite pour nous d’obtenir un contrat d’enregistrement et de nous faire remarquer ». J’espèrais juste que c’est ce qui allait se passer.

Y a-t-il quelque chose de drôle ou d’impressionnant qui vous est arrivé ou quel est l’événement le plus impressionnant ou le plus drôle?

– Brian Tatler
Eh bien, je me souviens de certains festivals que nous avons organisés: nous avons joué à Reading, Sonisphere, Wacken et quelques fois Sweden Rock. Certains de ces concerts sont si grands et monumentaux qu’ils vous en tiennent à l’esprit. J’ai toujours aimé cette sensation de terminer un album et vous obtenez un produit fini entre vos mains. Essayer d’écrire une chanson pour la mettre dans un cd est un long chemin. C’est un grand sentiment de satisfaction pour moi de savoir que c’est fait, que les gens peuvent l’écouter et que je n’ai pas à m’en inquiéter ni à le tripoter plus longtemps. Ce sont des bébés chanceux: vous y consacrez beaucoup de temps et espérez qu’ils vont sortir, faire le tour du monde et que les gens vont les aimer.

Depuis votre album éponyme, vous travaillez avec un chanteur indépendant, Rasmus Bom Andersen, comment l’avez-vous choisi?

– Brian Tatler
Simplement tout simplement, un ami d’un ami d’un ami l’a recommandé en quelque sorte. Il vivait à Londres, on ne se connaissait pas, je l’ai appelé, il est venu dans les Midlands et a auditionné pour Diamond Head. Nous avons parcouru de vieilles chansons. Je pense que vous pouvez obtenir les paroles sur le site Web ou quelque chose comme … Deux chansons sont arrivées et il était fantastique. Après environ une demi-heure, je me suis dit: « Ouais, ça va aller ». Je n’avais pas vraiment pensé à écrire avec lui ou à faire de nouveaux disques à ce stade de 2014. Au départ, c’était juste pour jouer en live: nous avions des concerts à venir. Ensuite, nous avons vu si nous pouvions écrire des chansons ensemble et en 2016, nous avons sorti un album éponyme suivi du Coffin Train. Donc, il a fait deux albums avec nous et c’est un chanteur fantastique et très talentueux. Il est également le producteur de cet album et il l’a mixé. Donc, c’est un talent incroyable.

Vous avez décidé de faire du 7ème album un album éponyme, comment avez-vous choisi le moment propice pour réaliser cet album? Est-ce parce que vous pensez être à votre meilleur?

– Brian Tatler
Pas vraiment. Je ne me suis pas soucié de faire un autre album. Nous en avons fait deux avec Nick, puis Nick a émigré à Brisbane en 2009. Cela rend donc très difficile de voler en arrière pour les concerts. Je pensais qu’il ne valait pas la peine d’essayer de faire un album si le chanteur vit en Australie. Donc après un moment, nous avons dit, essayons de trouver un chanteur qui vit au Royaume-Uni. Voici comment nous avons trouvé Rasmus. Puis, à un moment où nous étions en tournée, il a commencé à suggérer que nous pourrions écrire des chansons et que nous devrions essayer. Je me suis dit: « OK, essayons! Si ça ne marche pas, ça marche pas, on s’en va et on se dit » bon, on a essayé! « Mais ça a marché et dans environ une semaine, j’ai réalisé que ça allait être vraiment bon. Nous avons plein de bons matériaux avec de très bonnes idées venant de tout le monde. Nous nous sommes mis en route pour faire un album. Nous avons trouvé comment nous pourrions le faire et où nous pourrions l’enregistrer: les détails techniques Cela a été très bien et nous avons eu un label appelé « Dissonance Productions » pour le sortir. C’était génial, la presse et la réaction ont été fantastiques.

En ce qui concerne « The Coffin Train », qu’est-ce qui vous a inspiré cet album et pourquoi avoir choisi ce nom?

– Brian Tatler
Ouais. Le titre vient d’un des rêves de Ross. Il avait dit qu’il rêvait qu’un train se dirigeait vers lui. Toutes les voitures ressemblaient à des cercueils. Nous espérons simplement que c’est un âge de jeu vraiment fort et que nous avons eu quelques titres. Mais nous avons pensé, de tous les titres, que Coffin Train semble avoir le plus de pouvoir et la meilleure image car nous pouvions imaginer un train sur la couverture. Nous avons commencé à créer des idées et des images concernant les trains et ce genre de choses. Cela a très bien fonctionné. Rasmus vient de nous rejoindre ici. Il vient de nous demander ce qui a inspiré the Coffin Train. J’ai en quelque sorte expliqué le titre et tout ça. Donc, si tu veux continuer …

– Rasmus Bom Andersen
Oui. Donc, ça venait d’un rêve alors que nous étions en tournée et j’ai vu ce genre de train arriver avec le crâne, ces gros cercueils pour les calèches et les parties du corps qui s’envolaient. C’était en quelque sorte fuir ce champignon géant, puis cette poussière orange partout. Ce spectacle vient d’inspirer cette image et d’indiquer le genre du thème principal de la chanson. Nous apportons cela autour de notre propre fin. C’est à peu près ce que nous allons sur une piste de cercueils si nous ne nous arrêtons pas. Essentiellement ça.

Diamond Head - The Coffin Train

Quelle a été votre approche pour la création de cet album par rapport aux précédents? Avez-vous changé votre façon de travailler?

– Both
Rien qu’un peu!

– Brian Tatler
Tout commence toujours par des riffs. J’essaie de créer un riff de guitare et de créer une démo. Mais ce que nous avons fait cette fois-ci, comme le suggérait Rasmus, c’est: j’ai craqué et essayé de travailler ensemble sur des idées de chansons. Nous réécrivions des choses, ajoutions des choses, faisions de nouvelles démos et de nouveaux riffs, puis nous pouvions éventuellement aller dans la salle de répétition et commencer à essayer des choses avec le groupe: ajuster le ton, le tempo, etc. Rasmus est également le producteur de cet album et il l’a mixé. Donc, c’est différent du dernier mais ça sonne tellement mieux pour lui.

– Rasmus Bom Andersen
Je suis sûr que je t’ai rendu fou Brian: combien de temps ai-je dépensé mais je pense que nous sommes contents de ce que ce sera de toute façon.

– Brian Tatler
Je savais que tu pouvais faire du bon travail et je savais que tu essayais de le rendre aussi bon que possible, alors … je me le disais tout seul. Je ne peux pas discuter avec cela et vous essayez seulement de le rendre aussi bon que possible. Je dois juste être patient. Je sais que ça va être génial. Je suis plus impatient que Rasmus. Je serais un peu frustré. chaque fois qu’il disait BMX, je savais que ça allait être fantastique: c’est brillant. Une semaine plus tard, il envoie un autre mix. J’avais confiance en Rasmus et je le laissais juste le faire.

– Rasmus Bom Andersen
Nous nous sommes contentés de le faire et avons essayé de faire de notre mieux. Prochainement. Mais je sais que j’ai passé beaucoup de temps à essayer de l’améliorer au mieux de mes capacités. Finalement, vous deviez toujours laisser tomber parce que vous ne pouviez pas continuer à mélanger, à toucher et à peaufiner … Parfois, Brian dit: « Assez Ras ‘, c’est bon maintenant! »

– Brian Tatler
J’ai probablement essayé d’empêcher Ras de devenir fou. Je dirais: « Regarde, tu vas te rendre fou! Tu dois arrêter! » Nous avons même réservé le mastering pour dire: « C’est le jour où il sera maîtrisé, donc vous devez terminer pour ce jour. »

– Rasmus Bom Andersen
Nous avons ré-enregistré la totalité des voix. Je suis heureux de l’avoir réenregistré parce que, maintenant, lorsque j’écoute l’autre version, je me dis: « C’est de la merde! Le nouveau est génial!

– Brian Tatler
Vous n’avez jamais regretté de passer ce temps.

– Rasmus Bom Andersen
Non non. C’était l’un des meilleurs choix que j’ai fait sur cet album.

Pour le clip « The Coffin Train », était-ce votre propre idée ou avez-vous reçu de l’aide pour la concevoir et la réaliser?

– Rasmus Bom Andersen
Non, nous avons contacté une entreprise que j’avais trouvée et qui est basée en République Tchèque. Ils ont fait cette animation pour un autre artiste pour lequel ils ont travaillé et je pensais que c’était une très bonne idée. Je leur ai demandé de suivre les paroles et de suivre ce qui était là, mais ils ont en quelque sorte transformé une œuvre d’art en œuvre d’art, comme ils le disent. Je pense que ça s’est vraiment bien passé. C’est très puissant. Ils ont utilisé beaucoup d’images puissantes et je pense que la chanson n’en est que le pouvoir. Les gens écoutent maintenant et lisent davantage les paroles et l’histoire qui les sous-tend. Je sais que nous avons eu des problèmes avec cela parce que c’est trop politique mais ce ne sont pas des questions politiques qui sont controversées parce que c’est ce qui se passe. C’est l’intérêt d’écrire une chanson, comme d’autres choses, pour transmettre un message. C’était une compagnie appelée « All4Band« en République Tchèque et ils sont en ligne. Ils font du bon travail! Je suis très content de ce qu’ils ont fait.

Votre clip dégage une atmosphère sombre. Pourriez-vous nous en dire plus sur les paroles et le message que vous souhaitez transmettre à travers ce clip et cette chanson?

– Rasmus Bom Andersen
Nous avons abordé le sujet … Il s’agit de l’endroit où l’humanité se pousse. Si nous ne comprenons pas que nous ne pouvons pas continuer à vivre comme nous le faisons, nous créerons finalement notre propre fin. Ce n’est pas à propos de « si »; il s’agit de « quand » car les chiffres parlent d’eux-mêmes. À moins que quelque chose … le cataclysmique n’arrive à l’avance pour rétablir l’équilibre, nous finirons par nous retrouver dans un train de cercueils.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

– Brian Tatler
D’ACCORD! Eh bien, nous avons beaucoup de festivals à venir. Nous attendons vraiment avec impatience de jouer au Hellfest aujourd’hui, nous avons Wacken qui arrive et nous avons ensuite des dates avec Saxon et Black Star Riders plus tard dans l’année. Beaucoup d’autres festivals au Royaume-Uni et en Europe. Nous espérons donc pouvoir sortir aux États-Unis et au Canada l’année prochaine. Donc ça va vraiment bien. Nous avons maintenant une gestion professionnelle et nous avons un excellent label pour le nouvel album. On dirait que toutes les étoiles sont alignées et que tout va vraiment bien pour le moment. Un message: si vous n’avez pas entendu le nouvel album, allez le voir! Il est sorti depuis quelques semaines maintenant et s’appelle « The Coffin Train ».


Photo de Stephan Birlouez pour www.amongtheliving.fr

 

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The RumJacks

The Rumjacks ou quand la musique folk rencontre le punk

C’est après un concert fou au Hellfest que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer Frankie et Johnny de The Rumjacks. Ils nous parleront de leur carrière ainsi que de ce qu’a pu leur apporter un buzz sur Youtube comme « An Irish Pub Song » avec ses 52 millions de vues.

Salut comment allez-vous? Comment était votre concert, ici dans l’un des plus grands festivals européens, le Hellfest?

– Frankie
C’était très très bon. C’est le concert le plus tôt que nous ayons joué depuis longtemps, car normalement nous jouons à minuit ou à une heure du matin. Nous avons donc pris notre petit-déjeuner puis nous avons joué. C’est un grand jour pour être au travail et maintenant nous pouvons profiter des autres groupes. C’est différent pour nous de venir à un festival principalement de metal où vous pensez: « Qui va venir vous voir ou des gars comme nous? » mais avant que nous continuions, la place entière était remplie et la fosse circulaire se passait et la fosse smash se passait. C’est vraiment bien que les gens aiment ce que c’est. Tant que vous lui donnez de l’énergie sérieuse et du pouvoir et que vous dites simplement oui, c’est la raison pour laquelle ils sont ici. Nous nous sommes beaucoup amusés.

– Johnny
Ouais. Ce n’était que 30 minutes, mais nous avons tiré le maximum de ce que nous avions en 30 minutes. Je ne sais pas combien de chansons, mais nous en avons fait autant que possible à cette époque. 30 minutes était irréel. C’est bien amusant. Beaucoup de gens; plus que prévu alors …

L’année dernière, vous avez fêté vos 10 ans de carrière, aviez-vous pensé y arriver? Quels sont tes pires et tes meilleurs moments des 11 dernières années?

– Frankie
Le pire moment a été lorsque j’ai vu mon meilleur ami, Johnny, tomber à travers une scène. Non pas parce que « Oh merde, mon bassiste a des ennuis », mais parce que j’ai construit cette scène avec un de mes amis. Je pensais que ma construction est de la merde. Je pensais être un bon constructeur. C’est donc le pire et le meilleur … Chaque fois que nous jouons, ici en Europe, c’est toujours le meilleur. Tu rencontres toujours de bons amis, tu viens à des nouveaux festivals, tu vois de vieux amis, tu t’en fais de nouveaux et il suffit de sortir ensemble pour être ensemble. : « Pourquoi est-ce que je prends un vol comme ça pour aller travailler pendant une demi-heure? Pourquoi êtes-vous venu ici aujourd’hui? » : c’est pourquoi! Tout le monde devient fou et c’est toujours un bon moment pour moi.

– Johnny
Les différents endroits du monde que nous devons voir et voyager en jouant de la musique. C’est ce que je vais souligner et pour les inconvénients: le manque de sommeil, c’est probablement la seule chose mais vous pouvez toujours rattraper. Ce n’est pas la fin du monde. Je peux voyager pour voir le monde: c’est amusant.

– Frankie
J’avais l’habitude de fréquenter des festivals comme celui-ci quand j’avais la vingtaine, puis je me suis fatigué de me laisser tomber sur la tête du haut d’une foule ou d’avoir des coups de soleil, ivre et avec tous les muscles de mon corps douloureux … J’ai dit: « D’accord, j’aime toujours les festivals, mais comment puis-je venir à eux sans me faire foutre … créer un groupe! » Nous avons donc créé le groupe et maintenant nous sommes dans un endroit cool.

Comment avez-vous eu l’idée du Celtic Folk / Punk Rock? Était-ce l’idée originale ou avez-vous évolué vers ce style?

– Johnny
Eh bien, nous venons tous de groupes différents et nous avons tous joué de la musique pendant longtemps avant que les Rumjacks ne deviennent des Rumjacks. Une rencontre fortuite avec Frankie dans un pub local des Blue Mountains, à l’extrême ouest de Sydney. Ils se sont rencontrés et ont parlé et discuté de musique. Ils ont fait le tour de sa maison et ont écouté ce qu’il avait. Nous avions tous fait de la musique dans différents styles auparavant et cela venait de nos parents ou nous avons grandi avec la musique. C’était toujours là. Ensuite, vous écoutez de la musique plus lourde ou ce que vous voulez appeler et vous en oubliez un peu ou vous faites autre chose, mais vous revenez à la musique que vous avez écouté en grandissant. Les mondes se rencontrent un peu. Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de fabriquer de meilleures roues.

– Frankie
Oui, il y avait beaucoup de groupes avant nous. Même dans les années 50 et 60, il y avait des gars qui jouaient de la musique folk à l’époque, en particulier en Écosse et en Irlande, d’où nous venons et d’où viennent nos familles. Aujourd’hui, ils ressemblent à: « Oh, un charmant groupe de folk », mais vous devez vous en souvenir, à l’époque, ils étaient comme les Wild Boys! Les gars folkloriques étaient comme les gros buveurs, les fêtards, les gars jouant des trucs que les vieux ne voulaient absolument pas entendre: « Oh regarde! Ils font un bazar de vieille musique traditionnelle » Ils étaient comme les rockeurs de leur époque et, bien sûr, comme l’a dit Johnny, nous nous sommes lancés dans des musiques plus lourdes, du metal au punk rock, et nous avons grandi avec tous ces disques dans l’hôte chaque fois que les parents se saoulaient. Vous essayez de vous endormir, vous entendez ‘The Dubliners’ ou ‘The Corries’ et vous vous dites: « Oh mon Dieu! Pas encore … » Alors c’est en toi de toute façon! Ensuite, lorsque vous écrasez ces deux influences avec tout ce que nous avons fait dans notre vie, cela va vraiment bien ensemble. Nous jouons une version stylisée de la musique traditionnelle ou de la musique folk que nos parents ont aimé. Nous venons de jouer fort et vite. Et ainsi, nous nous retrouvons dans des festivals de metal. Yay!

– Moi
Quand nous avons vu votre spectacle, c’était parfait pour vous. La foule était incroyable alors …

– Frankie
Oh, il y a une très bonne foule sur nos spectacles! Ils sont vraiment très cool. Je veux dire: je sais que tous les groupes du monde le disent, mais je crois vraiment que nous avons les meilleurs fans du monde. Nous n’avons jamais de problèmes. C’est toujours bon, des bonnes personnes. Nous les rencontrons beaucoup et nous formons des amitiés au fil de nombreuses années, certaines d’entre elles. Honnêtement, j’ai dit à maintes reprises que je mettrais mes fans en compétition contre vos fans chaque jour en tant que meilleur humain du monde. Ils pourraient ensuite se battre ou bien organiser une compétition de beuveries ou un pong pour la bière, ou je ne sais pas.

Votre single « Une chanson de pub irlandais » compte plus de 52 millions de vues sur Youtube. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez remarqué cette incroyable ascension? Cela a-t-il changé quelque chose dans votre carrière?

– Johnny
Je me souviens d’être sorti avec un ami: Basil. Il est également responsable des enregistrements. Je me souviens de lui dire: « As-tu vu les vues YouTube? » Nous sommes juste en train de boire une bière et il m’a dit que c’était comme cent mille. Je pensais que nous venions de le mettre en place et que vous l’aviez oublié. Je n’ai jamais fait attention à ce qu’il monte très vite et qu’il monte, monte et monte encore … Les clics et les partages peuvent être une chose ou peuvent être absolument rien, mais cela nous a vraiment aidés à atteindre un public, à commencer à avoir l’air mûr, à commencer à bouger tout autour, quitter l’Australie et élargir nos horizons. Je ne dirai pas que YouTube et Internet nous ont aidés, car c’est le cas! Ce n’était pas du tout intentionnel. Il y avait une vidéo bon marché que nous avons faite lors d’un concert de la St Patrick à Sydney dans deux pubs locaux. Cela a été fait en un jour et nous l’avons publié et nous avons simplement fait ce que nous pouvions avec ce que nous avions à l’époque. Donc, ce n’est pas destiné à être un hit par n’importe quel moyen: ce qui est un hit, je ne sais pas. C’était une surprise, mais nous sommes très reconnaissants d’avoir au moins réussi! Ce fut une passerelle vers le reste du Rumjacks. Ensuite, je suppose que nous avons appuyé sur une musique que les gens aimaient aussi bien que « An Irish Pub Song ». Mais c’était définitivement une passerelle pour nous aider à continuer, à élargir, à sauvegarder, à faire et à suivre.

– Frankie
J’ai eu une première version de cette chanson dans une démo personnelle que j’ai faite. C’était plus comme un poème, mais c’était un peu au-dessus d’une musique. J’avais les paroles dans la voiture lorsque je conduisais de Sydney à Brisbane une fois, ce qui représente 12 heures de route. Je les montrais à notre guitariste et il les lisait et il a dit: « Il faut que ce soit une chanson! Ce doit être une chanson! » J’ai dit: « Ouais! OK! OK! » Alors, au moment d’écrire notre premier album, nous nous sommes assis autour de la table et il a proposé une petite chose puis j’ai dit: « D’accord! Cela conviendra à ces mots ». J’ai un peu changé les mots. Je plaisantais mais j’ai dit à tout le monde dans le groupe, à mes amis, que ce serait la plus grande chose que nous ayons jamais faite parce que tout le monde comprendrait. J’ai dit que peu importe où vous êtes dans le monde, même dans l’Himalaya, lorsque vous grimpez dans l’Himalaya, vous trouverez un pub irlandais. Donc tout le monde va comprendre cela alors j’ai dit: « Au moins, cela traduira n’importe où dans le monde et peut-être que ce sera un succès » La minute suivante, comme Johnny, dit, des centaines de clics deviennent des milliers, puis des millions. C’est cool mais je ne peux pas prétendre être surpris. Tout le monde va adorer ça parce que c’est la chanson d’un pub, c’est le hit, c’est le gimmick. Comme Johnny l’a dit, cela permettait aux gens de regarder le reste de nos affaires. Ils ont plus d’albums, plus de vidéos, plus de choses et nous avons beaucoup de contacts avec nos fans, donc il y a toujours quelque chose pour eux. Nous leur donnons toujours quelque chose pour qu’ils te donnent toujours l’amour. Cela nous a conduit au point que nous pouvons jouer dans des festivals comme celui-ci. Ce n’est pas juste fait quand vous faites la chanson, c’est populaire, puis attendez que les offres arrivent. Vous devez travailler dur, puis quand ils disent que ces gars-là travaillent fort, ils voient les vidéos et les interactions et ils se disent: « Eh bien, ils vont avoir un public ici, amenons-les à ce festival ». Certaines de nos autres chansons et vidéos ont des millions de clics aussi parce que cela a commencé il y a 10 ans et maintenant, nous aimons tout ce que nous faisons, à moins que ce soit une merde absolue. La plupart des gens vont aimer ça et dire: «Je suis ces gars depuis que je suis enfant, maintenant je suis adulte et je prends de meilleures décisions de ma vie mais je ne change pas mon amour pour The Rumjacks.

Vous avez fait votre première tournée en Amérique du Nord en 2017, comment s’est passée la réception? Avez-vous des pays dans lesquels vous voudriez jouer?

– Frankie
J’aimerais jouer en République populaire de Chine. Juste parce que je sais à quel point c’est difficile. C’est plus facile qu’en Amérique. Nous avons maintenant un très grand public en Amérique. En dehors de l’Europe, c’est l’autre grand marché pour nous. Nous sommes toujours en croissance, nous allons y aller bientôt et commencer de nouvelles affaires pour nous de faire des tournées et faire d’autres choses là-bas. Nous devons répondre à cette autre grosse moitié de notre marché. Nous sommes allés dans des pays comme l’Indonésie, Singapour, le Japon, la Russie et l’Ukraine. C’est fou qu’ils aiment cette chose. Nous devons vraiment développer davantage le côté américain, car lorsque je grandissais, on nous disait: « Oh, imaginez que vous réussissiez en Amérique ». Nous avons réussi en Amérique avant même d’aller en Amérique. Il y a Internet pour vous. À l’époque du télécopieur, vous ne pouviez pas le faire.

– Johnny
Comme Frankie l’a dit, il faut que nous revenions quelque part et que nous fassions de meilleurs spectacles: il y a tellement de gens et ils ont aussi de si grandes places. Ils nous soutiennent également depuis le début. Nous devons donc faire de notre mieux. Ce n’est pas facile. Américains, vous rendez très difficile la tournée des groupes, mais nous y travaillons et nous ne vous avons pas oublié. Ils doivent être visités. Moi-même, je veux voir plus d’Asie, ce serait génial. Nous avons fait une petite course là-bas, comme l’a dit Frankie, le Japon était sauvage et absolument incroyable: des gens vraiment bons, une excellente cuisine, des gâteaux de qualité, de la bonne musique, … Ils sont vraiment passionnés de musique là-bas; ils vont cent dix pour cent. Amour, tu es revenu là-bas et vois plus d’évasions pour moi.

– Frankie
Il y a un très bon groupe avec lequel nous avons tourné au Japon l’année dernière. Je les aime et je vais partager le nom quand je peux. Recherches-les! Leur groupe s’appelle Fungus. Ce ne sont que les meilleurs gars de la planète et ce sont vraiment de bons musiciens, gênants. Ils nous font penser pourquoi nous jouons après ces gars. Comme tout le reste au Japon, il est parfait à 110% sur tous les tarifs. Il n’y a rien entre les deux. Ils sont drôles aussi. Alors, si vous voulez lire ceci, allez voir un champignon et obtenez du bon punk de rue japonais!

Quels sont tes projets? Travaillez-vous sur quelque chose de nouveau? Comment voyez-vous l’avenir du groupe?

– Frankie
Nous n’avons jamais pensé à l’autre jour; nous n’avons jamais fait un album qui ne soit pas pressé. Nous essayons toujours de faire un album pour pouvoir repartir en tournée ou je suis en studio à minuit, je vole dans un autre pays le matin et j’écris les dernières paroles des chansons. Nous avons toujours fait des choses comme ça et je pense que, à sa manière, tirer le meilleur du groupe. C’est plus vivant que de prendre deux ans pour faire un album: Fuck that! Nous ne pouvons pas passer deux ans à créer un album, même si quelqu’un nous l’a offert gratuitement. Qu’est-ce que tu vas faire pour le reste de ces deux années: asseyez-vous pour être paresseux et écrivez de jolies chansons … Nous pouvons écrire une jolie chanson mais c’est une jolie chanson qui va vous secouer aussi mais c’est sur le point. Donc, cet été, nous organisons beaucoup de festivals en Europe et nous attendons d’autres superbes territoires d’ici la fin de l’année et au début de l’année prochaine, mais je profite de cette période pour commencer à écrire des chansons et en rassembler car nous savons que tant qu’ils disent: « Êtes-vous prêts à faire un album? » Nous pouvons commencer avec au moins 10 chansons et dire: «Très bien, on y va! On a une idée! C’est différent de ce que nous avions l’habitude de faire. Nous vivons maintenant dans cinq pays différents et nous nous voyons plus nous partageons des idées en ligne, envoyons des mixages et envoyons des choses. Alors avant d’avoir une session en studio, nous avons une ou deux pratiques de la chanson Let’s do it Alors maintenant, nous construisons des chansons pour préparer un autre album, espérons-le, mais il y a beaucoup de vidéos, beaucoup d’autres contenus que nous avons créés, des chansons acoustiques, des concerts que nous commençons à partager maintenant. Depuis l’année dernière, il y a toujours quelque chose qui sort. Nous sommes toujours en train de préparer quelque chose. Nous sommes comme de terribles petits enfants avec de la merde sur le visage, on ne peut pas les laisser seuls pendant cinq minutes et avoir confiance en ce qu’ils vont faire. nous faisons toujours quelque chose, vous savez que lorsque les enfants se taisent et que cela vous rend nerveux nous, vous dites « Où est ce petit abruti? » C’est comme nous. C’est comme: « Oh, ils ont été silencieux! Ils préparent quelque chose! » Il y a toujours quelque chose et c’est génial en ce moment.

Pour le public qui ne vous connaît pas encore, quelle chanson recommanderiez-vous? Est-ce votre préféré? Si non laquelle est-ce?

– Johnny
Le mien serait probablement, si ce n’était pas « An Irish Pub Song » pour des raisons évidentes, le titre de notre dernier album « Saints Preserve Us! ». Dans les quatre minutes et 10 minutes, peu importe la forme, cela vous donne une version actualisée de ce que nous faisons. Ce ne sont pas des trèfles et des manigances 24/7. Ce n’est pas lisse vibra reggae 24/7. Ce n’est pas du pur punk ou du punk rock 24/7. Tout se trouve quelque part au milieu.

– Frankie
C’est un bon point que Johnny a dit parce que c’est une chanson très unique. Même maintenant, il a sa base dans le Hard Rock et tout le reste, il a toujours cette qualité unique de notre part qui indique peut-être que vous devriez aller voir ce que font ces gars-là. Vous obtiendrez tout ce qui est fondamentalement un groupe punk rock, un groupe, un groupe rock, un groupe heavy, etc. La musique jouée était fortement stylisée par les éléments avec lesquels nous avons grandi individuellement puis en tant que groupe. Donc, il y a beaucoup de reggae, de musique folk écossaise et irlandaise, de street punk et d’éléments metal. Il y a toutes ces choses et cela représente simplement notre expérience de la musique dans cette vie. Mais, bien sûr, étant donné que nous avons une très forte origine écossaise et irlandaise, cet élément sera intégré même dans une chanson lourde. Vous allez avoir une mandoline ou un sifflement et comme ça, ça dit: « c’est lourd et je veux me briser moi-même mais je peux aussi boire une bière verte et aller chercher le pot d’or au bout de l’arc-en-ciel. Je suis tellement confus « Nous sommes définitivement un groupe pour les gens confus. Si vous êtes confus, nous sommes vos gars parce que nous sommes aussi confus.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

– Frankie
OK, je suis toujours un peu timide parce que, il y a deux nuits, je rêvais que notre guitariste Gabriel me chassait du groupe. Il y avait un grand bar sur la scène, comme au milieu de la scène, où tout le monde pouvait venir, mais le son de la machine à café me faisait mal et je ne pouvais pas entendre ce que je chantais. Alors j’ai merdé et vu le guitariste me chasser du groupe, je lui pose des questions très difficiles comme: « Est-ce que tu m’aimes bien, mon frère? Tu m’aimes bien? » et il pense le faire. Mais c’était juste un rêve, donc ça va! Tout est bien! Nous n’allons nulle part! C’est la seule expérience que je dois partager avec vous ces derniers temps. Mais nous serons là pendant un moment et c’est tout pour moi.

– Johnny
Un grand merci à tous ceux qui nous écoutent: vos auditeurs ou vos lecteurs qui ne vont normalement pas dans le sens de ce que nous faisons, vérifiez-le, écoutez-le et surprenez-vous. Surprenez-nous, présentez-vous et nous nous amuserons ensemble. À votre santé.


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Bare Teeth

Bare Teeth : les punks globe-trotter

Tout juste rentré d’une tournée en Asie, Greg de Bare Teeth est venu nous présenter son groupe lors du Hellfest 2019 ! J’ai rencontré quelqu’un bourré d’idées et qui se donne les moyens de réussir ! S’ils n’y arrivent pas, je n’y comprends plus rien !

Bonjour, comment allez-vous ?

Ça va très bien ! On est rentré mardi soir d’une tournée en Asie et on est arrivé dès le jeudi sur le Hellfest et le Knotfest autant dire qu’on sera aussi content de rentrer.

Vous avez réalisé un split avec Nerdlinger, Down Memory Lane et Shames, d’où vous est venue l’idée? Comment avez-vous choisi les groupes?

Alors c’est assez divers! L’idée du split record à quatre groupes me tenait pas mal à cœur parce que c’est quelque chose que j’ai connu quand j’ai commencé à écouter du punk rock. Il y avait beaucoup de splits qui se faisaient dans les groupes que j’écoutais. C’est un format qu’on trouve moins fréquemment maintenant mais j’ai toujours trouvé que c’était relativement cool pour aider les groupes qui sont sur le split à bénéficier de l’audience de chacun. Surtout que c’est pas mal aidé par les réseaux sociaux maintenant, ce qui n’existaient pas dans les années 90! Faire un split à quatre groupes c’est assez compliqué : il faut trouver les groupes qui sont dispo, qui ont des chansons originales et qui sont prêts à aller les enregistrer … mais aussi trouver les labels qui sont intéressés, voir les labels qui ont envie de pousser leurs groupes ou des trucs comme ça.

Au final, ça s’est quand même fait assez simplement même si cela reste un projet de longue haleine. « Shames » : c’est un groupe que je connais depuis longtemps vu que j’avais déjà partagé un précédent split avec eux au Japon. Sur la dernière tournée à Tokyo, on a pu rejouer 2 concerts avec eux donc les liens sont assez forts entre nous. Les deux autres groupes je les connais moins. « Down Memory Lane » : c’est un groupe canadien qui est chez « Thousand Islands Records » et quand j’ai contacté Bruno du label, il s’est montré super chaud pour le faire. Il y a eu différents aléas mais finalement ils ont été capable de produire quatre titres originaux. Et enfin il y a « Nerdlinger » qui m’ont été proposé par Daniel avec qui j’étais en contact. On l’a assez naturellement proposé à leur label « Pee Records » : un label australien qui est un des plus gros label de punk rock là-bas et qui marche plutôt bien. Je suis donc assez satisfait de cette sortie vu qu’on a des labels qui marchent bien, qui offrent de la bonne visibilité et qui croyaient vraiment au projet. On n’est pas une espèce de fonds de catalogue où on a sorti un split parce que cela coûte pas cher et puis on verra si ça se vend. Non, il y a vraiment eu un vrai taf de promotion et chaque groupe est investi. Ce fut une belle expérience!

Tom, votre bassiste s’est occupé du chant lead sur cet album d’où vous est venue cette idée?

Tom est au chant lead uniquement sur le titre « Running wild » et c’est quelque chose d’assez nouveau. Pour ce morceau en particulier, c’est une compo qu’il a proposé au reste du groupe et c’est sa première compo qu’il nous soumet de A à Z. Cela a été vraiment nouveau pour nous mais on a une réelle volonté de nous diversifier en termes de chant. Historiquement c’est moi au chant lead mais je pense que je vais garder des titres au chant lead et d’autres ce ne sera pas moi et où ce sera Tom ou Titouan, le deuxième guitariste. On va faire beaucoup d’essais jusqu’à la sortie du prochain album. Concernant les deux autres titres donc « Death Note » et « Storytellers », c’est toujours moi qui m’y colle.

Vous avez sorti un clip pour la chanson « Running Wild », comment s’est passé la réalisation? Avez-vous été aidé pour la conception?

Encore une fois « Running Wild » c’est une idée de Tom et on l’a laissé gérer son idée de A à Z. On a retravaillé avec Martin Genty de « I.Shot.Films » qui avait déjà réalisé les clips de « Parted Ways » et « Tomorrow Starts Today ». Là, ça a été un petit peu différent vu qu’on a eu une actrice qui a été choisie pour ce clip et qui est vraiment, comparativement aux précédents clips qu’on a sorti, on nous voit moins dans les clips et on voit plus une actrice. Les lieux aussi étaient assez différents : on a filmé dans une espèce de cuve à Roubaix. On voulait un lieu vraiment atypique un peu glauque qui montre justement l’enfermement et la claustrophobie. « Running Wild » : c’est un titre assez fort justement sur la démence et les choses comme ça. Donc voilà c’est une idée de Tom et on l’a vraiment laissé gérer de A à Z son idée et y compris pour le clip.

Cette chanson raconte l’histoire d’une personne enfermée dans une situation sans issue, et vous mentionnez le fait que cela arrive bien plus souvent qu’on ne le pense, est-ce quelque chose qui vous touche particulièrement?

Oui bien sûr. On suit pas mal de pas mal de groupes anglais avec qui on est potes et tout. Il y a une vraie prise de conscience sur les gens qui souffrent de problèmes mentaux, de difficultés, de choses comme ça. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. Voilà le délire punk: un peu viriliste et tout ça, c’est vraiment pas notre came ! On est vraiment dans l’entraide, dans le partage et dans le soutien. « Running Wild » s’inscrit dans ce cas de figure des gens qui parfois pètent un peu les plombs tout seul ou restent dans leur coin. Tendre la main: ce n’est pas quelque chose de compliqué; faire attention à ses potes aussi. On est dans la démarche.

Comment s’est passé le Punk Strike Festival et votre tournée au Japon?

Le Punk Strike Festival à Taïwan : c’était vraiment quelque chose de très très nouveau pour nous puisqu’on a déjà tourné deux fois en Chine l’année précédente et une fois au Japon. Personnellement le Japon c’est un pays que je connais très bien enfin relativement bien mais Taïwan ça a été la grosse découverte. C’est un pays auquel on ne pense pas forcément mais ils ont une très bonne culture rock et ils ont de très bonnes salles de concert. Le Punk Strike Festival : c’est un des petits festivals qui existent mais il en existe des bien bien bien plus gros. Ca s’est super bien passé.

On a joué quasiment tous les jours donc avec « Sucker » qui est un groupe chinois, avec « Smoking Goose » qui est un groupe coréen, avec « Johnny Pandora » qui est un groupe de Rock à Billy japonais. Absolument génial ! Les mecs qui ne sortent qu’avec leur Perfecto customisé avec les bananes et tout ça. En plus, ils sont mortels et sont venus nous voir à Yokohama parce qu’ils sont de là-bas. On s’est vraiment fait des potes et ils ont du merchandising trop stylé avec des peignes « Johnny Pandora » et tout ça. Ça défonce ! C’est une espèce de grosse colonie de vacances itinérante sur trois villes. On s’est vraiment bien marré !

Ils ont quand même essayé de nous bourrer la gueule un nombre incalculable de fois avec leur Baijiu de merde. Ça goûte le pneu et le premier shot te râpe l’intérieur mais un truc sévère. On a le droit à deux goûts le 54 degrés et le 58 degrés… Le premier soir à Taïwan on s’est mis une cuite phénoménale mais toujours dans une super bonne ambiance avec des mecs super à l’écoute des groupes qu’ils font jouer. On espère bien y retourner l’année prochaine sur un festival un peu plus gros si tout se passe bien.

Et puis le Japon comme d’habitude, on est fan et on y a déjà tourné. Je connais très bien le Japon ! Les shows étaient chouettes : on a fait quatre shows à Tokyo, c’est un peu trop mais le but était vraiment de nous faire des contacts. Certains shows ont vraiment super bien marché avec un public hyper réactif et on a des fans qui nous ont suivis sur quatre dates. Donc voilà ça c’était chouette ! La dernière date à Yokohama a été dantesque !Un public présent en masse, des potes qui étaient venus nous voir qu’on n’avait pas vu depuis longtemps, ça a été exceptionnel !

Pour l’année prochaine, on parle peut-être d’un tour support sur un gros groupe de punk rock américain si tout se passe bien et si les dates collent mais on va tout faire pour que ça colle !

Si vous deviez présenter votre groupe avec une chanson, laquelle serait-ce? Est-ce votre préférée parmi vos albums?

Perso je trouve que « Running Wild » est très très bien dans le sens où ça apporte de la nouveauté par rapport à Bare Teeth. Ca reste dans ce qu’on est et ce qu’on représente. J’ai aussi un petit faible personnel sur « Storytellers » qui parle de courir après ses rêves et c’est exactement ce qu’on fait ! Si on regardait à la dépense, on resterait à Lilles! Ce qu’on veut c’est jouer un maximum, s’offrir à un maximum de public et donc on fonce et on verra bien ce qui arrive plus tard.

Avez-vous un groupe, ici au Hellfest, avec qui vous rêveriez de partager la scène?

Là tu me poses une belle colle. En fait, il y a énormément de groupes que je kiffe au Hellfest. Maintenant si je dois m’en tenir à la programmation de cette année, je pense qu’une petite tournée avec « The Descendents » ça serait quand même salement stylé !

Avez-vous des anecdotes de tournées (drôles ou marquantes) à nous raconter?

Si je dois te raconter toutes les cuites qu’on a pris, ça va durer longtemps ! Si, j’ai une super anecdote de tournée ! Quand on était à Kaohsiung sur la première date à Taïwan, j’étais rentré me coucher à l’hôtel vu que j’étais salement bourré. Rock, notre nouveau batteur, avait fait pareil! Par contre, Tom et Titouan avaient vu qu’il y avait des salons de massage et ils se sont demandés si c’était réellement du massage ou autre chose… Après s’être baladé en ville à 4 heures du mat et après s’être fait alpagué par des gonzesses, Titouan directement par les couilles et Tom en train de se faire ploter le téton, ils n’ont eu aucun doute sur le fait que le massage était totalement facultatif !

Comment voyez-vous l’avenir de Bare Teeth?

De la tournée, de la tournée, de la tournée et de la tournée ! On vient de signer chez Sub Cultura Booking qui est un tourneur allemand. Donc là, on espère faire de plus en plus de dates en Europe. C’est plus ou moins notre objectif sur la fin de l’année. Retourner en Asie l’année prochaine en fonction des disponibilités Et toujours dans nos cartons, la préparation du vrai premier album. Une majorité de titres est en chantier voire quasiment finalisé mais voilà on ne veut pas précipiter les choses ! On veut faire de la préproduction et éventuellement aller enregistrer… Enfin pas seulement poser nos titres en studio mais pourquoi pas bosser avec un producteur qui va pouvoir aussi nous donner du recul sur nos titres. Je pense que l’année 2020 va être rapidement cramée en tournée et en enregistrement avec très probablement une sortie d’album en 2021.

Nous arrivons à la fin de cette interview et comme toujours, nous vous laissons les derniers mots de celle-ci.

Venez ! On ne mord pas et on s’amuse bien ! Nos foies sont totalement à l’épreuve du Baijiu chinois et des Taïwanais. On en a rien à cirer. Donc venez qu’on s’amuse, qu’on se rencontre et qu’on vive des expériences intéressantes !


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