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Souvenez-vous, début septembre c’était la rentrée pour bon nombre d’écoliers, et quelques jours plus tard, avait lieu le Mennecy Metal Fest. Un événement qui a pris toute son importance pour la jeune rédactrice et photographe que je suis puisque je signais ce jour-là ma toute première accréditation officielle sur un fest’. C’est donc avec une certaine excitation que j’ai pris la route ce vendredi 10 septembre vers Mennecy. Après plus d’un an et demi de privation de concerts et de restrictions, autant vous dire que j’étais dans les starting blocks. Le MMF se tenait sur trois jours. Pour une reprise en douceur, je n’ai participé qu’à la soirée du vendredi.

Qui dit région parisienne dit forcément embouteillages, j’arrive donc sur le site du festival bien après l’ouverture des portes et je rate le premier groupe, Chaos E.T. Sexual. C’est la première fois que le MMF a lieu en extérieur et bien entendu, il pleut des cordes. Octane, qui passait juste après sur la Main Stage, se voit contraint d’interrompre le concert pour des soucis techniques liés à la pluie. Qu’à cela ne tienne, le public est déjà au rendez-vous, s’abritant sous les parapluies et les arbres, et le groupe termine son set une fois la météo calmée.

Vient ensuite Akiavel. C’est LE groupe que j’attendais sur cette soirée, et je ne suis pas déçue ! Découvert au printemps dernier avec la sortie de leur single Frozen Beauties, je guettais leurs dates de concerts en espérant pouvoir assister à l’un d’entre eux. Le groupe n’existe que depuis 3 ans mais compte déjà un EP et deux albums à sa discographie. Ça travaille dur chez Akiavel, et le résultat est là. Les quatre musiciens enchaînent les titres avec une aisance déconcertante et embarquent de suite le public dans leur monde. Je reste captivée et fascinée par ce quatuor survolté sur toute la durée du set.

On enchaîne avec les allemands de MasterPlan, la touche power metal de la soirée. Le quintet semble bien se connaître, le set est rodé et on distingue une certaine complicité entre les musiciens.

Et c’est l’heure de manger (oops, désolée si je te donne faim). Après toutes ces émotions, il est temps de se rassasier. On saluera la patience et la bonne humeur des bénévoles qui s’occupent de la restauration et de la buvette. Ça grince un peu des dents dans la file quand les frites se font désirer, mais on est agréablement servis avec le sourire. (Et il y avait même des crêpes pour le dessert, c’est pas royal ça ?)

Une fois le menu englouti, direction la Main Stage pour retrouver No One Is Innocent. Un classique auquel je ne m’étais jusqu’à présent pas intéressée, ça tombe bien, ils sont en pleine forme ce soir ! Ça saute de partout, ça tourbillonne et les effets de lumière sur la scène ajoutent encore plus de peps au set. Il faut être réactif pour espérer prendre en photo le chanteur ou les deux guitaristes qui se font une joie d’occuper tout l’espace qui leur est dédié.

Je fais ensuite une halte au niveau de la Eye_Stage, proposée par l’association MusikO_Eye. Une scène plus petite (mais pour autant pas en reste !) dédiée aux groupes locaux, et qui permet de se maintenir en condition le temps du changement de plateau sur la scène principale. C’est Heavyction qui s’y produit à mon arrivée, un groupe de thrash metal de la  région parisienne qui tranche bien avec le groove de No One Is Innocent dont je sors.

Pour terminer la soirée (déjà !!!), retour à la Main Stage avec Phil Campbell and The Bastard Sons. Tout comme No One Is Innocent, je ne connaissais ce groupe que de nom grâce à la réputation du guitariste de Motorhead. Et c’est encore une chouette découverte, dans un style encore différent de tout ce qui s’est fait ce soir. On aura bien entendu droit à quelques reprises de Motorhead, notamment Ace of Spades et Killed by death. Parfait pour clôturer ce premier jour de fest.

J’ai particulièrement apprécié la diversité de l’affiche et la qualité du travail des ingés son et lumière. Autant que je me souvienne, pas un seul larsen n’est venu titiller mes petites oreilles et on entendait distinctement tous les instruments, pas de crachouillis, c’était propre, la scène était vraiment superbe avec des ambiances différentes pour chaque groupe. Bref, un régal pour les yeux et les oreilles. Bravo !

Le MMF accueillait aussi des exposants tout au long du weekend. On retrouvait notamment Invaders Amp, un fabricant belge d’amplis et cabs guitare/basse qui proposait à l’essai quelques modèles ainsi qu’une masterclass le samedi matin. J’ai ensuite fait la connaissance de Saad Jones, un écrivain masqué (également batteur) avec qui on pouvait échanger via un protocole assez particulier mais cependant très pratique dans un environnement bruyant. Sur le même stand un représentant des éditions Flammes Noires, spécialisées dans le metal et le metal extrême, exposait de nombreux livres tous aussi dark les uns que les autres. Et enfin, j’ai rencontré Fred, alias Fred’Art, en  pleine séance de dessin, qui exposait ses superbes toiles des signes du zodiaques.

Rendez-vous en 2022 pour une nouvelle édition du Mennecy Metal Fest !