Bien que l’Oug’Rock en est à sa treizième édition cette année, c’est la première fois que je m’y rends. Ce petit festival organisé au Centre Culturel de Seraing se déroule sur deux jours et, fait rare de nos jours, il est gratuit !

Le samedi 14 septembre, deuxième jour de festival, c’est le black metal de Sercati (lire leur interview ici) qui est chargé de réveiller les troupes. Malheureusement, je manquerai leur prestation, mais les échos à leur égard sont positifs. Je commence donc l’après-midi avec un autre groupe de black : Absolutus. Les Liégeois imposent directement une ambiance sombre avec des compositions plutôt riches. Cependant, les musiciens semblent réservés sur scène, même si le chanteur principal a tout de même fait une ou deux blagues entre les morceaux. D’ailleurs, l’échange de rôles entre celui-ci et l’un des guitaristes est assez intéressant.

Sachant que l’été touche à sa fin, c’est un peu difficile de quitter la chaleur de ce soleil radieux pour aller écouter Ilydaen. Néanmoins, l’effort est bénéfique, car c’est une perle qui se produit devant nous. Leur musique, partiellement instrumentale, est originale, fouillée et superbement atmosphérique. Ayant à peine découvert ce groupe, Liégeois également, je suis un peu triste d’apprendre que c’est leur dernier concert avant un long moment !

Si vous ne saviez pas que Black Bleeding jouait ensuite, c’est que vous êtes probablement sourd, parce que quelques secondes avant le début du show l’inénarrable Balmuzette sort en trombe de la salle, muni d’une cloche et simplement vêtu d’un short, pour donner l’alerte. S’ensuit alors une déferlante de riffs, de blasts et de braillements. Si l’on n’y est pas habitué, ce cocktail explosif peut surprendre. Ennemis de l’humour douteux : fuyez ! Malheureusement, pour des raisons médicales, le bassiste ne peut être présent de corps, mais ses collègues ont veillé à sa présence par écran interposé.

Après ce set flirtant avec l’absurde, on revient à quelque chose de plus sérieux en matière de death metal avec les Français de Balance Of Terror. J’avais découvert ce groupe en 2018, lors du Dreamer Fest à Saint-Omer et j’avais adoré. Mon ressenti est similaire ce soir. Leur son est puissant, leurs riffs agressifs et précis et l’énergie des musiciens est communicative.

C’est une tout autre ambiance qui s’installe avec Der Rote Milan. Les Allemands nous emmènent dans les profondeurs avec leur black metal ambiant. C’est puissant mais sombre, lancinant, presque angoissant. La pénombre et la fumée accentuent cet effet.

Place à une démonstration de death technique à l’ancienne ensuite avec Pestifer qui présente son nouvel album, « Expanding Oblivion », dans son intégralité. Quelle bonne énergie : les musiciens headbanguent dans tous les sens au son des riffs d’une précision presque chirurgicale. Les nouveaux morceaux sont puissants et efficaces, les derniers Liégeois de la soirée nous offrent une superbe prestation. Il n’y a pas encore de date de sortie officielle pour ce nouvel opus, mais j’ai hâte !

Je trouvais Der Rote Milan dark, mais Cirith Gorgor monte le niveau de quelques crans : maquillage, encens, autel satanique, crânes d’animaux, sang…  Les Hollandais sont à fond dans leur concept. Mais la musique n’en est pas moins mauvaise, que du contraire ! Je suis complètement transportée par leur musique et ne peux détacher mon regard de la prestation. Envoûtant !

Vous l’aurez compris, le bilan est encore très positif pour cet événement ! Selon moi, le son était très bon et je n’ai rien à redire concernant les lumières. L’ambiance était super et ça m’a fait vraiment plaisir de voir plein de petits potes, ainsi que de rencontrer de nouvelles personnes. J’adore ce genre de festivals ! Bravo à l’Oug’Rock auquel je souhaite encore de bien belles prochaines éditions !