La galerie photo complète du Hell’s Balls Belgium est disponible ici.

Bon, qui est le petit rigolo qui a déniché ce nom, « Hell’s Balls » ?! C’était peut-être juste pour piquer notre curiosité… Et ça a marché puisque nous étions nombreux à cette première édition d’un tout nouveau festival indoor organisé par l’Alcatraz, à quelques pas d’ailleurs des portes de notre prison préférée qui n’ouvre qu’au mois d’août.

Dès mon entrée dans le hall de l’XPO de Courtrai sur le coup de 14 heures, où l’ambiance bat déjà son plein, on a justement l’impression de retrouver l’Alcatraz. Il faut résister à la tentation de prendre d’assaut l’énorme bar qui nous fait face, traverser ce qui s’apparente à une piste de danse suivie par une ribambelle de foodtrucks pour accéder à un espace merch et enfin à l’immense salle déjà pas mal remplie.

Bien que je sois arrivée trop tard pour la prestation des Anversois de Temptations For The Weak qui ouvraient les hostilités, je me permets de conseiller aux amateurs de metalcore leur album « Fallen From The Stars » qui m’est bien tombé dans l’oreille récemment. J’ai également manqué Bark, autre formation montante, également venue d’Anvers, et qui propose un death metal hybride vraiment intéressant.

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Ma journée commence donc avec d’autres Belges, ceux de Carnation. Proposant initialement un death assez classique, je suis agréablement surprise par les nouvelles sonorités que le groupe propose, plus audacieuses et variées. Les mélodies sont tantôt puissantes, tantôt lancinantes et les quelques passages en chant clair sont incroyables. Parlons du chanteur d’ailleurs, dont on avait jusqu’alors du mal à distinguer les traits car son visage était couvert de sang. Ce dernier opte désormais pour un grimage plus léger. Ce set, nous laissant découvrir quelques morceaux de la dernière sortie du groupe, « Cursed Mortality », constitue une excellente entrée en matière.

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Autre ambiance ensuite avec les thrashers grecs de Suicidal Angels. Le public est présent pour eux, sans aucun doute, et ils installent une ambiance énervée d’entrée de jeu, malgré un son qui est tout à coup beaucoup moins bon. Personnellement, ce n’est pas trop mon style et je suis le concert distraitement. Le set est principalement dédié à la dernière sortie en date du groupe, « Years Of Agression », qui remonte déjà à 2019. Cela dit, un nouvel album, « Profane Prayer », est prévu pour 2024.

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Asphyx, ensuite, qui propose du pur death dans sa forme la plus classique. C’est toujours bien exécuté, dans la bonne humeur, cela fait systématiquement plaisir aux amateurs et on le ressent dans la salle. Le groupe et ses fans sont sur la même longueur d’ondes et tout le monde passe un bon moment. Pour moi, malheureusement, c’est un peu du pareil au même d’un morceau à l’autre.

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Cela faisait six ans que je n’avais pas vu Sonata Arctica et à l’époque cela n’avait pas été une réelle partie de plaisir. Mais les goûts changent au fil du temps et aujourd’hui, je suis ravie de retrouver les Finlandais sur scène. Le show est très énergique, la musique a quelque chose de féérique, voire d’un peu kitsch, et le groupe joue la carte du fan service avec une setlist qui fait chanter l’assemblée : « I have a right », « Replica », « Full Moon » etc. Pour ma part, je me suis bien amusée, mais j’ai trouvé le chanteur fort bavard, je repense notamment au laïus un peu gênant pour introduire « Tallulah ». Aussi, le set était hyper court, le groupe s’est éclipsé en reprenant « We need some vodka », son classique de fin de show, dix minutes avant l’heure annoncée sur le programme. Un peu dommage, donc !

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Bon, on ne va pas se mentir, ça fait quand même quelques heures qu’on le prend, l’apéro. Mais le registre punk de Peter Pan Speedrock, accompagné du performeur « Dikke Denis » qui est à un cheveu de perdre sa culotte, nous donne envie de prendre une pause « au calme » et de profiter un peu du hall aménagé pour boire un coup supplémentaire, papoter sans trop crier et peut-être même s’asseoir un peu. Histoire de reprendre un peu de force pour les derniers concerts.

Et on repart en Finlande à dos de dragon pour un peu plus de fantaisie prodiguée par Stratovarius qui offre un superbe show, très efficace, ultra carré et super énergique, mais assez court aussi me semble-t-il. Le groupe propose quelques morceaux de son dernier album « Survive » et pour le reste, ce sont les hits qui s’enchaînent avec une version longue de « Hunting High And Low », reprise en chœur par le public, pour terminer.

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Retour au death maintenant avec Carcass. C’est un concentré d’agressivité en continu, puissant et précis. Je ne connais pas suffisamment la carrière du groupe pour commenter davantage ce concert, mais je peux affirmer que c’était excellent et j’ai passé un très bon moment. Ça s’est pas mal bousculé dans le public, donc j’imagine que le show était à la hauteur des attentes des fans.

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Enfin, après une pause un peu plus longue que prévu, il est finalement temps de retrouver Epica pour clôturer cette première édition du Hell’s Balls. Pour l’occasion, Simone Simons a revêtu son habit de lumière pour nous en mettre plein la vue… Et les oreilles ! Je n’ai jamais vu un seul mauvais show d’Epica et ce soir n’est pas une exception : tout est parfait, malgré l’absence de Rob van der Loo à la basse pour raison de santé, ainsi que celle de Mark Jansen à la guitare et au chant, car ce dernier était sur le point d’être papa. Nous avons d’ailleurs été invités pendant le concert à souhaiter la bienvenue en vidéo à la petite Ilse, née le lendemain du festival. Bref, ce soir, c’est Asim Searah (Wintersun) qui remplace brillamment Mark. Côté setlist, le mélange est savamment pensé entre des morceaux plus récents issus des deux dernières sorties du groupe – « Omega » (2021) avec des titres qui ont déjà fait leurs preuves en live comme « Abyss Of Time » et « The Skeleton Key », et « The Alchemy Project » (2022) – et des incontournables comme « Unchain Utopia », « Cry For The Moon » ou encore l’excellent « Beyond The Matrix » qui a prouvé que nous avions encore un peu de jus en réserve pour sauter en rythme (et chanter très fort et très faux). Et c’est sur un magistral « Consign To Oblivion » et une pluie d’étincelles que le groupe néerlandais a mis un point final à cette journée bien remplie. C’était simplement merveilleux à entendre, mais aussi à voir, pas seulement grâce à la pyrotechnie, mais aussi grâce à la bonne humeur contagieuse et l’osmose que les musiciens partagent sur scène. Bref, Epica, je ne m’en lasse pas !

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Alors, peut-être avais-je manqué l’ouverture de ce premier Hell’s Balls, mais je n’en ai pas raté la fermeture… Il fallait bien débriefer tout ça autour de quelques derniers verres ! Avec 90% de tickets vendus, je pense pouvoir affirmer que cette première édition du Hell’s Balls a été une réussite. L’ambiance était excellente du début à la fin, le cadre super accueillant, l’affiche était variée et de bonne qualité. Il n’y a eu que quelques problèmes de son à déplorer et, les prix, d’une manière générale étaient assez élevés. Cela ne m’a pas empêchée de passer une excellente journée. Alors, Hell’s Balls, on se revoit l’année prochaine ?!

Ce report est illustré par les superbes clichés de ma collègue et amie Vanessa. Mais choisir une seule photo par groupe est vraiment difficile. Donc, pour découvrir la galerie complète de sa vision du festival, c’est par là : https://www.metal-overload.com/hells-balls-belgium-11-11-23-kortrijk-xpo/.